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B

on comme mon actualité artistique n’est pas palpitante et que je ne peux pas montrer les illustrations que je réalise en ce moment avant leur publication, je vais continuer à disserter sur d’autres sujets. Les séries télé par exemple (héhé). Je ne passe pas mes soirées devant des séries quand même, je regarde aussi beaucoup de films mais malheureusement il n’y a rien qui retienne autant mon attention ces temps-ci. Je me suis rabattu sur la série Dexter :
«Il est lui-même serial-killer quand il ne s’emploie pas à les traquer. Lui, c’est Dexter, expert au service médico-légal de Miami. Un homme tout à fait moral : il ne tue que ceux qui le méritent. Mais aussi très méticuleux : il efface toute trace de sang après avoir découpé les corps… Un jour, il est appelé sur les lieux d’un crime perpétré selon des méthodes très semblables aux siennes. Dexter aurait-t-il rencontré son alter ego ? Ou serait-ce lui qui… Impossible…»
Je venais de finir le bouquin que j’ai trouvé plutôt léger, pas très bien écrit et un peu facile dans le genre thriller. Ca pêche vraiment du côté écriture et on est à des années lumières d’un American Psycho par exemple (on lorgne d’ailleurs beaucoup du côté de Bret Easton Ellis) ou des polars sous l’excellente plume de Dan Simmons dont je parlais sur le blog il y a quelque temps. Bien que le bouquin ait été écrit avant la série, j’avais eu l’impression de lire «le livre tiré de». Manque de profondeur, personnages un peu superficiels, intrigue un peu molle, ambiance et atmosphère trop légères. J’ai donc commencé à regarder la série et…c’est génial ! Gloups, la série respecte scrupuleusement le bouquin, parfois au mot près…mais le magnifie ! En gros tout ce qui faisait défaut au bouquin est apporté par la série. La mise en images du texte est impeccable, les personnages sont ainsi mieux développés avec une mention spéciale à l’air angélique de Michael C. Hall qui joue Dexter (déjà vu dans Six Feet Under), l’ambiance Miami-chemises-hawaïennes est bien rendue et l’humour noir omniprésent. Grâce au format et au rythme de la série, une douzaine d’épisode, l’intrigue prend toute son ampleur et devient beaucoup plus passionnante. C’est rare qu’une adaptation soit meilleure que le roman original, Dexter réussit ce pari et ne manque pas de tranchant ;)

Mercredi 21 février 2007

Sleeper Cell Saison 2

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A

h que ça remue de voir une série qui ne prend pas les téléspectateurs pour des demeurés en offrant du prémâché. Que c’est bon une série intelligente et complexe qui ne cède pas un pouce de terrain à la facilité ni à l’aseptisé. Que c’est bien une série qui va jusqu’au bout de ses idées, de son concept sans se soucier de la carotte audimat ni du politiquement correct habituel et réducteur.
Je parlais de la première saison ici, l’année dernière. Première saison qui m’avait passionné et scotché devant mon écran. La barre était déjà très haute et l’exploit est renouvelé. Mais en plus sombre et plus extrême. Certains nouveaux personnages sont peut-être un peu trop caricaturaux mais permettent, il me semble, d’aborder de nouvelles facettes de l’extrémisme, du fanatisme religieux, etc. Le personnage principal est toujours (et encore plus) impénétrable, torturé et ambigu. Et son double maléfique crève l’écran, encore plus charismatique, intense et effrayant. J’ai trouvé que le divertissement cède sa place laissant la part belle à la réflexion. Même si bien entendu on est cramponné à son fauteuil du début à la fin, toute la partie infiltration pour déjouer cette nouvelle préparation d’attentats est plus anecdotique. J’ai l’impression que les créateurs de la série ont voulu pousser le bouchon encore plus loin en complétant, développant et approfondissant la réflexion amorcée dans la première saison en malmenant le téléspectateur à participer, s’interroger, se remettre en question.
La saison ne comporte que huit épisodes mais huit épisodes de très haute tenue qui ne laisse pas une seconde de répit au téléspectateur. A mon avis le septième, l’avant-dernier, clôt la saison de manière efficace. Et le dernier épisode-épilogue prend la forme d’un requiem radical. L’affrontement idéologique de nation contre nation, culture contre religion, se réduit alors en une confrontation finale plus humaine, d’homme à homme. Bouleversant.
Vraiment troublant. J’ai rarement une telle qualité que ce soit dans une série ou au cinéma. Au générique de fin je me suis retrouvé hagard. Avec le même sentiment étrange quand on vient de terminer un excellent bouquin. Assommé, peinant à remettre mes idées en place, hanté par les paroles et images de Sleeper Cell et ce pour un bon bout de temps, j’en suis sûr…

