etite trêve crayonnés dans ces histoires de protection contre la copie & co. Il y a un mois, je réalisais un personnage pour le magazine Chaudron Magique, par là (entre temps, j’ai repris ce crayonné, ci-dessous). Nous remettons le couvert pour la une du magazine, pour le même numéro. Un chevalier affrontant un dragon, prêt à porter le coup mortel… Ambiance rougeoyante, comme surplombant un lac de lave. Avec une petite preview du crayonné mis en page, je vais légèrement baisser le dragon qu’il ne se prenne pas le chaudron dans le nez et remonter tout doux le chevalier pour que son épée se détache bien du titre. Je sens que je vais bien m’amuser ;)


oilà presque deux mois que je n’ai pas mis en ligne liens et infos. Beaucoup de choses à partager aujourd’hui. James Gurney poursuit son blog pédagogique et captivant. Un vrai stakhanoviste du blog avec parfois un à deux message par jour. Et pas du « petit » message « coucou je vais bien et j’ai fait ça » mais plutôt du dense, limpide et instructif. Ce serait trop long de lister les derniers messages qui m’ont passionné, tout est bon dans le Gurney de toutes façons, et je vous recommande chaudement ses explications sur les couleurs, ambiances et tonalités publiées dernièrement. De vraies leçons de maître par là.
Une chouette news, Alan Lee débarque en France pour des signatures, c’est par ici pour les dates, veinards.
Puis quelques liens d’artistes, illustrateurs, galeries & co. Un classique, Tom Lovell, j’ai eu la chance d’avoir sous les yeux une peinture originale chez un ami illustrateur, magnifique. De belles choses tirées des archives du National Geographic, par ici. Basil Gogos, spécialisé dans les monstres et personnages bizarroïdes, très amusant. Par là, des illustrations Fantasy sur Charlemagne que je ne connaissais pas, par N. C. Wyeth, ça change des chevaliers, cow-boys ou pirates, très intéressant. Un chouette tutoriel de John Howe, ici. Et pour finir Curious Expeditions, une sorte de cabinet des curiosités, les « Dancing Fetal Skeletons » sont saisissants, par là.
Ensuite plus technique, Photoshoplus, un vaste bazar consacré à Photoshop et Vecteezy qui propose gratos des fichiers vectoriels, pratique. Je me suis aussi penché sur les PDFs et les solutions gratuites. Pour transformer des PDFs en fichiers WORD, c’est ici, pour convertir à la volée n’importe quelle page web en PDF, c’est par là (imparfait mais efficace) et PDF Hammer qui permet de manipuler des PDFs en ligne. Je suis aussi tombé par hasard sur un site permettant de créer des factures en ligne, en anglais, The Invoice Machine. Pour boucler la partie technique, un petit rappel avec ce site qui fait le tour de la question de la protection des images sur le net.
Enfin, SyndicatBD fait le point sur son activité et publie un bilan d’activité 2007, c’est par là, intéressant et encourageant. Et pour les plus gourmets d’entre vous, les meilleures recettes du quotidien coréen, c’est ici, miam ;)
oilà que ma tribune prend vie et c’est Philippe-Henri Turin qui ouvre le bal. Je ne connais pas encore Philippe-Henri personnellement, nous nous sommes seulement croisés sur des salons et nos illustrations se côtoient en librairie. Quand j’étais en fin d’études à l’Ecole Emile Cohl, en deuxième et troisième année, on nous parlait souvent des Turin, Durual, Roca, Mansot, Graffet et d’autres, comme exemples d’illustrateurs accomplis sortis de l’école avant nous. Ca nous boostait sérieusement, une forme d’idéal à atteindre et je suis très content d’échanger avec Philippe-Henri aujourd’hui. Je lui ai proposé de nous raconter la réalisation de son dernier ouvrage, son périple Tendres Dragons. Il me semble que c’est une aventure atypique, très éloignée de la simple commande habituelle. Un véritable travail d’auteur. Une volonté, une exigence de qualité et une ténacité impressionnantes. Un travail de titan durant deux années, pas loin de 200 pages… Un véritable Everest. Je suis enchanté que Philippe-Henri ouvre le bal car son récit apporte un nouvel éclairage sur le milieu de l’édition et la réalisation d’un livre. Ci-dessous, le témoignage suivi d’une petite bio et d’une biblio.
