Ecrit dans Gamemastery. Lu 558 fois. 2 commentaires.

Ce weekend il a neigé en Corée, c’est beau, tout blanc et ça caille. Aujourd’hui un peu de rangement. J’ai réuni les différents tutoriels dans une nouvelle rubrique au nom original de «tutoriels» accessible par le petit menu, sous la bannière. Ce sera plus simple pour s’y retrouver, un accès plus facile, plus la peine d’éplucher les pages du Journal de bord.
A part ça j’ai bossé comme un dératé ce weekend… Je finis en quatrième vitesse la deuxième fournée d’armes et objets magiques (plus d’infos ici ou ). Je les ai voulu plus sombres, torturées et étranges, mystérieuses… Je scanne tout ce matin et hop direction le ftp aux Usa. Ensuite je vais poursuivre la mise en couleur des illustrations pour Pocahontas et j’ai encore d’autres projets sur le feu. Je voudrais tout finir avant de plier bagage. Les jours à venir s’annoncent studieux et les nuits courtes…

gm

P. S. :
Suite à ma rogne d’il y a peu à propos des «sangsues» du net, j’ai jeté un œil à mes statistiques et le problème est bel est bien résolu. Le nombre de requêtes extérieures a fondu et je vais pouvoir dormir sur mes deux oreilles sans crainte de retrouver mon site (et par extension mon Journal de bord) dans les choux un beau matin. Je suis désolé pour ceux que ça a pu gêner mais je me rends compte que c’est bien là la seule solution efficace. D’autant plus que je n’ai pas assez de temps et d’énergie à perdre pour sillonner le net et faire le shérif… ;)

Jeudi 24 novembre 2005

Das Schwarze Auge

Ecrit dans Jeux de rôle. Lu 600 fois. 2 commentaires.

Dans la série les bonnes nouvelles, j’ai été contacté il y a peu par l’éditeur allemand Fanpro pour travailler sur le jeu «L’Œil Noir» ! Youpi dansons la karioka ! Pour ceux qui ne connaissent pas, je crois pouvoir dire que c’est un peu le Dungeons & Dragons européen, ce jeu fit un carton dans les années 80′. Et L’Œil Noir c’est un peu ma madeleine. Tout comme Dragon Magazine (j’en ai parlé rapidement dans ce message). J’avais joué un peu à ce jeu quand il était encore publié en français, par Gallimard. J’étais accro aux illustrations et comme pour Dragon, je rêvais de «faire pareil» un jour. Le jeu était aussi décliné dans les collections «Livres dont vous êtes le héros», chez Gallimard aussi. Donc un très bon contact avec l’éditeur, nous allons commencer par quelques images en noir et blanc et l’année prochaine on passe à la couleur pour faire quelques couvertures de la série. Impec. En cherchant un peu je dois pouvoir remettre la main sur la boîte du jeu…

oeil

P. S. :
A propos de ma petite rogne d’hier, je ne me suis peut-être pas très bien exprimé. Sur le principe je n’ai rien contre le fait qu’on prenne mes images pour les mettre ailleurs, bien au contraire, ça me fait plaisir et c’est plutôt flatteur. Ce n’est pas non plus un problème de plagiat ou d’utilisation abusive, mes illustrations sont protégées et je n’ai encore rien vécu de tel. Là c’est un problème sur la forme, purement technique et financier lié à Internet. Et ça ne date pas d’hier. Je paye un abonnement tout les mois pour mon site et le Journal de Bord, je paye la bande passante. Et quand je la vois fondre petit à petit à cause de sangsues, ça ne m’amuse pas vraiment…

Lundi 21 novembre 2005

Les naufragés de l’Arbre-Pont

Ecrit dans Fantastique, SF et Fantasy. Lu 2 316 fois. 7 commentaires. Il y a un an, j'écrivais Quels talents !.

Il y a quelques années j’avais illustré «les naufragés de l’Arbre-Pont» pour les éditions Nathan. Depuis le livre a eu un certain succès et il est régulièrement réimprimé et adapté aux nouvelles collections. Le livre sera donc publié à nouveau et ils m’ont contacté pour faire une nouvelle couverture pour la nouvelle collection. Pour info voilà les précédentes couvertures.

