Ecrit dans Technique et matériel. Lu 483 fois. 1 commentaire.

Une fin de semaine à fond les manettes, pfffou. Pas trop le temps d’écrire en longueur aujourd’hui… J’ai terminé l’illustration pour Spartacus et j’ai pris une série de photos pendant la réalisation. Je m’occupe de transformer tout ça en tutorial pendant le weekend. Et je profite d’ailleurs de ce message pour vous dire : «Bon weekend»…

Quelques heures plus tard…

Bon finalement je vais allonger ce message pour répondre à quelques questions à propos de la préparation du support. Un petit résumé et ça évitera de surcharger les commentaires. Et comme ça tout le monde en profite.
Sfranck m’a demandé «Qu’entends-tu par “fixer le dessin avec de la laque”, quel style de laque ?»
C’est de la laque pour les cheveux, un peu n’importe laquelle, il faut juste que ça ne fasse pas trop briller, une laque satinée c’est mieux.
Puis Elvis (enfin de retour) me demanda «si mon imprimante avait une spécificité quant à la prise en charge de papier autre que le papier machine traditionnel ?». Je réponds que j’ai une imprimante A3+, je peux donc travailler en 33 x ce-que-je-veux cm. Et j’utilise du 200~220 grammes en général, ça passe tranquille. J’ai une Epson Stylus Color 1290 et il y a un petit loquet pour passer du papier épais mais ça marche très bien sans. Avant, il y a quelques années, je faisais tout ça avec des photocopies, un crayonné photocopié sur du bon papier mais ça devenait pénible d’aller et venir pour faire des photocopies. J’avais alors investi dans une bonne imprimante et c’est super comme ça, un gain de temps énorme, finis les encrages. Juste un truc comme j’imprime énormément sur papier épais, au fil des ans ça a quand même un peu faussé le système pour passer le papier, le rendant moins sensible, ça me fait des merdouilles de temps en temps mais rien de grave.
Enfin un petit mot pour dire que je ferai un message sur le matériel que j’utilise, même si cela ne me semble pas d’un très grand intérêt, c’est secondaire. Ce n’est pas le pinceau qui fait le dessin mais la main qui le tient. Et vlan. Sur ces bonnes paroles je vous renouvelle un «bon weekend» et je vais me coucher.

P. S. :
Si Pilou repasse par là, ce serait sympa de me laisser une adresse email que je puisse répondre…

Jeudi 10 novembre 2005

2. Préparation du support

Ecrit dans Technique et matériel. Lu 8 690 fois. 26 commentaires.

Voilà le début d’une série de plusieurs tutoriels consacrés à la mise en couleur d’une illustration. J’ai choisi l’illustration de couverture du jeu Spartacus. Tout ceci en plusieurs étapes et agrémenté de petites vidéos.

ETAPE 1 :
Après avoir scanné le crayonné (voir «1.Scanner de grandes illustrations» à ce propos), je nettoie l’image avec les niveaux dans Photoshop. Par exemple je mets entre 40~60 pour les «noirs» et entre 220~240 pour les «blancs». Cette manip permet d’éliminer les gris pour ne conserver que les traits noirs de l’image. Je vérifie ensuite que le blanc de l’image est bien un blanc pur pour ne pas avoir de voile gris si j’imprime. Aussi je réalise toujours les illustration à 130% ou plus pour gagner en définition lors de la réduction.

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ETAPE 2 :
Voilà donc le résultat. A ce moment-là, si l’image est plus petite qu’un A3+, je l’imprime directement en niveaux de gris sur le papier, mon imprimante gère ce format. En revanche si l’illustration est plus grande qu’un format A3+, je la reprends entièrement à la table lumineuse, directement sur le support final, du papier 200gr.

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ETAPE 3 :
Donc là j’ai repris le crayonné aux feutres indélébiles sur le bon papier pour passer à la préparation.

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ETAPE 4 :
Maintenant je tends la feuille sur une planche pour qu’elle ne gondole pas quand je vais peindre. C’est beaucoup plus agréable ainsi et ça permet aussi par la suite de numériser l’illustration finalisée comme il faut. Avant de tendre la feuille, je l’humidifie au dos avec une éponge. Le principe est simple, le papier mouillé va se gorger d’eau, s’étendre, gonfler, il peut parfois gagner un à deux centimètres de surface, étonnant. Après avoir été «collé» sur la planche, il va reprendre sa taille initiale et donc se tendre comme une peau de tambour. Il faut aussi une planche solide car la pression exercée peut être puissante. Au passage un petit détail, quand je passe le kraft gommé sous l’éponge je ne le «frotte» pas mais je le fais «glisser» pour que ça n’enlève pas toute la colle qui risquerait de rester sur l’éponge. Naturellement il faut tendre la feuille assez vite, dans le frais pour qu’elle tienne bien. Et avant de passer à la suite j’attends que la feuille soit bien sèche, bien tendue.

