Ces derniers temps je scanne mes illustrations réalisées pour l’album Casterman. Comme certaines illustrations sont très grandes, des doubles-pages, je dois parfois les scanner en quatre voire en huit morceaux que je dois assembler par la suite. J’ai donc fait comme d’habitude en m’aidant aussi de l’option Photomerge dans Photoshop. Mais ça prend vite beaucoup de temps compte tenu de la taille des images. Et - hourra - j’ai trouvé comment faire tout ça en quelques clicks. Je me suis renseigné sur des forums de photos pour savoir comment les professionnels montent les photos panoramiques. On m’a alors conseillé tout un tas d’utilitaires très efficaces mais uniquement pratiques pour des images en longueur, format panorama. Dans le lot il y avait le logiciel Picture It! de Microsoft. Il y a une fonction panorama qui permet aussi de monter automatiquement des images autres que des panoramas. En quelques clicks. Il suffit d’indiquer les images scannées à monter et le logiciel le fait automatiquement et de manière efficace. Génial. Sans aucunes retouches. Bien entendu il faut que les illustrations aient été bien scannées, bien «droite» et d’équerre. En tous cas finies les manips dans Photoshop… Ouf.
A propos de mon message sur le sieur Zidane, j’ai lu deux articles très intéressants dans Libé, deux articles qui il me semble remettent un peu les choses à leur place avec justesse, ici et là. Via le canalisateur Zidane on redécouvre la «violence» liée au sport qu’on avait tenté de masquer en demandant aux arbitres d’être sévères pour «protéger l’intégrité des joueurs». J’ai été effaré durant cette coupe du monde de voir les joueurs lever systématiquement les mains en l’air à chaque faute, de peur de prendre un carton, non monsieur ce n’est pas moi. Les joueurs semblaient bridés, apeurés. Le second article m’a rappelé de drôles de souvenirs. Je me suis souvenu qu’ado en Provence, pas si loin de Marseille, quand j’étais dans un collège réputé difficile, ça castagnait à tout va, on n’envisageait pas un match de foot avec quelques raclées avant, pendant, à la fin du match et «à la sortie» pour en remettre une couche. Il était tout à fait normal de se mettre quelques bonnes claques de cowboys, ça faisait partie du jeu et on se retrouvait ensuite pour en rire, se raconter tout ça à nouveau. Mes collègues n’envisageaient pas une rencontre sans insultes et coups de coude. Il me semble qu’il y a un décalage, un fossé, entre le foot lisse, propre, plein de beaux idéaux souhaités par les instances, médias et sponsors et celui joué dans les cours de récrés ou le weekend dans les rencontres entre communes. Le taureau de dimanche soir je l’ai vu des centaines de fois au collège et au lycée ensuite. J’en ai croisé des Zidane en Provence, des jeunes qui ont des valeurs et un sens aigu de l’honneur, ne se laissant pas marcher sur les pieds et démarrant au quart de tour quand on touche à ce qui est précieux. On avait dit pas la famille et pas les affaires ;)
L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. J’aimerais bien voir la tête du gars qui a dit ça quand il se sera levé au milieu de la nuit - décalage horaire oblige - pour suivre une finale de Coupe du Monde. En tous cas, ça ne valait pas vraiment le coup contrairement aux précédents matchs, je me suis recouché moins heureux et moins serein. Dommage…

Apparemment je vais pouvoir mettre en ligne mes messages comme il faut. Donc je reprends là où j’en étais… Mon ami le numérique, la suite.
