Il y a des séries comme Prison Break dont on entend dire que du bien et malgré ça on traîne la patte pour jeter un œil. J’avais regardé l’épisode pilote qui m’avait beaucoup plu mais je n’avais pas poursuivi, manque de temps, la tête ailleurs. La semaine dernière, dans un éclair de génie et de grande lucidité, j’ai regardé le deuxième épisode, puis le troisième, le quatrième, finalement le cinquième et ainsi de suite. Impossible d’arrêter. Excellent. Génial. Brillant.
La série démarre à fond les manettes : Un jeune homme sans histoires, Michael Scofield, sympathique en apparence, bon sous tout rapport, attaque une banque et se rend à la police sans résistance. Il se fait incarcérer à la prison de Fox River. On découvre alors que son grand frère aussi est incarcéré là, lui dans le couloir de la mort, en attente de son exécution pour avoir abattu un homme politique de haut rang. Il ne lui reste qu’une quinzaine de jours… Le compte à rebours a commencé. Persuadé de l’innocence de son grand frère victime d’une machination de très grande envergure, Michael a échafaudé un plan magistral pour le faire sortir, pour s’évader. Tout est calculé, préparé. Avant le braquage Michael s’est fait tatoué sur tout le corps un tatouage impressionnant, savant mélange de symboles bibliques, monstres, motifs ésotériques et dessins en tout genre. Ce tatouage est la clef de l’évasion. Tous les plans de la prison et toutes les informations nécessaires y sont habilement dissimulés…
A part le fait que l’acteur principal n’a que trois expressions différentes à proposer au spectateur (c’est toujours une de plus que Bruce Willis ou Mel Gibson) et quelques situations complètement invraisemblables et/ou tirées par les cheveux, c’est une série haut de gamme, même niveau que 24 ou LOST, on joue dans la cour des grands. Scotché à son fauteuil, faisant des bonds à la fin de chaque épisode, crevant d’envie de connaître la suite. Au passage je trouve que c’est un puissant réquisitoire contre la peine de mort, sa bêtise, son absurdité, sa violence, la torture psychologique à cause de l’attente, les «protocoles», certaines scènes avec le grand frère condamné sont particulièrement éprouvantes. Les épisodes se déroulent dans leur grande majorité à l’intérieur de la prison, en huis-clos, ce qui amplifie le stress permanent, rend l’évasion encore plus périlleuse et fait monter la pression d’un cran à chaque nouvel épisode. La réalisation est impeccable, un rythme haletant, c’est nerveux, palpitant et les réalisateurs savent tirer partie du décor, de l’environnement carcéral. Les acteurs tiennent bien leurs rôles, on retrouve d’ailleurs quelques bonnes gueules cassées et autres habitués des rôles de malfrats. L’histoire est captivante, riche en surprises, rebondissements, coups de théâtre et autres imprévus. Car même si le jeune Michael a planifié l’évasion dans ses moindres détails, dans un pénitencier, entouré d’une faune dangereuse et imprévisible, surveillé continuellement par des matons pas tous très consciencieux, tout ne se déroule pas toujours comme prévu…

Depuis quelques temps, quand j’ai un peu de temps vraiment libre, c’est-à-dire vers une heure du matin, je joue. Je nettoie les donjons, visite les villes, fracasse les gobelins et sillonne les vertes vallées du monde d’Oblivion. Quelle merveille. J’ai toujours adoré les jeux vidéo d’aventure, que ce fut sur mon Atari avec Dungeon Master, Ishtar ou Bloodwych, puis je suis passé au PC pour découvrir Eye of the Beholder et maintenant la saga Elder Scrolls avec le dernier en date, Oblivion. Je me régale. D’une part c’est ludiquement très intéressant, passionnant, une difficulté bien dosée, intelligent et terriblement accrocheur. Et d’autre part c’est une source quasi-inépuisable de docs. Si, si, je ne plaisante pas, ce n’est pas une excuse bidon. Techniquement c’est impressionnant et les créateurs, les artistes, derrière ces univers ont un réel talent et un grand sens artistique. Un enchantement pour les yeux. Je me rends compte que finalement je passe plus de temps à regarder les paysages, me balader dans les villes, observer les architectures, objets, armes, créatures et personnages, qu’à jouer. Une réelle source d’inspiration. De plus la liberté de mouvements dans le jeu est à mon avis inégalée. C’est l’aventure avec un grand A, on galope à travers les montagnes, le souffle épique, on passe des heures à écumer cryptes, forts, grottes et ruines à la recherche d’objets magiques, de trésors enfouis. Hier j’ai trouvé une belle épée particulièrement redoutable quoiqu’un peu encombrante, j’ai hâte de l’enchanter avec une de mes gemmes supérieures pour en faire quelque chose de pas mal…