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Cette année rebelote et on me donne beaucoup de temps. C’est chouette je vais pouvoir prendre mon temps, justement, et faire ça au mieux. Tranquillement. Comme la collection est différente on me fait un joli briefing et par rapport à l’histoire on me conseille de montrer le vaisseau-mère écrasé avec l’arbre poussant dessus (si vous voulez savoir pourquoi allez lire le bouquin). Parfois les éditeurs donnent à l’illustrateur un point de départ pour illustrer une couverture, je trouve que c’est souvent utile car l’illustrateur n’a pas forcément une vision d’ensemble de la collection ou n’est peut-être pas familiarisé avec l’esprit de cette collection. Un petit aiguillage de départ peut éviter d’avoir à recommencer des crayonnés faisant doublon avec une autre couverture d’un autre bouquin. Je me lance alors sur la piste du vaisseau plus l’arbre mais cela ne me convient pas à cent pour cent et je fais un crayonné supplémentaire avec l’arbre seul, pour ne pas trop dévoiler l’histoire. Et c’est cette proposition qui est retenue !

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Ensuite j’ai suivi cette piste en ajoutant un lézard au premier-plan pour dynamiser l’image et crée de la profondeur et je détaille un peu plus le lointain. Mais l’éditeur trouvait que cette version manquait un peu de patate, de vertige et j’ai fait un nouveau crayonné en ce sens, une contre-plongée.

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Crayonné accepté et puis direction la mise en couleur. J’ajoute aussi un petit test maison pour voir ce que ça va donner mis en page. Ça me plaît bien ;)

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Vendredi 18 novembre 2005

4. Réglages et finalisation

Ecrit dans Technique et matériel. Lu 4 893 fois. 9 commentaires.

Pour ce tutorial je me base sur un autre tutorial qu’avait réalisé - exprès pour moi, encore merci - Marc Fleuret qui travaille chez Rageot Editeur. Il m’avait préparé une explication bien sympa des réglages à faire pour bien préparer numériquement une illustration en vue de l’impression. En voici ma version. Attention, je ne prétends pas qu’il faut absolument faire comme ça, que c’est la meilleure méthode, je suis cette démarche et ça fonctionne plutôt bien. Je suis preneur, commentaires, remarques et suggestions sont les bienvenus !

Quelques précisions pour commencer. Je réalise toujours une illustration à au moins 130% de plus que le format final (cela dépend aussi du temps que j’ai mais au minimum 130%). Ainsi on gagnera en définition à la réduction.
Aussi il faut veiller à dessiner et peindre un à deux centimètres de matière en plus pour avoir de la marge et faciliter ainsi le futur recadrage. Si vous dessinez votre illustration exactement au format final ce sera périlleux pour l’éditeur et l’imprimeur. C’est un détail important car il serait dommage que l’éditeur aie à tailler dans votre image s’il venait à manquer un centimètre je ne sais pas où au moment d’inclure l’image dans la maquette. Dans mon exemple, on peut aisément enlever un centimètre tout autour de l’image.
Enfin, je scanne toujours les illustrations en 600dpi voire plus pour avoir le maximum de précision et de détails. Ensuite dans Photoshop je passerai l’image à a résolution demandée, généralement 300dpi.

ETAPE 1 :
Tout d’abord il faut que Photoshop (que j’utilise principalement) soit bien réglé et calibré. Voilà mes réglages. L’image n’est pas bien grande mais c’est lisible, pour le profil RVB, j’indique tout simplement celui de mon écran.

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ETAPE 2 :
Il faut ensuite régler les courbes. En double-cliquant sur la pipette pour les tons sombres, le point «noir» de l’image, on définit la valeur CMJN de la couleur qui apparaîtra comme la plus «noire» de notre image. Marc Fleuret m’avait conseillé de mettre les valeurs suivantes en CMJN (98:90:92:80) qui correspondent en fait au maximum d’encrage toléré par les machines et/ou le papier. Pour de l’impression ce n’est pas la peine de mettre du noir à 100%, de plus cela risquerait de faire baver les tons sombres de l’image. EN revanche si votre illustration est destinée uniquement à une utilisation numérique il est peut-être préférable de mettre du noir à 100% pour avoir le meilleur contraste. Dans un premier temps j’effectue tous ces réglages en restant en RVB.

