Ecrit dans Au jour le jour. Lu 471 fois. 7 commentaires.

Dernier message avant le weekend car ici, en Corée, nous fêtons Chusok en famille pendant trois jours. Chusok c’est la plus importante fête de Corée et sans doute la plus attendue. Ces journées de pleine lune permettent aux familles coréennes de se retrouver à travers tout le pays. A cette occasion nous revêtons nos vêtements traditionnels, les Hanbok, pour un grand repas familial en l’honneur des ancêtres, repas faisant office d’offrande : châtaignes, jujubes, grillades, poulpes, petit beignets de poisson, kakis, pommes, poires et autres fruits de saison… Le festin de l’année dernière, une grosse régalade :

Mardi 26 septembre 2006

Quand revient la nuit

Ecrit dans Au jour le jour. Lu 477 fois. 9 commentaires. Il y a un an, j'écrivais Justice for all.

«Dans le plus grand secret, le magicien et son roi se dirigèrent le soir même vers le château de Tintagel dont le maître était absent. Alors que les deux hommes se tenaient dans la pénombre sous les hauts murs, Merlin arracha une touffe d’herbe et la tendit à Uter.
— Vous allez vous en frotter le visage et vous prendrez aussitôt l’apparence du duc. Ce sortilège ne durera qu’une nuit et au matin, avant l’aube, il faudra vous arracher aux bras de votre belle et revenir sans tarder en votre cour.»

Lundi 11 septembre 2006

En route

Ecrit dans Au jour le jour. Lu 1 246 fois. 8 commentaires. Il y a un an, j'écrivais Déjà Septembre….

Et voilà, de retour. Les vacances se sont déroulées à merveille, périple entre la Provence, Bretagne, Savoie et la Corée… Une bonne coupure qui m’a fait le plus grand bien ! De retour à Séoul donc, crayons et pinceaux en main pour une nouvelle saison du Journal de Bord. Avant le départ j’avais annoncé un site tout neuf à la rentrée. Malheureusement j’ai du revoir mes ambitions à la baisse, je n’ai pas eu assez de temps au retour pour finaliser l’affaire. Il y a aussi une nouvelle version de Dotclear, le moteur utilisé pour le Journal de Bord, qui doit voir le jour prochainement et je préfère attendre patiemment, j’éviterai ainsi des manipulations répétitives et/ou pénibles et de cette manière ce sera du cent pour cent tout neuf. En tous cas j’ai déjà plus ou moins mis au point une nouvelle version en interne qui, il me semble, tient mieux la route. A suivre.
Revenons à nos moutons et à nos illustrations. Côté bonnes nouvelles, j’ai pu voir la mise en page, texte et images, du Chevalier à la plume pour Casterman et c’est très chouette, ça me plaît beaucoup et je pense qu’on tient là un bel album. Album qui devrait sortir cet automne, avant les fêtes. En ce moment je m’occupe des Chevaliers de la Table Ronde, la phase de crayonnés est terminée et j’attends le feu vert pour démarrer la mise en couleur (j’avais déjà montré un ou deux trucs ici). Je m’occupe aussi du quatrième pack d’armes et objets magiques évoqué ici pour les américains de Paizo (peut-être le dernier ?). Dans la foulée je vais illustrer un livre sur les pirates pour les éditions anglaises Usborne. Le projet est passionnant, un mix documentaire/fiction. L’équipe de Usborne est tellement contente de ce que j’ai déjà fait qu’il me propose d’illustrer la vie de Francis Drake ensuite. Ajouter à tout ceci quelques couvertures par-ci par-là et vous obtenez un planning déjà bien rempli…
Du côté des nouvelles moins euphorisantes, j’ai remarqué que mes amis Cheap Cialis et Discount Viagra n’ont pas perdu leur temps en me pourrissant le Journal de Bord de messages en tout genre, plusieurs centaines. Quelle plaie, encore du temps perdu à faire le ménage… La fonction Recherche du Journal de Bord fait aussi des siennes, c’est apparemment dans les choux et je n’ai aucune idée d’où cela peut bien venir, je m’en occuperai plus tard. J’ai aussi fait une étonnante découverte à mon retour. J’attendais pour fin juillet et fin août d’importants paiements en provenance de différents éditeurs, cinq au total. Paiements concernant les travaux réalisés au printemps et juste avant l’été, un joli pactole de plusieurs milliers d’euros. Et rien. Nada. Aucun paiement reçu. Ca fait mal au compte en banque. La plupart de ces paiements était, en plus, annoncés par contrats, prévus et validés. J’ai là aussi perdu pas mal de temps à contacter tout le monde pour savoir ce qui se passe, ce qui s’est passé et surtout quand est-ce que ces paiements allaient être effectués. Une démarche que je me vois obliger de faire et que je ne supporte pas. Je déteste réclamer, surtout pour quelque chose qui ne devrait pas poser de problème. Pour résumé, certains éditeurs ont eu des soucis de comptabilité pendant l’été, d’autres dossiers n’ont pas été suivis (merci les vacances) et on a aussi «oublié» de me payer. C’est souvent harassant ce genre de situation, je me décarcasse à tenir des plannings et respecter ce qui était décidé et signé, je planifie mon budget en conséquence et ensuite ça ne suit pas, il faut relancer et relancer encore pour certains, histoire de glaner quelques infos, des nouvelles… Heureusement ce n’est pas toujours comme ça, maintenant tout est rentré dans l’ordre, ça fait certainement partie des aléas du métier. Mais bon, quand cinq éditeurs merdouillent en même temps ça fait beaucoup…

C’est tout pour aujourd’hui. J’espère que les vacances de mes chers lecteurs furent douces et agréables. A très vite pour la suite !

