h que ça m’agace… Voilà donc un exemple de ce que j’ai en tête. Le but d’un filigrane étant de dissuader de copier une image (ou au mieux casser les pieds de l’abruti qui espère le faire disparaître au tampon Photoshop), s’il est placé n’importe comment ou dans un coin, il ne servira pas à grand chose. J’ai vu plusieurs exemples (article intéressant ici par exemple), un texte répété de manière régulière sur l’image, un simple texte sur une zone importante ou encore une forme de sceau couvrant les points sensibles de l’image. J’opte pour un mélange de ces solutions. Je préfère un texte manuscrit pour que ce soit plus vivant et que la rigidité d’une typo ne vienne pas casser ou perturber les mouvements dans l’image… Et un « sceau » qui limite plus ou moins le recadrage. Je ne mettrai pas de filigranes sur les crayonnés car en deux coups de niveaux dans Photoshop on les fait sauter. Je me rends bien compte que c’est lourdingue, peut-être et je l’espère complètement inutile, je suis le premier peiné, mais bon… Qu’en dites-vous ? Au passage, pour les déçus et/ou râleurs, plissez les yeux et je rappelle que toutes mes illustrations sont visibles en librairie, héhé. Il ne faudrait pas l’oublier, et ce sans filigrane ;)

e weekend, en parcourant le net à la fraîcheur du soir, je suis tombé là-dessus. Un éditeur hong-kongais a aspiré le site d’une communauté d’artistes pour en faire un artbook. Sans prévenir, sans rien demander. Bravant tout ce qu’on peut imaginer en matière de lois, législations, politesse, correction et respect… Vous avez bien lu, quelqu’un se remplit les poches en pillant des sites d’illustrateurs sur le net. Pas un mais plusieurs dizaines d’un coup. Hallucinant. Je ne vais pas recopier ce qui a été écrit ailleurs et vous invite à parcourir ces quelques liens :
Ici, sur CaféSalé, la discussion qui m’a mis la puce à l’oreille.
Là, la communauté d’illustrateurs en question.
Ensuite, sur ce blog, par ici, un message plus complet que sur CaféSalé et ses updates successifs des jours suivants, au fil de l’affaire (toujours en cours), update#1, update#2, update#2 et update#4. Pour finir, par là, une galerie avec toutes les pages du livre en question prises en photo…
Je souhaite à ces personnes bien du courage pour faire la lumière là-dessus et, qui sait, obtenir réparation.
Là franchement, ça dépasse tout ce que j’avais pu imaginer. Et ça me met hors de moi. Bon, ce n’est peut-être qu’un cas isolé, la faute à pas de chance, ça n’arrive pas tous les jours. Mais quand ça vous tombe sur le coin de la figure, ça fait mal et les conséquences peuvent être désastreuses. Voire catastrophiques car comme je l’écrivais auparavant, ici en dernier paragraphe, cela peut remettre en question beaucoup de choses. Ce qui me chiffonne, pour ma part, c’est que je mets en ligne uniquement des illustrations commandées par des éditeurs, rémunérées, publiées, diffusées, exploitées via contrats signés voire souvent copyrightées chez ces mêmes éditeurs. Les images que je partage, je ne les ai pas réalisées dans mon coin, pour mon plaisir. Il s’agit toujours de commandes, de créations dans un cadre précis et verrouillé. En gros, comment dire, si je ne mettais en ligne que des images perso, en cas de vol, bon, ce serait vraiment pénible et ce serait tout pour ma pomme. Alors que là, actuellement, cela impliquerait d’autres personnes…
Sans sombrer dans la parano facile, je trouve que ça commence à faire beaucoup. Je vous ai déjà fait part de mes inquiétudes à ce sujet plusieurs fois (surtout à la suite de l’usurpation stupide de ce début d’année, par ici). Apparemment, ça dérape de plus en plus, il suffit de lire quelques messages à gauche à droite pour s’en rendre compte, comme celui-ci, fleuve, sur le forum Catsuka ou celui-là ailleurs. C’est vraiment triste, affligeant, harassant de voir encore et toujours que l’on peut se comporter ainsi. On fait des efforts pour partager son travail, mettre en commun des univers et des techniques, faire plaisir, apporter une part de rêve. Voir cette aventure gâchée et la confiance ainsi sapée par des imbéciles… Ca commence à faire beaucoup donc. Cette nouvelle affaire de copie est la goutte d’eau qui fait déborder le pot de peinture.
