Ecrit dans Maîtres, affinités et inspirations. Lu 432 fois. 2 commentaires. Il y a un an, j'écrivais Retouches photos.

Mister Swal, toujours à la recherche de belles choses, m’a envoyé ce lien, Therion. Ce site, plutôt moche, contient des centaines d’illustrations d’artistes Fantasy & co. Très chouette. Souvent du déjà vu, déjà connu mais il y a une galerie qui a tout particulièrement retenu notre attention et nous a captivé, la German History Gallery. Je n’ai pas encore cherché d’où viennent ces images ni qui les a réalisées, mais certaines sont de toute beauté !

German History

Vendredi 9 décembre 2005

Bled

Ecrit dans Coups de sang et grosses rognes. Lu 608 fois. 13 commentaires.

Et bien… Je constate que mon message d’hier a fait mouche et merci pour les commentaires, touchants et très intéressants.
Ce précédent message n’était en rien un prétentieux caprice d’artiste (ahahah), ni une leçon de bonne conduite, simplement mon humeur du moment. Un peu exaspéré. Un autre exemple, en septembre dernier, j’avais reçu le mail suivant que je vous copie tel quel (sans blaguer), de la part de quelqu’un ajoutant «journaliste» après son nom : «Salut Vincent ! T’habite toujours à Séoul ? Tu bosses toujours avec Grimm Press ? Ont-ils un site ? Viennent-ils à Montreuil ? Amitiés». Et c’est tout, je précise aussi que je ne connais pas l’expéditeur. Du grand travail d’investigation.
Ça m’agace parce que comme cela a été très justement souligné, on touche là à ma vie privée, mon intimité. Quand un mail atterrit dans ma boîte de réception c’est pour moi exactement comme si le téléphone sonne, comme si on frappe à la porte et j’avais été très surpris, puis agacé, d’avoir le sentiment d’être un vieux con en demandant «Qui c’est ?». Et gamin, mes parents, grands-parents, mes maîtres et maîtresses d’école, au collège, au lycée, m’ont toujours appris que quand on contacte quelqu’un qu’on ne connaît pas, qui que ce soit, on doit faire preuve d’un minimum de politesse, de courtoisie et de respect et ce quel que soit le moyen employé pour communiquer, la parole ou l’écrit.
Et hier j’ai oublié un autre détail qui m’énerve, l’orthographe…

Jeudi 17 novembre 2005

Réponses (bis)

Ecrit dans Technique et matériel. Lu 611 fois. 2 commentaires.

Tout d’abord un petit message de réponse aux réponses du sujet «Réponses». Merci et puis ne vous inquiétez pas tant pour moi, si ça prenait beaucoup de temps pour faire ces tutos je ne les ferai certainement pas (ahah). Je passe ici une vingtaine de minutes par jour, à peine plus et de toute façon c’est avec plaisir. Je ne fais pas ces tutos dans un but pédagogique, didactique. Simplement pour partager. Pour montrer bah voilà moi je fais comme ça. Et ça ne me dérange pas du tout de dévoiler un peu mes techniques, mon travail, je ne suis pas du tout dans le trip «je garde tout pour moi, qu’ils se débrouillent». Ça n’a aucun intérêt. Et si on me pose une question (qui tient la route) je réponds, ce n’est pas bien compliqué.
En revanche un truc me chiffonne. J’espère que les lecteurs, je pense plutôt aux illustrateurs en herbe, ne vont pas recopier bêtement. Ce que je montre c’est une démarche personnelle. Il m’a fallu de longues heures de travail, recherche, observation, essais pour arriver à certaines techniques, astuces. Finalement ce qui est présenté ici n’est qu’un raccourci, un résumé de l’aboutissement d’années de travail. Rien ne remplace le vrai travail de recherche, toutes ses étapes, ses ratés, ses réussites. Recopier telle ou telle technique n’aurait aucun sens. Tout simplement parce que ce ne serait pas du vécu. En revanche s’inspirer et adapter à son propre travail me semble plus intelligent. C’est pour ça que je ne détaille pas plus la mise en couleur, ça ne servirait à rien d’expliquer que je tiens le pinceau comme ça, je le passe dans ce sens puis dans l’autre, etc. On ne peut pas apprendre à quelqu’un à tenir un pinceau mais on peut l’aiguiller, lui donner la bonne direction et lui indiquer les culs de sac. C’est le piège des bouquins «comment dessiner & co» dont je me méfie beaucoup, on vous livre des astuces mais on ne vous donne pas la démarche pour y arriver. Il est à mon avis préférable de regarder, d’observer et comprendre des peintures, d’autres artistes, des illustrations et de se questionner sur comment ça a été fait, par quoi l’artiste a commencé, comment a-t’il trouvé cette couleur, comme les plans s’enchaînent, comment crée t’il de la profondeur, comment les couleurs sont juxtaposées, etc. C’est pour moi la meilleure méthode. Je passe souvent plus de temps à réfléchir qu’à dessiner.

