Une ou deux fois par an j’épluche les sites de vente en ligne à la recherche de beaux livres. Essentiellement des artbooks. En tous cas des livres qui me serviront pour mon travail, comme source d’inspiration, pour les couleurs, les ambiances ou la technique. Je viens de passer une commande de plusieurs beaux bouquins sur Amazon, «Grand Master of Adventure Art: The Drawings of J. Allen St. John», «The Art of Star Wars, Episode III - Revenge of the Sith», «Alan Lee: The Lord of the Rings Sketchbook» et le dernier «DRESSING A GALAXY: The Costumes of Star Wars» qui a tout particulièrement retenu mon attention. Ce bouquin m’a l’air très très intéressant, le descriptif annonce qu‘every costume is brilliantly displayed in intimate detail, from preproduction sketches to the final creations. Chouette. En plus j’ai vu qu’il y a une exposition en parallèle avec ces costumes, à Los Angeles (Dressing a Galaxy Exhibition), mais ça fait quand même un peu loin…
Ouhlala je viens de regarder la dernière (et énième) bande-annonce de King Kong ! Un film épique d’une durée annoncée de trois heures, de l’aventure à l’ancienne comme je l’aime… Groar ! Et pour couronner le tout, depuis le lancement de la réalisation, Peter Jackson livre des «Production Diaries», petits films making-of très très intéressants levant un peu le voile (kongisking.net). J’aime beaucoup que Peter Jackson joue le jeu, avec humour. Au contraire d’un Georges Lucas qui verrouille tout sur ses films et se retrouve avec tous les pirates du net sur le dos à l’affut de la moindre image, Jackson et son équipe livrent le bébé avant l’heure, dévoilent un peu leurs techniques, font participer le futur spectateur, donnent des infos, nous font entrer dans leur univers. A l’ancienne je disais, comme à l’époque où on s’intéressait plus au plaisir du cinéma qu’à la parano des temps modernes. Là c’est familial, agréable, passionnant et à mon avis très intelligent dans la démarche. Plus que quelques dizaines de jours à tenir, en fait 35 jours, 23 heures et 37 minutes…
En plus d’être un excellent dessinateur et de comprendre l’anglais du moyen-âge, Swal est aussi un très bon dénicheur de talents et perles rares. Ce weekend il m’a fait écouter le dernier Album d’Antony and the Johnsons, «I Am A Bird Now». Magnifique. De belles voix, des mélodies simples et efficaces. Bon ce n’est pas de la musique hilarante où l’on pousse des AHAHAH à l’écoute en se tapant sur le dessus des cuisses avec le plat de la main, loin de là. Et la pochette de l’album ne me fera pas mentir. Mais ce n’est pas non plus de la musique triste et déprimante. Je crois que c’est plutôt de la mélancolie. J’ai trouvé ça comme définition dans le dico :
«État morbide caractérisé par un abattement physique et moral complet, une profonde tristesse, un pessimisme généralisé, accompagné d’idées délirantes d’autoaccusation et de suicide.»
Bon, ils en rajoutent mais ce n’est peut-être pas loin. Je vois une autre mélancolie, celle qui est douce et positive, cotonneuse, agréable et lumineuse, où, rêveur, enveloppé par la musique, on se laisse glisser, doucement, frissonnant…

Je vous recommande aussi «La Sagesse du Potier» (aux éditions de l’œil neuf). Bien entendu ce livre traite de la poterie et de la céramique mais s’intéresse surtout à l’essence même du travail de l’artiste, de l’artisan. La recherche, l’invention, l’observation du monde, les remises en question, l’expérimentation, la perfectibilité d’un art, son aboutissement. C’est une belle leçon de sagesse et de philosophie de vie pour tous les artistes, qu’on fasse de la céramique ou de la bd, de l’illustration. A lire.
Rendez-vous dans la rubrique «Les œuvres» de son site et vous pourrez découvrir toute l’étendue de son art.
Jean Girel fut mon premier maître de dessin. C’est mon oncle.
http://www.jeangirel.com

En ce mois de septembre j’attends de pied ferme le retour des séries télé américaines Lost, Alias ou encore Nip/Tuck. J’adore les séries. De qualité je veux dire. Je trouve le format intéressant, développer une histoire sur la longueur permet de bien décortiquer les personnages, les situations. Ce ne doit vraiment pas être facile à écrire. Arriver à renouveler dans la continuité. Mais je remarque, à ma plus grande déception, que certaines séries s’essoufflent, comme New York 911 ou Les Soprano… Les producteurs et scénaristes tirent tellement sur la corde qu’ils finissent par user la trame de leur histoire en inventant des situations alambiquées, en en rajoutant inutilement dans le dramatique ou le sensationnel, à la recherche de l’ultime rebondissement ou retournement de situation. Pénible, agaçant et souvent prévisible. Et de plus en plus, les intrigues des séries sont construites pour le final, les deux, trois derniers épisodes. C’est flagrant dans 24H par exemple ou dans Alias. La saison démarre en fanfare, ensuite on s’endort un peu et on délaye pendant une bonne dizaine d’épisodes, l’intrigue part dans tous les sens ou s’effiloche et on remet les gaz sur la fin où tout bascule en quelques minutes. Un peu dommage de ne pas «jouer le jeu» en maintenant le rythme de bout en bout. J’avais lu une interview de J.J. Abrams créateur et scénariste d’Alias et Lost. Il expliquait qu’avec les séries, on peut développer une intrigue, des mystères pendant une vingtaine d’épisodes et finalement tout expliquer et dévoiler en cinq minutes. Ce n’est pas la solution qui importe mais plutôt toute la mise en place de l’intrigue, les questions, les interrogations. Les réponses on verra bien plus tard. Enfin bon ça se laisse quand même regarder et je n’en manquerais pas un épisode pour autant !