Pour avoir un aperçu du livre, quelques échantillons sur Amazon, c’est par là et pour découvrir le travail de Philippe-Henri, je souligne sa participation au collectif sur les Dragons (encore !) de la Galerie Daniel Maghen, c’est par ici (une de ses illustrations, en bas à gauche, le dragon crachant le feu).
Voilà, je laisse la place :
Je m’appelle Philippe-Henri Turin et suis illustrateur pour l’édition-jeunesse depuis 18 ans. Mon Dieu ! Voilà qui ne nous rajeunit pas. Vincent m’a demandé de raconter une expérience qui m’est arrivée et qui, paraît-il, pourrait intéresser une ou deux personnes sur ce blog. Il a décidé de créer une nouvelle rubrique à la suite de ses articles sur la profession et des commentaires qu’ils ont suscités. Donc s’il faut commencer par un bout cette histoire, commençons-la par le commencement.
Il y a près de quatorze années, Sylvie Chausse, un auteur avec qui j’ai l’habitude de travailler, écrivit un texte, un abécédaire pour être plus précis, sur le thème des dragons. En ce temps-là, (on pourrait croire que je parle du temps des pharaons !) les livres sur les dragons en France, n’étaient pas monnaie courante, pas comme maintenant en tout cas. Nous étions donc persuadés de tenir un bon « filon ». L’éditeur de cette époque me demanda de faire des essais, ce que je fis, enthousiaste, bien que n’aimant pas cela. Je ne suis jamais bon dans cet exercice. Je trouve qu’il est impossible de faire le même travail à l’essai et au final. Et Malheureusement, comme je le prévoyais, les essais, malgré ma bonne volonté, ne furent pas à la hauteur des espérances de l’éditeur et je fus remercier, à juste titre au vu de ces quelques dessins que j’ai encore en ma possession. L’auteur dut retravailler son texte plusieurs fois jusqu’à écœurement. De plus, l’éditeur commençait à penser qu’un livre sur les dragons, ça ne marcherait jamais dans notre pays. Des visionnaires ! Sylvie repris le tout, le rangea dans un tiroir qu’elle ferma soigneusement pendant plusieurs années.
C’est la rencontre, en 2004, avec un tout tout petit éditeur mâconnais, avant tout imprimeur, et qui a depuis disparu, qui a relancé le projet des dragons.
En effet, devant sa demande, nous avons présenté cette idée d’un abécédaire aussi amusant qu’instructif. En effet, entre le moment où le livre avait été imaginé et cette nouvelle rencontre, nous avions trouvé tout un tas de documents relatifs aux dragons. Ces animaux n’étaient pas seulement des bêtes d’héroic-fantasy ou du moyen âge mais également des animaux liés à toutes les civilisations du monde. Voilà le thème principal de notre ouvrage. Il ne me restait plus qu’à faire des essais encore une fois. Mais là, je refusais tout net. Soit je travaillais tout de suite, projet accepté, soit je ne faisais pas de dessins. Par la suite, je montrais quand même mes deux premières illustrations à cet éditeur qui, rassuré, nous laissa faire notre travail tranquillement. L’avance en monnaie sonnante et trébuchante fut des plus ridicules, compte tenu du fait que je savais pertinemment que je devrais travailler au moins un an et demi sur ce livre. Mais j’avais fait un choix : celui de faire le livre que je voudrais comme je le voudrais avec la certitude au bout du compte d’avoir une maquette que je pourrais travailler avec l’éditeur ainsi qu’un ouvrage parfaitement bien imprimé, ce qui n’est pas le cas habituellement. Je pense que tous les illustrateurs ont eu des désillusions en voyant leurs livres revenir de l’impression. La perte est inévitable certes, mais parfois elle est carrément scandaleuse. Bien peu d’entre-nous, je parle des dessinateurs, peuvent suivre l’impression et discuter avec l’imprimeur. Et puis les coûts et les raisons économiques font qu’on regarde à deux fois avant de faire refaire le travail. Bref là, je tenais un éditeur qui était avant tout imprimeur et un très bon imprimeur qui plus est.
La décision prise, le coup de feu fut donné à la fin octobre 2004. Le travail sur le chemin de fer me prit un mois et demi. Je cherchais mon format, ni trop grand ni trop petit, regardais les livres déjà imprimés et choisissais un format viable économiquement et artistiquement qui fut accepté par l’imprimeur-éditeur. Je n’ai plus revu mon éditeur, ou peu s’en faut, jusqu’à sa faillite un an et demi plus tard.