J’ai reçu de nombreux messages suite à mon mot de la semaine dernière. Une question en appelant une autre, on me demande quels sont les avantages du numérique, ou plutôt qu’est-ce que le numérique pourrait m’apporter par rapport à mon travail en «traditionnel». Tout d’abord techniquement le numérique peut servir à faire sauter des barrières, des contraintes physiques. Par exemple on peut créer ses propres outils, créer ses brosses, ses pinceaux, ses je-ne-sais-pas-quoi pour peindre tel ou tel truc, c’est fantastique et vraiment novateur. Même si les rayons du magasin de fournitures où je vais acheter mes pinceaux sont plutôt bien garnis, je suis quand même limité de ce côté-là et surtout il m’est difficile de bricoler mes outils. Je ne vais pas descendre un sanglier coréen pour tester la texture de ses poils. Avec le numérique on peut sortir des classiques pinceaux rond et brosses carré. L’autre grand chamboulement qui me vient à l’esprit ce sont les formats. Là plus aucune limite. Quand je réalise les illustrations d’un grand album ou un plateau de jeu, des illustrations grand format «boosté» à +130% au minimum pour gagner en précision et définition à la réduction, ça prend vite des proportions parfois envahissantes, j’ai déjà abordé ces problèmes il y a quelques temps à propos de mon ami l’imprimeur coréen. En numérique on peut bosser une illustration à +500 ou +1000% si on le souhaite car le rapport taille des brosses / taille du support suivra (dans l’absolu bien sûr, il y a quand même certaines limites logiciels et puissance de l’ordinateur). Bien entendu j’imagine là un travail qui sera publié par la suite, si c’est destiné à rester sur écran, le format n’a finalement pas vraiment d’importance mais cela permet d’avoir un éventail impressionnant de tailles de brosses, travailler très large jusqu’au pixel près.
Artistiquement je ne sais pas trop quoi dire face à de telles possibilités, un vaste terrain à défricher. J’ai le vertige quand je pense aux possibilités incroyables et variées, créer ses brosses, jouer avec les calques, effectuer tous les réglages possibles et imaginables, et ça me désole quand je vois des illustrations réalisées numériquement avec les brosses Photoshop de base, quand on reconnaît tel ou tel filtre appliqué bêtement ou le dernier effet à la mode vu sur un tutorial sur Internet. Ca me fait penser aux gamins qui commencent avec les dix feutres couleur Stabilo, c’est un passage obligé mais plus tard si on veut vraiment faire quelque chose de plus élaboré, abouti et développer ainsi sa passion on va apprendre à se servir de pinceaux et toucher à la gouache ou à je ne sais quel autre peinture.
Et de mon point de vue, les choix, raisons ou prétextes pour utiliser le numérique du genre ça va vite, facile pour corriger, ça ne salit pas, c’est économique, c’est du pipeau parce que je trouve que c’est se placer dans une optique souvent uniquement commerciale. Un minimum d’effort pour un maximum de rentabilité. Je ne vois pas là-dedans des arguments convaincants car je peux dire la même chose avec mes pinceaux. Je ne me salis pas, ce n’est pas trop difficile pour corriger, je vais vite, etc. Mais - en faisant un parallèle avec le commentaire écrit par Swal au sujet d’Umberto Eco - j’ai mis plus de dix ans à mettre au point ma technique. Une décennie à m’entraîner, à chercher, expérimenter, trouver des astuces et tendre vers une certaine maîtrise. C’est long, passionnant et difficile, enrichissant et parfois pénible. Il est évident que le numérique offre un accès facile et plus direct, n’importe qui peut se mettre devant son écran pour barbouiller en sautant la case formation et apprentissage. On ne prend pas dix ans pour trouver le Crtl+Z…