Complètement autre chose, on vient de me passer une commande sympa. C’est pour un recueil de contes pour les éditions Milan. Des contes sur les indiens et je vais illustrer Pocahontas ! La vraie histoire de Pocahontas, pas celle bousillée et édulcorée de Disney… C’est sympa, ça me plaît bien et ça faisait un moment que je voulais illustrer l’univers indien. bon je vais me replonger dans les illustrations d’indiens de N. C. Wyeth.

Wyeth

Lundi 26 septembre 2005

Céramique

Ecrit dans Culture et artbooks. Lu 453 fois. Aucun commentaire. Il y a un an, j'écrivais Justice for all.
Je vous invite à visiter le site d’un artiste hors normes. Ce n’est pas de l’illustration, ni de la bd, c’est de la céramique. Cette personnalité est Maître d’Art, l’équivalent des Trésors Nationaux Vivants du Japon. Etre Maître d’Art cela signifie qu’un apprenti, un «disciple» est désigné pour suivre vos pas, transmettre votre art et ainsi le perpétuer (quel privilège !). Ses céramiques, ses pièces ont des formes d’une pureté et d’une finesse impressionnantes, des textures incroyablement riches et variées ainsi qu’une lumière et un toucher troublant. Je suis en admiration devant ce travail d’une très grande beauté et d’une sensibilité rare. Là on joue dans la cour des grands, des très grands.
Je vous recommande aussi «La Sagesse du Potier» (aux éditions de l’œil neuf). Bien entendu ce livre traite de la poterie et de la céramique mais s’intéresse surtout à l’essence même du travail de l’artiste, de l’artisan. La recherche, l’invention, l’observation du monde, les remises en question, l’expérimentation, la perfectibilité d’un art, son aboutissement. C’est une belle leçon de sagesse et de philosophie de vie pour tous les artistes, qu’on fasse de la céramique ou de la bd, de l’illustration. A lire.
Rendez-vous dans la rubrique «Les œuvres» de son site et vous pourrez découvrir toute l’étendue de son art.
Jean Girel fut mon premier maître de dessin. C’est mon oncle.

http://www.jeangirel.com

Mercredi 22 juin 2005

Arnold Böcklin

Ecrit dans Maîtres, affinités et inspirations. Lu 526 fois. Aucun commentaire.
On connait tous «L’Ile des morts» d’Arnold Böcklin ou plutôt l’une des cinq variantes qu’il peignit. Malheureusement je remarque que ces autres œuvres restent méconnues. Arnold Böcklin est l’un des artistes majeurs de la fin du XIXe siècle, en décalage avec son époque, sa peinture se caractérisant par ses créatures mythiques et ses références aux mythes germaniques. J’ai pu voir ses peintures lors d’une superbe rétrospective au musée d’Orsay en 2002. J’avais été très impressionné de voir là, peut-être, les prémices de la Fantasy et du Fantastique d’aujourd’hui, de voir quantité d’éléments qui ont inspiré nos contemporains. Des centaures furieux (Frazetta), des ruines et crevasses crépusculaires (la Moria du Seigneur des Anneaux), des nymphes et sirènes mélancoliques (Jeffrey Jones) ou encore ce magnifique Pan dans les roseaux…