Mercredi 31 janvier 2007

En attendant

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B

on, comme c’est plutôt calme côté boulot et que je n’ai pas grand-chose à montrer, je vais plutôt poursuivre côté culture et lectures. J’ai reçu hier ma dernière commande Amazon et je suis loin d’être déçu. Tout d’abord le Carnet de croquis, Archives de Féerie de Jean-Baptiste Monge. 80 pages de sublimes crayonnés en noir et blanc (ou plutôt en gris et blanc) sur un beau papier épais et granuleux. C’est très très beau, riche et varié. Toujours captivant de voir les recherches et crayonnés d’un illustrateur. Le dessin est juste et agréable, les valeurs de gris délicates, l’ensemble souligné par quelques textes explicatifs et intéressants de l’auteur. Pour chipoter un peu je dirais qu’en conservant toute son identité et son originalité, on lorgne parfois un poil trop du côté d’Alan Lee et John Howe période Seigneur des Anneaux, mais il y a bien pire comme référence ;)
(Un tout petit bémol dans la fabrication du livre. Chose curieuse, les pages n’ont pas toutes la même largeur, une erreur de fabrication au niveau des cahiers j’imagine mais qui ne facilite pas la lecture)

Ensuite j’ai reçu un pavé, StarWars : La Prélogie (ou en anglais Star Wars Chronicles: The Prequels). Un aperçu par ici. Un format proche du A3, pas loin de 350 pages de papier glacé, le tout dans un lourd coffret luxueux. C’est, à mon avis, le bouquin ultime de références et documentations sur les trois premiers films de la saga (je veux parler des épisodes I, II et III). Des milliers de photos, recherches, crayonnés, costumes, vaisseaux sur tous les mondes et personnages de ces premiers films. Ajouter ce monstre aux «Art of» des premiers films (ici en deuxième partie de message), plus le bestiaire (c’était il y a quelques jours) et pour finir l’autre pavé sur les costumes (c’est par ) et je crois qu’on tient là un pack du tonnerre on ne peut plus complet. Je craignais un peu les doublons avec ce nouvel arrivant de taille et finalement non, pas trop en fait. On retrouve quand même quelques images sinon le reste c’est du nouveau ou de l’inexploité complétant les autres bouquins (photos inédites des mêmes séances photo de costumes par exemple, différents angles et prises de vue). En tous cas on peut dire que l’univers StarWars tient drôlement bien la route, c’est dense, travaillé et cohérent. On ne pourra pas leur reprocher d’avoir fait ça à la va-vite sans prendre le temps de développer et approfondir ;)

Mardi 30 janvier 2007

Planet Earth

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C

e weekend, sur je ne sais quelle chaine coréenne, j’ai pu voir les documentaires Planet Earth de la BBC. Je crois que je n’ai jamais rien vu d’aussi beau. Et pourtant j’en ai vu des documentaires. J’ai eu ma période très «nature» il y a quelques années en regardant tout ce qui était diffusé sur le câble ou France5 (la Cinquième à l’époque) en matière d’animaux, vie aquatique, terres inconnues, etc. Mais là j’ai été scié. Au premier regard, j’ai même cru à des prises de vue réelles retouchées numériquement… Les images sont magnifiques et je crois que ces films dépassent de loin le cadre du simple documentaire. Tout simplement parce qu’il y a une dimension artistique que je n’avais encore jamais vu ailleurs. Et en même temps ce n’est pas trop carte postale (ce que je reprocherais aux photos de Yann Arthus-Bertrand par exemple), il y a du contenu, une «histoire» et c’est beaucoup plus immersif. On finit même par oublier complètement que quelqu’un est là, tenant une caméra. C’est beau, fascinant, à couper le souffle. J’ai aussi eu l’étrange sentiment de découvrir un monde que je ne connaissais pas, comme si on me présentait une autre planète que la Terre. Si vous aviez pu voir ma fille Line là devant, émerveillement garanti. Et nous, ses parents, à la fin de la diffusion, nous nous sommes demandés ce que nous foutions au quinzième étage d’un immeuble à Séoul à respirer la pollution et pourquoi nous n’étions pas en train de voyager pour voir de nos yeux ces hallucinantes bouffées d’air frais. Ces films m’ont fait le même effet que celui de Matt qui faisait le tour du monde. Génial.

Mardi 23 janvier 2007

The Wildlife of Star Wars

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P

ar hasard, en cherchant autre chose dans ma bibliothèque, je suis tombé sur un livre bien sympathique que j’avais un peu oublié. Un livre je crois plutôt rare car je ne le vis qu’une ou deux fois en librairie en France (et l’achetais immédiatement). Ce livre c’est The Wildlife of Star Wars. Un bestiaire (oui encore un) consacré aux créatures et bestioles peuplant les différents mondes de l’univers Star Wars. Je n’aime pas trop les couleurs utilisées pour la colorisation, elles n’apportent vraiment pas grand chose. Heureusement le dessin est bon, de chouettes design, de beaux volumes, et beaucoup d’invention. Car là pour le coup on est vraiment dans le j’invente-n’importe-quoi, ça part dans tous les sens, certaines créatures peu crédibles. Mais bon dans le détail, ça fait une bonne source de docs. En me renseignant sur le bouquin je suis retombé sur le site Wookipédia et à cette adresse on peut voir quasiment l’intégralité des créatures scannées. C’est cadré un peu sauvagement, il n’y a plus les textes mais ça donne un très bon aperçu et là aussi une source online de docs intéressante. J’aime bien le site Wookipédia, riches en images et documentations sur Star Wars comme on peut le voir ici, avec les galeries. May the force etc.