Là où je trouve que ça devient problématique, c’est auprès de certains éditeurs (et je ne généralise pas). Je commence à subir les effets de la marée numérique dans le milieu de l’illustration. Il y a peu on m’a demandé de rendre une illustration avec les différents éléments séparés sur des calques… Quand j’ai expliqué que cela m’est difficile car je réalise des illustrations d’un seul tenant, des «peintures», on m’a dit ah bon vous ne travaillez pas en numérique ? Je me suis pris une drôle de claque. J’étais étonné d’avoir à expliquer que je crée une ambiance, un univers, une scène où les éléments sont intimement liés, imbriqués pour tenir une gamme de couleur, des contrastes, des lumières, des textures, etc. Je suis finalement parvenu à réaliser les différents éléments séparément mais ce ne fut pas une mince affaire, ma technique néandertalienne ne se prêtant pas vraiment à ce genre d’exercice. Je remarque aussi que les délais imposés ont souvent tendance à fondre. Je ne pense pas que le numérique soit la cause première de ce changement mais il y contribue grandement. Par exemple, grâce au numérique les éditeurs n’ont plus à scanner et/ou attendre les illustrations envoyées par courrier. Ce qui représente quand même un gain de temps qui n’est pas négligeable surtout quand on doit tenir un planning de publication serré. C’est vraiment étonnant car je suis jeune dans ce métier et j’ai senti ce glissement. A mes tous débuts, on s’envoyait des faxs, j’avais déjà crée mon petit site qui ne servait pas à grand chose, il n’y avait pas beaucoup d’illustrateur français sur le net, les modems tournaient à 56K et les éditeurs n’avaient pas encore pris le pli Internet et numérique, pas de mails et souvent même pas d’accès. Heureusement que maintenant il y a encore des éditeurs qui téléphonent (et oui même en Corée !), envoient des lettres et préfèrent avoir les illustrations originales entre les mains.
Je râle, je râle mais quand je vois l’innovation numérique mal employée, mal utilisée, détournée à des fins commerciales et ses pénibles répercussions, ça me donne furieusement envie de faire de la résistance. Je me sens de plus en plus proche d’une certaine démarche artistique à l’ancienne (on y revient), je rêve d’une époque où on avait le temps d’apprendre, chercher, creuser, développer, approfondir. Le numérique peut et va devenir une nouvelle technique puissante, originale et révolutionnaire si bien entendu on l’approche comme toute autre technique inconnue, en évitant les modes, les raccourcis maladroits et les mirages d’une facilité et d’un accès trop évidents. Si patiemment, on se donne la peine de prendre le temps de la découvrir et la comprendre, l’appréhender en profondeur, sous tous les angles et surtout la maîtriser. Je crois que j’aborderai le numérique dans ce sens, uniquement artistiquement et surtout pas pour des raisons matérielles ou purement commerciales. Ce qui me rappelle ces mots d’Hokusaï, décédé à l’âge de 89 ans :
«…Depuis l’âge de cinq ans, j’ai la manie de recopier la forme des choses et depuis près d’un demi siècle, j’expose beaucoup de dessins ; cependant je n’ai rien peint de notable avant d’avoir soixante-dix ans. A soixante-treize ans, j’ai assimilé légèrement la forme des herbes et des arbres, la structure des oiseaux et d’autres animaux, insectes et poissons ; par conséquent à quatre-vingt ans, j’espère que je me serai amélioré et à quatre-vingt-dix ans que j’aurai perçu l’essence même des choses, de telle sorte qu’à cent ans j’aurai atteint le divin mystère et qu’à cent dix ans, même un point ou une ligne seront vivants. Je prie pour que l’un de vous vive assez longtemps pour vérifier mes dires.»
Pour compléter mon discours je vous invite à lire ce débat que j’avais lancé sur le forum CaféSalé, «Mais où va ?». C’était en 2004, j’avais sensiblement la même opinion et je me rends compte qu’avec le temps, le phénomène n’a fait qu’amplifier et mes craintes se sont confirmées. De plus certaines réponses à mon questionnement sont édifiantes et terriblement révélatrices. Je signale une belle réponse sensible et raisonnée de Sparth en page 3. Au passage j’ajoute une publicité qui doit avoir une bonne vingtaine d’années, du temps de l’Atari et de l’Amiga, aux balbutiements de l’infographie ;)

Je ne vais pas me lancer dans le vain débat pour ou contre le numérique, souris ou pinceau c’est quoi qu’est mieux, etc. Non je vais plutôt répondre à une question qui revient souvent dans les mails que je reçois de lecteurs du Journal de Bord ou de sympathiques admirateurs. On me demande donc souvent pourquoi je ne touche pas au numérique ou encore pourquoi je n’intègre pas le numérique dans mon travail.