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ETAPE 5 :
Ensuite je fixe le dessin avec de la laque pour qu’il tienne bien sous la peinture et ne bave pas quand je passerai du liquide dessus. Et comme j’aime bien travailler proprement, je passe les bords de l’illustration tendue au drawing-gum afin de préserver les marges. Ainsi au final j’aurai une image mieux présentée et c’est - pour ma part - plus simple que de faire une marie-louise par la suite. 05

ETAPE 6 :
Une fois le drawing-gum sec je recouvre le papier d’un mélange de bruns en acryliques liquides. Je n’aime pas travailler sur un fond blanc et de cette manière cela sature le papier, ce sera plus facile pour peindre et les couleurs seront «poussées» par ce fond. De plus en faisant un jus assez liquide, je conserve les traits sans souci. 06

06 ETAPE 7 :
Voilà, le support est prêt pour la peinture, cela prend un bon quart d’heure. Maintenant direction les pinceaux !
Si vous avez des questions merci de passer par les commentaires…
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Mercredi 9 novembre 2005

Un avant-goût de paradis

Ecrit dans Technique et matériel. Lu 421 fois. 1 commentaire. Il y a un an, j'écrivais Petits pois.

Non je ne viens de goûter une nouvelle recette de gâteau au chocolat, non je ne viens pas de passer mon weekend sur une île du Pacifique, les doigts de pieds en éventail… Je reviens simplement du magasin Alpha. Alpha c’est LA chaîne de boutiques coréennes consacrées au matériel et fournitures de dessin, peinture, bureau. Un magasin sur plusieurs étages où l’on trouve tout. Absolument tout. Je peux acheter là du matériel de qualité avec un vaste choix, j’adore et j’ai donc rechargé mes batteries de peintures, crayons, pinceaux, papier et autres bricoles pour les semaines à venir. Le magasin Alpha est situé au cœur du marché Namdaemun. En Corée on dit que quand on a le cafard, un coup de spleen, il faut aller quelques heures à Namdaemun pour se remonter le moral. Namdaemun c’est un gigantesque dédale de ruelles, boutiques, échoppes où là aussi on trouve tout. Ça va du pied de porc fumé, aux ustensiles de cuisine en passant par les sacs à main, les algues séchées, les racines de Ginseng, les vêtements traditionnels (ou non), les appareils photos, etc. Un chouette bazar tourbillonnant, très vivant et agréable pour flâner, sans but précis, en se perdant dans ce labyrinthe bruyant et coloré…

Namdaemun

Mercredi 26 octobre 2005

Bidouilles

Ecrit dans Technique et matériel. Lu 6 414 fois. Aucun commentaire.

Un petit message entre deux crayonnés pour signaler un site de très bonne qualité, des tutoriels Photoshop simples et à la portée de tous. En plus c’est bien présenté, bien expliqué et très clair, impec. Le tuto «Make Your Amateur Photos More Professional» est particulièrement efficace. Testé et approuvé.
Photoshoplab

tuto

Jeudi 13 octobre 2005

1. Scanner de grandes illustrations

Ecrit dans Technique et matériel. Lu 6 671 fois. 9 commentaires.

Suite au message à propos de mon scanner je me suis dit que j’allais faire un petit tutorial de comment scanner une illustration au format supérieur à A4. A part pour de «petites» images, je travaille toujours mes illustrations à au moins 130% pour gagner un peu en finesse et définition à la réduction. J’utilise donc des formats habituellement proche du A3 ou plus pour certaines réalisations particulières comme un plateau de jeu, une double-page où là le format agrandi peut atteindre le format Raisin ou plus.
Voilà donc ma méthode maison pour scanner en plusieurs fois. Cela est on ne peut plus facile et avec un peu d’entraînement ça va très vite. Prenons l’exemple d’une image plus grande qu’un A4.

ETAPE 1 :
Je scanne l’illustration en deux fois. Je scanne toujours de manière «brute», sans aucun réglage ou presque et en tous cas il faut absolument que les réglages soient identiques pour les deux parties de l’image. Et je prends soin de bien caler l’illustration sur un des bords du scanner, les deux parties doivent être bien alignées.

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ETAPE 2 :
Dans Photoshop, j’ajoute un peu de matière à la zone de travail à la première partie de l’image une fois celle-ci retournée et légèrement recadrée.

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ETAPE 3 :
Je copie la seconde partie de l’illustration sur la première, seconde partie aussi recadrée et mise dans le bon sens. Photoshop crée un calque automatiquement.

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ETAPE 4 :
Je diminue de 50% l’opacité de la seconde partie de l’image et je la fais se raccorder à l’autre partie le plus précisément possible, «par-dessus».

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ETAPE 5 :
Je gomme le bord de la seconde partie sur quelques centimètres, avec une gomme très large. Ensuite il suffit parfois de déplacer très légèrement la seconde partie de l’image pour que les deux parties s’unissent sans qu’on puisse remarquer une coupure.

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ETAPE 6 :
J’aplatis l’image et c’est fini. Voilà le résultat après les réglages pour ajuster les tons et courbes de l’illustration.

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Ça ne prend que quelques minutes et ce n’est pas bien compliqué. Aussi c’est parfois plus simple quand la jointure peut se faire dans une zone «simple» comme un ciel ou un fond uni. En revanche quand ça tombe dans une zone complexe (un peu comme cet exemple) il faut bien faire attention à ce que les deux parties soient bien alignées au moment de scanner pour ne pas se retrouver avec une partie qu’il faut bidouiller par la suite. Et cette méthode est identique pour des images beaucoup plus grandes que je découpe en plusieurs parties, par exemple pour le plateau du jeu «Suspect» que je viens de finir, j’ai scanné l’illustration finale en 12 morceaux que je monte petit à petit pour reconstituer l’image d’origine. Là c’est évidemment un peu plus long, quoique…