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ETAPE 3 :
Ces réglages fait, je pointe le point le plus noir de mon image, ici un des trous du devant du casque du gladiateur et le point le plus blanc, situé sur le haut du casque, le reflet. On peut voir tout de suite la différence avec l’image précédente, c’est plus contrasté.

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ETAPE 4 :
Mais le réglage des courbes a souvent tendance à assombrir et parfois brûler un l’image. Je modifie alors les tons moyens avec les niveaux en les éclaircissant un peu pour éclairer l’image. Ensuite je modifie les couleurs avec les modifications de correction sélective ou la balance des couleurs pour retrouver les couleurs de l’illustration originale sur papier. C’est souvent le travail le plus délicat, le scanner a beau faire du bon boulot, ce n’est jamais exactement ce qu’on attend… Pour finir je passe un filtre accentuation avec comme base les valeurs suivantes Gain:120, Rayon:1.0, Seuil:8, en les bougeant légèrement suivant les cas. Cela permet de pousser un peu la netteté de l’image.

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ETAPE 5 :
Voilà l’image est prête. Je la passe alors en CMJN et retouche un peu les couleurs au cas où il y aurait quelques «pertes» ou légères modifications lors du changement de mode. Et hop direction la maison d’édition !

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Jeudi 17 novembre 2005

Réponses (bis)

Ecrit dans Technique et matériel. Lu 611 fois. 2 commentaires.

Tout d’abord un petit message de réponse aux réponses du sujet «Réponses». Merci et puis ne vous inquiétez pas tant pour moi, si ça prenait beaucoup de temps pour faire ces tutos je ne les ferai certainement pas (ahah). Je passe ici une vingtaine de minutes par jour, à peine plus et de toute façon c’est avec plaisir. Je ne fais pas ces tutos dans un but pédagogique, didactique. Simplement pour partager. Pour montrer bah voilà moi je fais comme ça. Et ça ne me dérange pas du tout de dévoiler un peu mes techniques, mon travail, je ne suis pas du tout dans le trip «je garde tout pour moi, qu’ils se débrouillent». Ça n’a aucun intérêt. Et si on me pose une question (qui tient la route) je réponds, ce n’est pas bien compliqué.
En revanche un truc me chiffonne. J’espère que les lecteurs, je pense plutôt aux illustrateurs en herbe, ne vont pas recopier bêtement. Ce que je montre c’est une démarche personnelle. Il m’a fallu de longues heures de travail, recherche, observation, essais pour arriver à certaines techniques, astuces. Finalement ce qui est présenté ici n’est qu’un raccourci, un résumé de l’aboutissement d’années de travail. Rien ne remplace le vrai travail de recherche, toutes ses étapes, ses ratés, ses réussites. Recopier telle ou telle technique n’aurait aucun sens. Tout simplement parce que ce ne serait pas du vécu. En revanche s’inspirer et adapter à son propre travail me semble plus intelligent. C’est pour ça que je ne détaille pas plus la mise en couleur, ça ne servirait à rien d’expliquer que je tiens le pinceau comme ça, je le passe dans ce sens puis dans l’autre, etc. On ne peut pas apprendre à quelqu’un à tenir un pinceau mais on peut l’aiguiller, lui donner la bonne direction et lui indiquer les culs de sac. C’est le piège des bouquins «comment dessiner & co» dont je me méfie beaucoup, on vous livre des astuces mais on ne vous donne pas la démarche pour y arriver. Il est à mon avis préférable de regarder, d’observer et comprendre des peintures, d’autres artistes, des illustrations et de se questionner sur comment ça a été fait, par quoi l’artiste a commencé, comment a-t’il trouvé cette couleur, comme les plans s’enchaînent, comment crée t’il de la profondeur, comment les couleurs sont juxtaposées, etc. C’est pour moi la meilleure méthode. Je passe souvent plus de temps à réfléchir qu’à dessiner.

Complètement autre chose, on vient de me passer une commande sympa. C’est pour un recueil de contes pour les éditions Milan. Des contes sur les indiens et je vais illustrer Pocahontas ! La vraie histoire de Pocahontas, pas celle bousillée et édulcorée de Disney… C’est sympa, ça me plaît bien et ça faisait un moment que je voulais illustrer l’univers indien. bon je vais me replonger dans les illustrations d’indiens de N. C. Wyeth.

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