Ecrit dans Technique et matériel. Lu 390 fois. Aucun commentaire.
Dernièrement mon antique écran cathodique m’a lâché. Il a fait un joli clac et une bonne partie de l’image est devenue floue, hum hum, ça crépitait aussi à l’arrière, après cinq années de bons et loyaux services. J’ai donc acheté un écran plat, un peu de changement ne fera de mal à personne, comme de gagner de la place sur mon bureau. J’ai choisi le top du moment d’après les sites spécialisés. Un Viewsonic VP191b 19 pouces. Et bien, franchement, je n’avais jamais vu ça ! Je n’étais jamais convaincu par les écrans plats vus dans les magasins, j’étais même un peu inquiet pour le rendu des couleurs. Avec cet écran c’est superbe, que c’est beau. Net, lumineux, agréable. Le plus important pour moi était que les tons noirs soient très profonds et pas gris ou teinté, ou encore moiré. Et les blancs lumineux sans être brûlés. Là c’est top. Une grosse claque. Pour couronner le tout, en étant en Corée, je fais une économie monstrueuse sur le prix de l’écran puisque je ne paye pas de frais de ports exorbitants depuis Taiwan et qu’ici il n’y a pas de taxes. Viewsonic ne devrait pas tarder à me contacter pour des parts de marchés…





 

Lundi 5 septembre 2005

Be back

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Et voilà c’est parti pour une nouvelle saison sur le Journal de Bord !
L’été est passé à grande vitesse, la naissance de ma fille Line, son arrivée à la maison, la découverte de la paternité, l’été fut très chaud à Séoul, avec une humidité ambiante frôlant quotidiennement les cent pour cent, on avait l’impression de mâcher l’air, les ventilateurs ont tourné sans arrêt, la climatisation peinant pour nos offrir quelques vingt-huit degrés salvateurs, je n’aime pas trop me retrouver collé à mon illustration. Maintenant le temps est beaucoup plus agréable, l’automne pointe déjà son nez, de plus un typhon va sévir sur le Japon dans les jours à venir ce qui nous apporte du vent, de la pluie et de la fraîcheur…
Cependant, je ne suis pas resté les bras croisés. Fini les quelques illustrations pour le magazine Dragon #336, terminé les illustrations pour le jeu «Diplomacy», j’ai aussi fait mes premières illustrations pour le jeu de carte «Call of Cthulhu» et j’ai illustré la suite des Nouvelles Chroniques de Krondor, «Le boucanier du roi».
J’ai repris crayons et pinceaux depuis quelques temps, de manière un peu hachée, profitant des siestes de la petite. Je bosse actuellement sur un jeu de société pour Ravensburger, «Suspect» une sorte de Cluedo mâtiné de «Qui est-ce ?» (pour les connaisseurs), c’est assez chouette à faire, je crayonne pour l’instant. Ces jours-ci je mets en couleur les 56 objets magiques et étranges pour Dungeons & Dragons, du pain sur la planche…
Mon été fut bien rempli et je n’ai pas vraiment eu le temps de dessiner «pour moi» ce que j’attendais et espérais depuis longtemps. Ce n’est que partie remise. En attendant je regarde la petite Line qui grandit vite, chaque jour est différent, chaque jour quelque chose de nouveau commence, ces jours-ci Line déploie toute son énergie pour de belles séances de rigolades…


 

Samedi 3 septembre 2005

Mises à jour

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Pour bien démarrer ce mois de septembre j’ai mis à jour le site et le blog.
Le site fait peau neuve, une nouvelle esthétique, de nouvelles images, etc, et le blog change un peu de couleurs. Un peu de changement de temps en temps ne fait pas de mal. Je vous invite donc à visiter la nouvelle mouture du site en attendant le retour des news lundi prochain, ici même…




P. S. :
Je profite de ce message pour rappeler que vous pouvez me contacter directement via le petit truc «Contact» tout en bas de page…

Jeudi 21 juillet 2005

Dragon

Ecrit dans Jeux de rôle. Lu 428 fois. Aucun commentaire.