Entre temps j’avais déjà fait près de la moitié du livre, du moins je le croyais à ce moment-là, car celui-ci augmenta un peu en pagination après notre visite de la magnifique exposition sur les dragons en Moselle, exposition qui partit ensuite à Paris puis au Québec…
J’avais donc travaillé sans direction ni indication d’aucune sorte que les miennes. Juste mon bon vouloir, ma volonté, mes désirs : en somme le rêve ! Et le cauchemar également car je n’avais personne à qui demander si je prenais la bonne direction. Mais cette liberté, je ne l’aurais échangée contre rien au monde. J’avais fait mon chemin de fer sans rien demander à personne, ni le montrer. Il faisait déjà plus de 150 pages et ne tarderait pas à atteindre les 200 pages. Bref, un truc idiot qu’il ne faut jamais faire, mais je l’ai fait quand même. De son côté, l’auteur augmentait aussi son manuscrit. Nous n’en faisions décidément qu’à notre tête, des deux côtés. Pour une fois, nous aurions notre livre, un bébé joufflu et gras, bien rose et bien vivant et pas un poupon en plastique.
Puis patatras, tout se cassa la figure. Notre éditeur disparut. Fini le rêve. Jusque-là, je ne gagnais rien en travaillant sur le livre, mais au moins j’avais la certitude de le voir tel qu’en mon rêve et tout à coup, plus rien. J’ai alors travaillé près de cinq mois sans savoir si notre projet trouverait un autre éditeur. Un moment dur à vivre mais un moment très instructif. J’ai su que je pouvais me passer de filet de protection. Et puis je n’avais plus vraiment le choix. J’avais trop donné à ce projet, il me fallait le finir maintenant.
Avant notre arrivée chez Belin, grâce à une amie, auteur également, j’avais déjà plus de 80 dessins dans mon sac. Elle présenta le projet au salon de Paris en 2006 et ramena dans son escarcelle plusieurs éditeurs dont Belin que nous avons finalement choisi avec Sylvie Chausse. Mais là encore, j’ai posé mes conditions. Si j’ai pu le faire, je le sais, c’est parce que plusieurs éditeurs étaient sur le coup ; la loi de l’offre et de la demande. Sans cela, je suppose que je n’aurais rien pu discuter mais juste dire oui ou non. je n’ai pas voulu d’avance pour moi afin de pouvoir discuter un bon contrat, une évolution rapide et de bons pourcentages, sans parler de tout un tas de petits points très précis qu’il serait trop long de détailler ici. Je sais que ce que je dis peut choquer beaucoup de monde. Je sais que l’avance est nécessaire et même indispensable pour vivre, manger et payer son loyer mais c’est un choix tout comme d’être libre entièrement sur le projet. Nul ne m’y a obligé. Mais je ne le conseille à personne sauf si on se sent passionné au point de ne plus pouvoir en dormir. Il faut être sûr de soi et savoir qu’on va sans doute dans le mur en travaillant de cette manière. Pour nous, tout se termine bien (sauf si les gens ne l’achètent pas en masse ! Soyons bassement vénal !) mais ça aurait pu être très différent. Nous aurions pu nous retrouver, Sylvie et moi, avec un travail inutilisable et deux années et demi de sueur, d’angoisse et de plaisir pour rien.
Mais comme je l’ai déjà écrit plus haut dans cet article que j’espère pas trop ennuyeux, la liberté est un luxe qui se paye très cher. Mais quel plaisir, aujourd’hui, de voir ce livre exister et lut par des grands et des petits. Et de savoir que Vincent va pouvoir le regarder à l’autre bout du monde avec sa femme et sa petite fille.
Pour tout ça, ces efforts valaient le coup.
Voilà, dans l’espoir que ce témoignage vous aura intéressé, je vous souhaite une bonne fin d’année 2007 et pour tous ceux qui écrivent ou dessinent pleins de projets fabuleux que j’aurai hâte de lire dès leur parution.