Aujourd’hui, je partage pas loin de 800 images. 800… Demain ou dans dix ans, je n’ai pas envie de les retrouver maltraitées je ne sais où et prendre le risque de remettre en question mes relations avec certains de mes éditeurs. Je souhaite pouvoir dormir sur mes deux oreilles. Surtout, je refuse de perdre un temps précieux, de consacrer ne serait qu’un peu énergie pour ce genre d’abrutis et je crois que - bien malheureusement - je vais devoir passer à l’étape suivante… Bien entendu, je compte poursuivre notre aventure et mettre en ligne mes images comme je le fait depuis quelques années. Naturellement, je souhaite en premier lieu préserver et respecter mes fidèles lectrices et lecteurs, mes assidus visiteurs en proposant des images d’une taille convenable et pas des timbres poste. Il me semble donc que dans l’immédiat la solution la moins « castratrice », c’est le filigrane. Je ne suis pas dupe et me doute bien que cela ne résout pas totalement le problème. Mais pas de panique, un filigrane discret et bien placé peut en dissuader plus d’un et donner du fil à retordre. Je suis en train de réfléchir à tout ceci et si vous avez des idées je suis preneur. Pour que tout se fasse en douceur, je vous questionnerai avec plusieurs propositions sous les yeux. Ca me soule tout ça mais comme on dit, mieux vaut prévenir que guérir…

ette semaine, quelques news et surtout de la technique. Tout d’abord sur les forums de l’éditeur français Black Book, on peut lire ce message, ici en milieu de page, concernant un projet de jeu de rôle destiné aux plus jeunes : « Nous fignolons donc actuellement notre futur jeu d’initiation : Chroniques Oubliées. Il s’adressera principalement au 8/14 ans mais pourra aussi servir à faire partager notre passion à des amis plus âgés ». Je trouve que c’est une formidable initiative. La Fantasy & co faisant actuellement de gros cartons au cinéma et dans l’édition jeunesse, c’est la période idéale pour lancer un projet ambitieux d’initiation. Je me souviens de mes premiers pas dans le jeu de rôle, autour de 12~13 ans, et avaler des règles complexes et touffues ce n’était pas évident. Je leur souhaite bonne chance !
Puis, chez John Howe, par là, une réflexion anecdote très intéressante sur le métier, les droits, l’exploitation et la reproduction des images. Ensuite, les éditions Milan, à Toulouse, propose, le 23 mai, des journées portes ouvertes pour les illustrateurs. L’occasion idéale pour se faire une idée de leur catalogue et surtout présenter son travail. Que vous soyez débutant ou confirmé, les portes sont ouvertes, une bonne initiative aussi, par ici. Et ce serait sympa ensuite d’avoir des retours sur ces rencontres.
Côté technique, une astuce pour Vista bien sympathique permettant de créer des dossiers virtuels avec ce que l’on veut dedans, par là. Par exemple vous avez, comme moi, des images éparpillées dans des centaines de répertoires un peu partout. Il suffit de faire une recherche, enregistrer le résultat de la recherche comme un dossier virtuel qui sera consultable directement. Pratique et efficace.
Ensuite, oui encore des polices, pour le coup il n’y en a pas des milliers mais une sélection qui vaut le détour, par ici.
Puis, de jolies bidouilles pour mettre en place des galeries d’images bluffantes et très jolies, par là.
Pour finir, sur le blog Freewares et Tutos, on peut trouver des dossiers riches en infos réunissant des pelletées de logiciels. Comme ici par exemple avec tout ce qu’il faut pour manipuler, bidouiller et gérer les PDFs sans débourser un centime. Et là, la liste de ces thématiques. Sur le même site, j’ai découvert Yudu Freedom qui transforme les PDF en livres virtuels, ça peut être sympa pour présenter joliment un book en ligne, à tester. Dans le même genre, il existe PageFlip pour Wordpress, transformant les documents en livres virtuels. Plus classieux, j’ai fait un petit test ci-dessous…
Page Flip - WP_PageFlip
Réalisé avec WP_PageFlip.