P. S . :
En attendant crayonnés et illustrations, une photo prise cet été sur une plage de Bretagne. Un endroit assez curieux avec des vestiges de la Seconde Guerre, bunker & co. Ca m’a fait pensé à la série Lost ;)

Vendredi 14 juillet 2006

On ferme

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Et voilà, rideau. Direction les vacances et le sud de la France. Je pense redémarrer le Journal de Bord début septembre avec une nouvelle formule comme je l’ai annoncé il y a peu. On se retrouve donc dans quelques semaines et si on me cherche je serai au bord de mes étangs. Je me dis que Nils ne se souvient peut-être pas qu’il est l’auteur de cette photo qui ne me quitte pas, posée sur mon bureau, en face de moi. C’était le 11 septembre 1999 vers 18h30. Cela faisait plusieurs semaines que je traquais un brochet repéré chassant et sillonnant cette partie sauvage de l’étang difficile d’accès car bordée de champs de maïs. A la longue, j’avais remarqué qu’il sortait de sa cache très régulièrement, vers 18h30, au moment où les arbres qui bordent l’étang allongent leurs ombres à la surface de l’eau, lui assurant un bon camouflage et un effet de surprise décuplé. Je suis allé au rendez-vous tous les soirs. Et tous les soirs, immanquablement, il m’a échappé. Entraînant ma ligne dans les herbes et algues ou jouant avec mes nerfs, me poussant à ferrer trop tôt… Ce soir-là c’était mon dernier soir de pêche de la saison. Le lendemain je rentrais à Lyon pour reprendre mes activités, pinceaux et crayons. J’étais donc bien décidé à en découdre et Nils m’avait accompagné pour passer un agréable moment au bord de l’eau à observer hérons et castors. Je lui expliquais les mœurs et coutumes de mon adversaire, un prédateur intelligent et très malin, le seigneur de l’étang. Si le brochet se montre et attaque notre appât, il faut attendre une bonne minute avant de ferrer, voire deux au grand maximum pour être sûr que la proie offerte aie bien été avalée. Mais en même temps il faut savoir rester méfiant et réagir au quart de tour pour l’empêcher de filer dans les herbes emmêlant ainsi la ligne. Ce soir-là le brochet ne donna aucun signe de présence, ni à 18h30, pas de petits poissons traqués sautant à la surface de l’eau, ni plus tard, aucun remous en bordure des herbes, calme plat… J’accusais la chaleur pouvant endormir le poisson, le brochet était peut-être sorti plus tôt, peut-être avait-il suffisamment chassé dans la journée… Un peu découragé, je me détournais pour monter une courte ligne, histoire de pêcher une petite friture vite fait et ne pas rentrer bredouille. Je chargeais donc Nils de surveiller la ligne et le gros bouchon rouge en bordure de l’ombre grandissante des arbres. Bien qu’occupé à monter la petite ligne, je fus surpris au bout d’un certain temps par le silence de mon voisin. Nils me dit alors : «Dis Vincent, si le bouchon a disparu depuis plus de trois minutes, c’est bon ?» La bataille fut rude, le brochet, sentant le piège, avait naturellement foncé droit dans les herbes et racines. Ce qui finalement joua contre lui, le fatiguant plus qu’en eau claire, là où il aurait pu développer toute sa puissance et sa rapidité. Après quelques longues minutes difficiles à éviter les herbiers, extirpant le brochet du massif dans lequel il s’était planté, je pus le ramener jusqu’au bord. J’étais heureux, enfin. Ma patience avait finalement eu le dessus. Je me dis aussi que l’attente prolongée de Nils à la vue de la disparition du bouchon (qui en bon scientifique a préféré être sûr de son coup, vérifier et attendre montre en main) a permi que le brochet se ferre tout seul et perde l’avantage. Ce soir-là nous avons fait un excellent repas. Depuis un autre brochet a certainement pris la place et doit occuper ce terrain de chasse laissé vacant. Cet été je vais retenter le coup. Car depuis sept ans je n’ai pas pu retourner pêcher le soir à cet endroit et ce brochet de 18h30 fut le seul et unique brochet que j’ai réussi à attraper de toute ma carrière de pêcheur…

Vendredi 16 juin 2006

XXL

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Je rentre à l’instant dans un petit tour dehors pour faire deux trois courses. J’avais dans l’idée de poursuivre et compléter le message écrit lundi à propos du numérique en répondant à de nouvelles question reçues dans la semaine. Mais je vais garder mon discours pour plus tard. A la place je vais vous montrer ma dernière trouvaille culinaire. En Corée beaucoup de produits sont importés des USA, l’influence américaine se ressent souvent. Je suis un grand amateur de chocolat et il y a peu j’ai découvert le chocolat Hershey. Bon ça ne vaut pas une bonne tablette violette de Milka mais c’est pas mal. Celui aux amandes vaut le détour. Comme vous le savez déjà sûrement aux Etats-Unis on voit les choses en grand, ou plutôt en «large» et là je suis tombé sur une tablette monstrueuse, la «1/2 Pound» tablette, avoisinant les 300 grammes ! Je me dis qu’avec ça je vais sentir mes dents fondre et une de mes artères se boucher…