En fait c’est assez simple. J’ai testé et essayé ces nouveaux outils, les Painter, ArtRage, Photoshop & Co, je m’étais même frotté à la 3D à une époque. J’ai toujours été passionné par l’infographie, ahlala DeluxePaint sur mon Atari 520ste ça décoiffait ! 16 couleurs une tuerie ! A l’Ecole Emile Cohl je m’étais aussi spécialisé infographie en seconde option, après l’illustration. Je me tiens au courant, je m’intéresse mais plus par passion. J’ai donc fait des essais, en couleur directe sur écran ou en partant de scans de crayonnés. Au final j’avais à peu près le résultat attendu, c’était bien «mes» illustrations mais j’étais terriblement frustré assis devant mon écran. Aucune sensation, aucun lien physique avec le support, je veux parler du grain du papier sous le pinceau, les odeurs, les accidents, l’influence de la lumière ambiante. Je m’étais aperçu que finalement je ne faisais que transposer ma technique dite traditionnelle sur écran. Je m’imitais.
Et j’ai pensé au parallèle avec un pianiste «classique» qui se met devant un synthétiseur. C’est marrant deux minutes, ça permet peut-être de bricoler, s’entrainer, s’amuser, on peut «composer» avec un ordinateur pas loin, c’est bien on n’embête pas les voisins avec un casque, etc. Mais pour l’exécution finale ce pianiste aura très certainement besoin d’un «vrai» piano, avec le toucher, la chaleur du bois, les vibrations, la texture des touches, le son qui enveloppe.
On compare aussi souvent le numérique avec l’arrivée de l’acrylique il y a moins d’un siècle qui a chamboulé pas mal d’habitudes. Mais je ne crois pas trop à cette symétrie car c’était uniquement le médium qui changeait. Ce qui était dans le tube. On utilisait toujours les mêmes outils, des pinceaux, couteaux et brosses. Avec le numérique le changement est radical. Nouveau support (écran, papier virtuel) et nouveaux outils (souris, stylets, écran tactile à l’avenir). Je ne crois pas que le numérique soit une forme d’évolution par rapport aux techniques traditionnelles. Je pense plutôt que c’est complètement différent. Autre chose. Qui pour l’instant n’est pas utilisé comme il faut car dans la très grande majorité des cas on ne fait que recopier papier & pinceaux. A mon avis, ceux qui sont en train de mettre la révolution en marche, sont ceux-là qui, avec des années de pratique ou formation académiques derrière eux, pense au numérique comme un simple outil à découvrir, à explorer et pas comme au substitut d’une technique existante trop longue et/ou difficile à apprendre. Des illustrateurs comme Sparth, Craig Mullins ou Justin Sweet (et tant d’autres), là je pense qu’on est radicalement dans l’expérimentation, la création originale (ou originelle qui sait ?), ce n’est ni de l’imitation de techniques classiques ni du remplissage au pot de peinture dans Photoshop, on voit émerger quelque chose de neuf et d’inédit.
