Et hop c’est reparti pour une semaine acharnée. En plus je fais face à des soucis purement techniques et matériels. Je travaille de plus en plus grand, ceci étant du au format des albums que je suis en train de réaliser (ou les double-pages pour Science & Vie Découvertes). C’est-à-dire des illustrations finales qui tournent autour de 30 x 40 cm. Le format original est d’environ 25 x 30 cm et comme je travaille toujours à 130% pour gagner en précision et définition à la réduction, ça donne de grands formats. Ajoutez à cela de la matière supplémentaire pour permettre au maquettiste de rogner un peu l’image sans souci lors de l’intégration à la mise en page, plus des marges pour que je puisse tendre le papier comme il faut, on arrive au final avec une surface nécessaire de papier autour de 40 x 50 cm. Et ça, malheureusement, ça n’entre pas dans mon imprimante A3+, argh… Auparavant je reprenais tout à la table lumineuse sur le format 40×50. J’imprimais mon grand crayonné sur des A3 que je collais entre eux pour recomposer l’image et direction la table lumineuse. Mais c’est laborieux, long, inintéressant au possible et pour couronner le tout je perds un peu de la fraîcheur de mon crayonné en le reprenant ainsi, mon but étant de ne pas avoir à toucher le crayonné de départ (comme je l’ai expliqué en détails ici).
Demain je vais voir un imprimeur qui - apparemment - pourrait imprimer mes 40×50 sur le papier que je veux. J’espère que ça va marcher. Je gagnerai du temps, beaucoup de temps en ne reprenant pas mes crayonnés sur du grand papier et surtout je pourrai les conserver intacts. Enfin bon, de la cuisine interne, le genre de casse-tête auquel on ne s’attend pas toujours… Pour remédier à tout ça une bonne fois pour toute, j’envisage d’ailleurs d’investir dans une imprimante A2, j’ai des vues sur une Epson Stylus Color 3000, là je pourrai tout faire pépère à la maison et ne plus me casser la tête avec ces histoires de papier. Bon, en attendant j’ai fini mes quelques crayonnés pour Warhammer, en voilà un, le «chaos organ»…

Cette semaine c’est un peu la semaine marathon. Vivement la fin. Je termine aujourd’hui les crayonnés pour l’album Casterman, en tous cas la première tranche. Je dois finir en couleur la nouvelle série d’armes et objets magiques pour Paizo, Paizo qui vient d’ailleurs de me contacter pour un nouveau projet, faire le plateau de la nouvelle édition du jeu «Kill Doctor Lucky», une sorte de Cluedo, ça va être amusant. Ensuite je crayonne pour Warhammer RPG, on remet le couvert en couleur pour le nouveau supplément «Heed the Call of Chaos», je dois dessiner que des trucs cradingues, du vomi, des monstres, de la barbaque et déformations en tout genre, hum hum. Et encore d’autres choses en devenir dont je parlerai plus tard. Ca occupe et je suis un peu, beaucoup, complètement lessivé. En attendant la suite, le crayonné du premier chapitre de l’album Casterman. Retour au pays natal…

Cette semaine je ne vais pas, ou peu, écrire, j’ai trop de choses à boucler en même temps. Je finalise les crayonnés pour l’album Casterman Jeunesse, je mets la touche finale à mes illustrations pour Science et Vie Découvertes (après les dragons les fonds marins) et j’ai aussi plusieurs trucs personnels à régler, paperasse & co. «Worky worky» comme dirait notre voisin, un monsieur coréen d’un certain âge, un peu dans le cosmos, vivant seul de petits boulots de déménagements, livraisons, grâce à sa camionnette. Ce personnage haut en couleur, fort sympathique, chaleureux et un peu «spécial», intrigué par la venue d’un nouveau voisin, français en plus, m’avait dit lors de notre installation qu’il ne connaissait, je cite, que deux mots de français, «Yves Montand» et «pantalon». Je lui avais donc répondu que dorénavant je le surnommerai «Yves Montand», plus simple ;)
L’attente n’aura pas été trop longue, voilà un des premiers crayonnés pour «Le chevalier à la plume». Course poursuite en forêt… Une illustration basée sur les contrastes. Contraste entre un décor imposant et de petits personnages, contraste entre un ciel clair et une forêt sombre et mystérieuse, contraste ente les chevaliers sur leurs montures, en mouvement, au triple galop et une forêt immobile, rigide, verticale et enfin contraste entre des tonalités cassées et ténébreuses pour le sous-bois, gris verdâtres, terre d’ombre, et les tuniques colorées des cavaliers, l’un près de nous, le héros, et l’autre, plus loin, disparaissant dans l’ombre des sapins. C’est marrant parce que je vous montre un crayonné, gris, des lignes, mais je vois l’image en couleur, assez précisément. A suivre…

Ces temps-ci je mets au propre et peaufine mes crayonnés pour «Le chevalier à la plume», album d’illustrations que je réalise pour Casterman Jeunesse. En solo pour les illustrations, à partir d’un texte de Brigitte Coppin. Je n’en dirai pas beaucoup sur le contenu, simplement que l’histoire se déroule au moyen-âge, à l’époque des croisades et des châteaux forts. Un jeune homme rentre chez lui après de longues années d’apprentissage et rêve de devenir un jour chevalier. Sur son chemin il va croiser une dame étrange qui va lui remettre une plume tout aussi étrange et en avant pour l’aventure ! Une base historique solide et une bonne dose de féérie et magie. Exactement ce qui me plaît, bousculer et dévier le réel, faire apparaître le fantastique là où on ne l’attend pas. Je vais réaliser une douzaine d’illustrations pleine page au format 26,5 x 31 cm. Pour info c’est la collection Les albums Duculot. Avec Jean-Michel Coblence, mon épatant directeur artistique, nous sommes partis sur le format de l’album Saburo. Il y aura quelques double-pages, d’autres illustrations plus documentaires sur le moyen-âge et bien sûr la couverture. Jean-Michel me donne carte blanche. Un peu comme pour mon Robinson chez Magnard, je fais «ce que je veux». Je suis d’ailleurs dans le même état d’esprit que pour Robinson, je vais profiter de cette liberté pour peindre tout ce que j’ai en tête depuis un moment. Surtout pour les gammes de couleurs, j’ai dans l’idée de frapper fort de ce côté-là et sortir des sentiers battus de l’imagerie chevaleresque moyenâgeuse habituelle parfois un peu trop clinquante. Je vois quelque chose de plus sombre et ténébreux, mystérieux. Je me régale, le format est grand, idéal pour bien travailler, le sujet intéressant et le texte suffisamment libre pour me laisser aller et m’exprimer comme je le souhaite. Je dois rendre tout ça fin mai et montrerai ici des crayonnés au fur et à mesure. Un peu de patience ;)