P.S. :
En me relisant avant d’envoyer ce texte à Vincent, je m’aperçois qu’un point pourrait porter vraiment à controverse, celui de l’avance. Je sais qu’il est normal et même souhaitable d’avoir une avance pour faire un travail. C’est même la moindre des choses qu’un éditeur court un petit risque en nous payant un peu, voire beaucoup pour un nombre infinitésimal d’auteurs, avant même la vente d’un livre. Toutefois, comme chacun le sait, l’avance n’est qu’une avance. La Palice n’aurait pas dit mieux. En résumé, l’avance sur les droits à venir sera d’autant plus importante que vous êtes important. Vous remarquez que je n’ai pas dis : « que vous êtes un grand artiste ». Si certains romanciers reçoivent une avance hallucinante, ce n’est pas parce qu’ils sont des génies (seul le temps le dira et fera l’écrémage) mais parce qu’ils sont de bons vendeurs, souvent très médiatisés.
Pour ma part, je ne suis rien de tout cela. Ni génie, ni bon vendeur. Donc, après 18 ans de carrière, il m’a fallu faire ce sacrifice. Je ne l’approuve pas, mais il était nécessaire pour faire ce que j’ai fait. Aucun éditeur n’aurait voulu de ce projet au départ. Seul un micro-éditeur l’a accepté. Or ces gens, malgré leur bonne volonté et leur audace souvent incroyable dans leurs choix éditoriaux, n’ont assurément pas la trésorerie d’un Gallimard ou d’un la Martinière.
Si par la suite, avec Belin, j’ai fait le même choix, la raison en est que j’avais déjà fait trop de travail pour me laisser mener par le bout du nez. Une petite avance ou rien, pour moi, c’était identique. J’ai choisi de poursuivre dans cette voie, à mes risques et périls. En effet, si le livre ne se vend pas ou peu, je ne gagnerai rien après deux ans et demi de dur labeur. Mais j’ai aussi fait le choix d’une carrière à risque. Je ne suis ni fonctionnaire ni salarié. Et ce choix, nous l’avons tous fait, n’en déplaise à quelques auteurs grincheux.
Ce que je n’accepte plus, en revanche, c’est la petitesse des contrats d’édition, les closes inadmissibles et le dédain avec lequel nous sommes parfois traités, alors même que nous sommes les chevilles ouvrières du système. Sans auteur, plus d’éditeurs. Il serait juste que les auteurs jeunesse puissent bénéficier du même type de contrat que certains auteurs « adultes ». Après tout, les pourcentages sur les ventes devraient être très importants. Si on ne vend pas, on ne gagne pas (normal), mais si on vend, on ne doit plus être considéré comme la cinquième roue du carrosse (ce qui est trop souvent le cas). Si l’argent rentre dans les caisses, nous devrions, nous aussi, en profiter. En profiter vraiment. Ce serait la moindre des choses. Certaines situations aujourd’hui sont insupportables et indignes. En disant cela, je crois exprimer la pensée de beaucoup d’auteurs et d’illustrateurs.
En effet, beaucoup d’entre nous discutent là-dessus et même certains ont créé depuis peu un syndicat afin de se battre et de faire reconnaître nos droits et de les améliorer, ce qui ne serait pas un luxe, croyez-moi. Mais tout ceci, ne m’empêche pas de dire également que sans éditeur, plus de livres publiés. Et des auteurs qui resteraient avec des projets inutiles pleins leurs cartons à dessins.
Voilà, je me suis bien excité, maintenant je vais me reposer et commencer un nouveau travail. Un clou chasse l’autre avec à chaque fois, l’espoir de tenir le bon « filon », la perle rare qui va nous permettre de mettre un peu d’argent de côté. Mais c’est une perle des plus rares assurément, une perle noire !
Bien à vous et bon travail.
Philippe-Henri Turin, un illustrateur heureux malgré tout.
Le villeurbannais Philippe-Henri Turin est né en 1963 à Lyon, une ville où il a appris les bases de son métier d’illustrateur d’abord aux beaux-arts puis à l’école Emile Cohl. Après une année passée aux studios Folimage de Valence, sous la direction de Jacques-Rémy Girerd, d’abord comme intervalliste puis comme animateur, il a rapidement pris son envol en solitaire, préférant le travail d’illustrateur indépendant, et depuis le début des années 90, il dessine pour les petits et les grands enfants. Dans la presse jeunesse, il collabore à différentes revues, essentiellement pour Fleurus ( « je lis des histoires vraies », « 1001 Histoires », etc…). Il a aussi dessiné pour différentes collections des éditions Milan (Zanzibar, Contes traditionnels…). Mais il est un peu plus connu pour son travail à l’Ecole des loisirs, une maison d’édition où il se sent particulièrement bien, en collaboration avec Alex Cousseau, l’auteur des textes. C’est d’ailleurs le petit succès de ces livres qui lui ont permis de travailler uniquement sur l’ouvrage des dragons pendant plus de deux années sans interruption et qui lui ont permis de rencontrer des éditeurs passionnés chez Belin. Philippe-Henri Turin est, par ailleurs, l’auteur de deux textes, Warf le pirate et La Bombarde, tous deux publiés au Seuil jeunesse.