Internet prend toute son ampleur et toute sa valeur quand il devient un terrain de recherche, de partage et d’émulation. Je reçois souvent des mails de lecteurs m’informant de telle ou telle information complétant un des messages précédemment mis en ligne. Ce matin j’ai reçu un mail particulièrement intéressant. Je le recopie et je pense que son auteur, Vincent Boyer, ne m’en voudra pas :
Ce message fait suite à votre article du 6 fév. 2006 quant à un site (Therion) avec des gravures anciennes. Il se trouve que je connais l’image que vous avez utilisée pour illustrer l’article ; j’ai tout de suite «sursauté» en la voyant. L’original est une peinture (superbe) d’un dénommé Oscar Wergeland. Le tableau s’intitule «Vikings norvégiens débarquant en Islande en 872». Elle date de 1877 et se trouve à la Nasjonalgalleriet d’Oslo. Voilà. Elle figure sur la couv d’un très beau livre intitulé «L’Europe des Vikings» aux éditions Hoëbeke (livre superbement illustré et très complet sur le sujet). Au cas où vous seriez intéressé : ISBN 2-84230-202-8. A noter aussi, un très beau livre chez le même éditeur sur les pirates et flibustiers des caraïbes (avec les fameux Pyle et Wyeth à l’intérieur ! et de nombreuses gravures, peintures…). Très utiles pour de la documentation en vue d’illustrations !
Merci Vincent pour ces précieuses informations.
Au passage je précise que l’Abbaye de Daoulas fait souvent de belles expos, riches et formidablement documentées.

Pendant mon séjour en France, j’ai découvert un bouquin formidable grâce à mon ami Nils, celui au «masse crâne». Un manuel de cuisine comme je n’en avais encore jamais vu, tout en photos, explications détaillées, claires et simples. En plus c’est du costaud, 350 pages pour une vingtaine d’euros. Ce n’est pas un livre de recettes mais bien un manuel d’ailleurs écrit par l’équipe Cordon Bleu, ce n’est pas de la blague. Idéal pour parfaire ses techniques de cuisto et sympa pour découvrir de nouvelles choses, tours de main, astuces et autres. La présentation du site Amazon est pas mal : Comment désosser une volaille, découper une viande, émincer ou tailler des légumes en julienne ? Quelle cuisson choisir et comment la maîtriser ? Comment réussir une sauce ? Quel ustensile utiliser ? Cet ouvrage fera de vous un vrai cordon bleu. Vous y trouverez : plein de conseils pour bien choisir tous les produits, les préparer et les conserver ; les techniques à connaître, étape par étape, pour cuisiner les viandes, les poissons, les légumes mais aussi, le sucré, les sauces, les fonds de volaille ou les accompagnements ; des recettes traditionnelles, originales ou exotiques faciles à faire comme le gigot d’agneau, le risotto aux fruits de mer, les nems ou la tarte au citron ainsi que des astuces de présentation. Depuis plus d’un siècle, l’Ecole Le Cordon Bleu occupe à Paris une place privilégiée au cœur de la gastronomie française, en explorant les nouvelles tendances, tout en restant l’ambassadeur à travers le monde, à Londres, à Tokyo ou à Sydney, des disciplines traditionnelles de la cuisine et de la pâtisserie classiques.

J’ai reçu les Artbooks (Artbooks) commandés il y a peu sur Amazon, aucun souci comme d’habitude, parfait état, rapide et efficace.
Tout d’abord le bouquin avec les crayonnés de Alan Lee (si on peut encore parler de «crayonnés»). Magnifique tout simplement, une grande sensibilité, de belles nuances, un régal…

Ensuite le recueil sur Allen St. John. Encore une brute à ajouter au panthéon des furieux du noir & blanc dans la veine de Joseph Clement Coll, Franklin Booth ou encore Bernie Wrightson…

Puis le artbook sur le troisième épisode de la série Star Wars. Certainement le bouquin le plus riche, le plus abouti de la série Star Wars à mon avis. Excellent. On ne sait plus où donner de la tête, des quantités phénoménales de recherches, une masse de travail qui me dépasse, tests, crayonnés, etc…

Pour finir, la cerise. Le (gros) bouquin sur les costumes Star Wars qui va bien au-delà de mes espérances ! J’ai rarement vu un livre aussi bien foutu, classe, des photos impeccables, plein de détails de costumes, certains vus sous plusieurs angles. Ça va du simple trooper, en passant par les personnages principaux, les monstres et autres ethnies qui pullulent dans les films. Il ne manque rien. Impressionnant. Je ne m’attendais pas à un livre aussi complet et détaillé. En plus les photos sont prises avec les actrices et acteurs du film, ce qui ne gâche rien. Si vous avez 30$ dans votre tirelire c’est le moment de la casser !