J’ai reçu ce matin le numéro 334 de Dragon Magazine. J’ai illustré à l’intérieur l’article sur la cité de Crimmor pour l’univers Forgotten Realms. C’est très chouette et je suis bien content ! La mise en page est classe et efficace. Mes images passent bien. Un petit bémol cependant, je remarque que le papier utilisé est très fin et boit les couleurs, ce qui malheureusement fait un peu baver les tons sombres. Et ce dans tout le magazine, les images sont un poil trop «noires». Il faudra que je pense à ça pour la suite.
En tous cas je suis vraiment content de bosser avec Dragon Magazine, j’ai déjà travaillé pour le numéro suivant, le 335 et pour la semaine prochaine je finis quelques images pour le 336. Voilà une collaboration qui commence sous les meilleurs auspices !








Vendredi 8 juillet 2005

E pericoloso sporgersi

Ecrit dans Culture et artbooks. Lu 508 fois. 1 commentaire.
En me replongeant dans l’univers lovecraftien pour mon futur travail d’illustrations, j’ai repensé à un auteur qui me tient tout particulièrement à coeur. William Hope Hodgson. Né en 1877 en Angleterre, William Hope Hodgson s’engage comme mousse à l’âge de 13 ans et fait plusieurs fois le tour du monde. Les récits des marins entendus dans les ports du Monde l’ont d’ailleurs très fortement inspiré. De retour il devint photographe et body-builder. Installé en Angleterre il mit au point une chaîne de salles de sports et devint «L’homme le plus fort d’Angleterre». Le soir ou à ses moments perdus il écrivait. Hodgson a écrit les bases du fantastique moderne en seulement une dizaine d’ouvrages. Le roman de maison hantée, les fantômes, les épaves mystérieuses, le détective du surnaturel et même les prémices de la SF avec «Le Pays de la Nuit». Il est mort à 41 ans dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale. A l’époque, un certain Lovecraft lui envoyait ses nouvelles et récits pour avoir des remarques et critiques. Lovecraft qualifia d’ailleurs Hogdson de «rare auteur à prendre et traiter le surnaturel avec sérieux». Mais l’oeuvre d’Hogdson tomba vite dans l’oubli et c’est uniquement grâce à la ténacité de passionnés que l’on peut continuer à lire ses histoires aujourd’hui (et encore…).
William Hope Hodgson est certainement l’auteur qui m’a le plus influencé et inspiré dans le traitement du fantastique, du mystère. En lisant ses œuvres, «La maison au bord du monde» (son chef-d’oeuvre que je recommande chaudement), «Les pirates fantômes», «Le pays de la nuit», j’ai pu me faire ma propre vision du fantastique. Lorsqu’un personnage de Hodgson se trouve confronté à une créature étrange, il ne la décrit pas, il écrit qu’elle est «horrible» ou «répugnante» sans entrer dans les détails, alors que d’autres auteurs n’hésiteraient pas à développer les descriptions en nous imposant leur vision de la créature, ses membres tordus, la bave qui pend à ses lèvres, ses yeux injectés de sang. C’est beaucoup plus fort de ne pas décrire en détail ce que l’on voit. Une toute petite indication, un mot, dire simplement qu’une chose est «horrible» fait affreusement travailler notre imagination. Nous nous faisons chacun notre propre vision de la chose et ce que l’on va inventer sera certainement cent fois plus repoussant que toutes les descriptions possibles. Nous vivons à une époque où, grâce (ou à cause) à la magie des effets spéciaux aux avancées de la technologie et des images numériques, on se laisse prendre par l’envie de tout montrer, de tout donner au lecteur, au spectateur. Tout simplement parce qu’on a les moyens de le faire. Ma démarche va à contre-courant, mes illustrations suggèrent plus qu’elles ne montrent. Je ne dévoile que ce qui est nécessaire à la bonne lisibilité de l’image et je cache volontairement les clefs des mondes que je peins. Le lecteur doit participer à une illustration, je souhaite qu’il se questionne face à mes créations. Comment est-ce possible ? Pourquoi ce personnage est-il là ? Que se passe-t-il vraiment ? Souvent, on me demande pourquoi j’ai dessiné tel ou tel décor, pourquoi ce personnage nous regarde de cette manière ou encore pourquoi cet animal a des couleurs si étranges. Naturellement j’ai un début de réponse et ma propre vision de la scène, mais je ne dirai rien. Tout comme William Hope Hodgson, je préfère rester au bord des abîmes et regarder ce qui se passe en bas, sans plonger dedans…