Pour en revenir à la technique pure et dure je crois que le changement est beaucoup plus profond qu’une simple évolution. Un peu comme si notre pianiste se mettait à la guitare. Il ferait de la musique mais avec un nouvel instrument qu’il faudra apprendre à utiliser et maîtriser. Mais on n’apprend pas la guitare en quinze jours…
Même si je me tiens informé et bidouille à mes heures perdues, dans l’immédiat je n’ai vraiment aucune envie d’intégrer ces nouveaux outils à mon travail, où plutôt à ce que je fais actuellement. De plus je pense que j’ai encore d’énormes progrès à faire en peinture, j’ai encore beaucoup à apprendre et je suis bien loin du compte. Honnêtement et sans fausse modestie, je pense vraiment en être à mes tout débuts, je n’ai qu’une petite dizaine d’années d’expérience et dur labeur derrière moi et je commence seulement à être réellement satisfait (et encore pas toujours). J’ai posé les bases de mon univers et les premières pierres de ma technique. Maintenant il va falloir développer, améliorer tout ceci dans les décennies à venir et je ne suis pas pressé… Pour l’instant je n’utilise pas le numérique artistiquement, plutôt pratiquement, pour gagner du temps (impression et retouches des crayonnés par exemple). En revanche je ferai peut-être, certainement, autre chose avec le numérique. Complètement autre chose qui n’aurait rien à voir artistiquement et esthétiquement avec ce que je fais maintenant. Arriver à ne conserver que le savoir (gestion des couleurs, composition, cadrage) pour élaborer de nouvelles techniques, de nouvelles voies avec le numérique, se positionner dans la même optique que les illustrateurs cités plus haut. C’est-à-dire inventer. Mais il faudra trouver le temps et l’énergie pour chercher et expérimenter. Ce n’est pas gagné et quand je vois la marée numérique dans le monde de l’illustration et le peu de choses qui me plaisent ça me donne furieusement envie de faire de la résistance ;)
A part ces quelques réflexions c’est boulot boulot, finaliser les projets en cours. En fin de journée, le soleil s’est enflammé au-dessus des montagnes qu’on aperçoit par les fenêtres à l’arrière de l’appart…

Cette après-midi, à 16h27 heure locale, la canette de Coca posée sur mon bureau s’est effondrée. Heureusement aucune victime n’est à déplorer. Par chance aucun dégât collatéral. J’ai tout de suite pensé à un complot. Plusieurs détails étranges m’ont mis la puce à l’oreille.
Tour d’abord, à 16h27, la canette était presque entièrement vide. Il ne restait que quelques gouttes au fond. Comme cela se fait-il que la canette s’effondre au moment où elle est le moins pleine, faisant peu de dégâts ? Pourquoi ne s’est-elle pas effondrée quelques minutes plus tôt, renversant ainsi tout le Coca contenu sur le bureau, créant désordre, panique et d’irrémédiables ravages.
Ensuite. Après le choc, la canette est tombée à la vitesse d’une chute libre, ce qu’aucune théorie ne peut expliquer. Je me suis dit que le restant de Coca présent à l’intérieur de la canette avait pu faire fondre l’aluminium composant la canette et ainsi l’affaiblir. Or, le Coca se boit et sèche relativement vite. Comme cela aurait pu être supposé, le Coca n’a pas pu faire fondre l’aluminium et de fait endommager la structure de la canette. Le Coca n’est donc pas à l’origine de cet effondrement.
C’est alors que j’ai remarqué le trou. Je me suis tout de suite questionné. Comment un coude s’encastrant dans une canette de Coca peut-il n’y faire qu’un trou d’environ 1,8 centimètres de diamètre, ridiculement petit au regard de ses dimensions (24 centimètres de circonférence, 5 centimètres de long, 3 centimètres de hauteur) ?
Il me semble évident que la théorie officielle affirmant que la canette est tombée tout simplement parce que je l’ai heurté avec mon coude en attrapant un pinceau rangé plus loin ne tient pas la route. Le peu d’inclination de mon entourage à faire toute la lumière sur cet évènement en mettant à ma disposition pièces à conviction et dossiers d’enquête concernant ce drame paraît plus que suspecte. En l’absence de ce matériel, il me semble qu’aucune explication plausible ne pourra être élaborée. Comme dans toute enquête, il serait bon de commencer par se poser quelques questions de base :
A qui profite le crime ?
Qui avait les moyens de le perpétrer ?
Qui cherche à dissimuler des informations ?
Qui a lancé mon entourage sur de fausses pistes ?