Pour voir l'animation du catalogue interactif vous devez installer la dernière version de Flash player.
e weekend, Goupil, en commentaire, a eu la bonne idée d’écrire ceci : « Combien de temps passez-vous à chercher des contrats ? Surtout au début ça représente énormément d’heures souvent pour rien, et c’est cela de perdu pour la productivité. Est-ce que ça vaudrait une entrée de blog ? »
En effet, cela mérite amplement une entrée…
Il y a dix ans, quand j’ai mis les pieds dans l’illustration, n’étant pas sur Paris, je ne pouvais pas facilement rencontrer et démarcher les éditeurs directement. Editeurs souvent repérés via de longues heures de prospection dans les librairies pour se projeter dans telle ou telle collection, ou conseillés par des amis illustrateurs ou encore découverts via des catalogues et annuaires de salons. J’envoyais donc des dossiers de photocopies de mes illustrations. Ensuite, si une dizaine de jours plus tard, je n’avais pas de réponse (positive ou négative), je passais un coup de fil pour m’assurer que le dossier était bien arrivé et s’il était possible d’avoir un petit retour, des conseils, commentaires ou suggestions. Petit à petit, cela m’a permis de mieux cibler mes envois. Deux à trois fois par an, je prenais une bonne dizaine de rendez-vous et me rendais sur Paris pour présenter mon travail. Bien entendu, j’ai eu mon lot de politesses et portes dans les dents, mais au fil du temps, je pense m’être fait remarquer et connaître. Ces démarches aussi soutenues par une présence sur les salons, du livre à Paris en mars, jeunesse à Montreuil en décembre, Bologne en Italie au printemps…
Une remarque par rapport à la question de Goupil, ce n’est jamais pour rien. Ca prend beaucoup de temps, c’est souvent difficile voire laborieux mais ça fait partie du jeu et ce n’est jamais pour rien, je répète. Tout simplement parce qu’une majorité d’éditeurs conserve les dossiers envoyés, sous le coude, pour une future occasion ou nouvelle rencontre. Il m’est souvent arrivé d’être contacté des années (je dis bien des années) après avoir envoyé des dossiers ici ou là. Ce n’est pas du temps pris sur la réalisation d’illustrations mais du temps pris pour se préparer un avenir, monter un carnet de contact, se faire voir, connaître, remarquer.
Et surtout, il faut persévérer. Ce n’est pas parce qu’un éditeur vous dit non aujourd’hui, que ce sera la même chose demain. Au début, il m’est arrivé de rencontrer des éditeurs dans leurs bureaux, se disant intéressés mais rien de concret et puis, plus tard, sur un salon ou ailleurs, on se rencontre à nouveau, ils se souviennent peut-être de mon travail, de moi ou d’une image et là, ah oui, une nouvelle collection va pointer son nez ou je ne sais quelle perspective et nous allons pouvoir collaborer.