Les Ogres (Turin/Durual / texte de S.Chausse/ éditons Albin Michel-1993)
Warf le pirate (Texte de Turin/ Illustrations de C. Durual / Seuil jeunesse- 1993)
Bartelby (Turin/ Texte adapté de H. Melville/ GrimmPress-2004)
Le Père Noël (Turin/Durual / texte de S.Chausse/ éditons Albin Michel-1994)
Warf le pirate/ tome 2 (Turin/ Illustrations de Fred Bernard/ seuil jeunesse-1995)
Les Chevaliers (Turin/Durual / texte de S.Chausse/ editons Albin Michel-1996)
L’art d’être chat (Turin/ Texte de S. Chausse / Seuil jeunesse- 1997)
L’agenda du Père Noël (Turin/ Texte de S. Chausse/ Albin Michel- 1998)
La Bombarde (roman/ Seuil jeunesse-1999)
La Marseillaise Noire (Turin/ Texte de J. Cowan/ Editions du Cosmogone-2001)
Histoire caustique et illustrée de la bonne ville de Lyon (Turin/ texte de M. Fustier/ l’Antilope-2002)
Les trois loups (Turin/ Texte de A. Cousseau/ Ecole des loisirs-2002)
Je veux être une maman tout de suite (Turin/ Cousseau/ Ecole des Loisirs -2002)
Quichute et SangChaud (Turin/ Cousseau/ Ecole des loisirs- 2003)
On veut voler mon Trésor ! (Turin/ Cousseau/ Ecole des loisirs-2004)
Pangbotchi (Turin/ Cousseau/ Ecole des loisirs- 2005)
Tendres Dragons (Turin/ Texte de S. Chausse/ Editions Belin – 2007)

n bidouillant le binz pour afficher le message écrit un an auparavant, je suis tombé sur mes illustrations Starship Troopers. Je ne les avais pas revues depuis un bon moment et ça m’a fait quelque chose. Parce que c’était Starship Troopers, parce que c’était là mon premier pas dans la SF pure et dure et surtout parce que ce fut un effroyable gâchis (j’en parlais ici ou là). Maintenant, avec le recul et un œil différent, je vois que ça merdouille de-ci de-là, des roches un peu molles, un peu trop d’effets tape-à-l’œil, des cernés colorés parfois un peu trop marqués (c’était pour moi le moyen rapide de détacher les plans quand je manquais de temps pour finaliser une illustration), etc. Mais dans l’ensemble je m’étais bien appliqué, j’en avais bavé et surtout je m’étais vraiment éclaté. Je trouve que ça tient plutôt bien la route au final, ambiances, couleurs et atmosphères, et je regrette amèrement que l’aventure se soit arrêtée si brutalement. Ah pinaise que c’était bon de dessiner les arachnides et les valeureux troopers. En plus quand je vois la tournure prise par cette gamme après que j’ai claqué la porte (c’est par ici), ça me crève le cœur. J’espère surtout que ce ne sera pas mon unique intrusion dans le genre. Je suis plus axé pirates, fantasy, chevaliers & co mais j’aurais aussi beaucoup à extérioriser en matière de SF… Qui sait. Un peu de patience.

on année 2006 fut placée sous le signe des chevaliers avec la réalisation de deux albums, « le Chevalier à la plume » et « les Chevaliers de la Table Ronde ». Cette année c’est les pirates. En début d’année j’ai terminée un ouvrage généraliste, The Story of Pirates, pour Usborne. Ces derniers temps, j’en finalise un second consacré spécialement à Francis Drake, toujours pour Usborne (un crayonné mis en page d’une double-page ci-dessous). Et les éditions Fleurus viennent de me contacter pour participer à une grande encyclopédie sur les pirates. On m’annonce que je recevrai, pour chaque image, de la doc, un brief, une mise en page. De quoi travailler dans de très bonnes conditions. Impec.