Il faut aussi savoir se rendre disponible. A mes débuts, je résidais à Lyon. Un matin, Pierre Marchand, directeur d’Hachette jeunesse à l’époque, me téléphone. Il souhaitait me rencontrer rapidement, peut-être du travail. Il me dit qu’il voit sur mon dossier que je suis sur Lyon et me demande quand je pourrais venir à Paris ? Je réponds du tacotac que je peux être dans son bureau le jour même, dans l’après-midi. A l’époque, je ramais, les débuts toujours difficiles mais j’ai cassé ma tirelire pour me payer l’aller-retour à Paris dans la journée. Je pouvais difficilement me le permettre financièrement mais il faut battre le fer quand il est chaud. Le rendez-vous a duré une petite vingtaine de minutes et je suis rentré chez moi, le soir, avec de très bonnes pistes qui allaient se transformer en contrats conséquents dans les semaines suivantes. Comment dire, je perdais une journée de boulot, prenant ainsi du retard sur mes projets en cours, question sous j’étais limite, mais ce que ça m’a apporté ensuite en valait largement l’effort…
Aujourd’hui, je démarche toujours. Moins intensivement, mes illustrations et publications travaillant pour moi. Mais deux fois par an ou en pointillé, au fil des news, des annonces et bruits de couloir dans l’édition, je contacte de nouveaux éditeurs ou me rappelle au bon souvenir d’autres. Je fonctionne uniquement par emails, invitant ces contacts à visiter mon essentiel, ici. J’ai remarqué que la plupart du temps, je travaille beaucoup au printemps pour les ouvrages à paraître à l’automne pour les fêtes de fin d’année et plutôt à l’automne pour les publications du printemps. Donc j’envoie des messages à la fin de l’été et à la fin de l’hiver.
Même si maintenant les commandes tombent régulièrement, j’entretiens ces démarches pour de nouvelles collaborations, peut-être découvrir de nouveaux univers et me tenir dans le flot. Aussi, et surtout, car on n’est jamais à l’abri d’une peau de banane. Il m’est arrivé une ou deux fois de m’endormir sur mes petits lauriers, me disant que ça va, tout va bien, le téléphone sonne tout seul mais quelques temps plus tard, un projet capotant par exemple, je me suis retrouvé le nez dans l’eau, en rade, sans boulot. Ca peut faire des dégâts et j’ai amèrement regretté de ne pas m’être bougé les fesses en maintenant le contact. Pour tout vous dire, cela m’est encore arrivé dernièrement, en début d’année. Même avec l’expérience douloureuse de situations difficiles auparavant et prévenu, je me suis retrouvé à tirer la langue à cause de fâcheuses coïncidences et un planning mal agencé, un projet qui ne se concrétise pas et un ou deux autres prenant du retard en même temps. Trop confiant, j’ai manqué de prudence à l’automne dernier, au début de l’hiver et je n’avais pas relancé la machine, persuadé d’être débordé dans les semaines à venir… Si je l’avais fait, comme à mon habitude, j’aurais peut-être eu d’autres pistes et projets qui m’auraient permis d’éviter ces tracas. Aïe, ce n’est jamais facile de redresser la barre dans ces cas-là et j’ai passé quelques semaines périlleuses… Et puis je me dis que si, finalement, toutes les pistes se concrétisent et que tout tombe en même temps, et bien tant mieux, je ne me plaindrai pas, bien au contraire, les nuits seront courtes, il faudra mettre les pinceaux double mais au moins, je conserverai la tête hors de l’eau. Dans à peine plus d’un mois, je reviens en France après cinq années en Corée à communiquer essentiellement via emails interposés. Ce retour va me permettre de reprendre un peu le book sous le bras et démarcher les éditeurs français en chair et en os, disons « comme avant ». Les emails, c’est bien pratique, mais ça ne remplacera jamais une vraie rencontre.

e plus en plus souvent, quand un éditeur ou un commanditaire me contacte, il me demande d’indiquer mes tarifs. Et cela même souvent avoir d’avoir énoncé ou détaillé le travail à réaliser. Je suis toujours complètement désemparé. Comment dire, je n’ai pas de grille tarifaire, je n’en ai jamais eu et j’espère ne jamais en avoir une. Tout simplement car je considère que je ne réalise pas quelque chose de reproductible à l’infini de manière systématique. Chaque illustration, chaque projet est unique. Je ne produis pas des tomates à la chaine ou des boîtes de petits pois identiques et toutes calibrées d’après un modèle unique. Non, chaque nouvelle collaboration a une empreinte particulière, une ambiance singulière, un certain intérêt. Aligner des tarifs signifierait, en caricaturant, que je fonctionne en calculant le prix de l’illustration au cm² ou en me lançant dans des calculs d’apothicaire de rendement, rentabilité.
Je n’aime pas ce procédé. Je préfère toujours que l’éditeur avance une proposition de budget en premier, des détails permettant d’évaluer la charge de travail, le contenu des images, le temps alloué à sa réalisation, la diffusion et l’exploitation du produit. Ensuite à moi d’estimer sa complexité, l’intérêt que je porterai ou non à ce projet, ce qu’il m’apportera ou non sur mon petit bonhomme de chemin, un dialogue à sens unique ou non, peu ou beaucoup d’exigences, qui se trouve en face de moi, un travail en confiance ou non, etc. Là, je serai en mesure d’estimer si la proposition tient la route, si le projet est en équilibre. Il arrive très souvent - et la plupart du temps - que cela me convienne tel quel, heureusement. Sinon je suis ouvert à la discussion. Par exemple, si le budget me semble un peu faiblard en fonction de la charge de travail ou des exigences et si l’éditeur ne peut proposer mieux, je demanderai alors plus de temps ou peut-être une plus grande marche de manœuvre. Il m’est aussi arrivé de demander d’être payé plus car j’estimais que le temps imparti était insuffisant ou les conditions un peu trop difficiles pour travailler dans de bonnes conditions. Un projet c’est un tout, une grande équation et il faut trouver le bon équilibre entre toutes les facettes. Mais je ne peux résumer la réalisation d’une illustration à un simple prix, dans l’absolu du genre ok un A4 c’est x euros, un A3 c’est comme ça, un cabochon ainsi…
Bien entendu, j’ai une idée en tête de ce que vaut mon travail et mes images, j’ai des limites au-dessous desquelles je ne m’aventurerai pas. Je me dis que c’est plus sain de fonctionner ainsi. Je ne me ferme jamais de portes et reste ainsi toujours ouvert à la discussion. En fait, ça m’agace de réduire tout ça à des chiffres, du commerce basique. Je crains aussi qu’en alignant des tarifs, cela puisse dérouter ou désarmer certains commanditaires ou éditeurs alors que, suivant le projet proposé, les interlocuteurs, leur flexibilité, je serai tout à fait prêt à faire des efforts. Il est évident que travailler avec un éditeur qui arrose abondamment c’est mieux, plus agréable, héhé. En revanche, il m’arrive souvent de travailler pour d’autres, moins fortunés, parce que le projet en valait vraiment la chandelle, bien dans mes cordes, me permettant d’ajouter une belle pièce à mon petit édifice, que les personnes étaient à l’écoute et respectueuses, conscientes de la situation en me laissant, par exemple, une très grande marge de liberté et d’interprétation du travail à réaliser ou beaucoup de temps.
C’est vraiment délicat et parfois à double tranchant comme je l’écrivais ici, en fin de message. Ebloui par des noms prestigieux, Starship Troopers, Shadowrun, je me suis lancé dans des aventures hasardeuses dans des contextes inacceptables. Aventures qui se sont d’ailleurs soldées par de douloureux écueils. Mais, avec le temps et le recul, je me dis que même si je me suis royalement fait bananer financièrement, que j’ai certainement perdu beaucoup de temps et d’énergie et bien, finalement, après réflexion, il en reste quand même quelque chose de positif qui peut m’ouvrir d’autres portes : des illustrations que je n’aurais certainement pas pu réaliser ailleurs ni autrement et quand même un petit reste de l’affiche prestigieuse. Délicat donc.
Pour finir, je me pense sur la voie du travailler mieux pour gagner plus. J’ai remarqué et cela se confirme au fil de mes commandes, que plus je tends vers une certaine qualité, un certain rendu, une certaine exigence, un certain savoir-faire et plus on me propose des budgets conséquents. Cela va de soi il me semble et les éditeurs - sérieux - ont bien la tête sur les épaules sachant estimer un travail à sa juste valeur. C’est une certaine forme de reconnaissance qui me fait plaisir et me pousse à aller encore et toujours plus en avant. Je me dis finalement que les illustrations parlent d’elles-mêmes et ne pas avancer de tarifs permet aussi de savoir ce que pense la personne en face, ce qu’elle a derrière la tête et comment elle évalue ce qui lui est présenté. Ce qui peut se révéler salvateur quand on est dans le doute ;)










