Ecrit dans Gamemastery. Lu 446 fois. 17 commentaires. Il y a un an, j'écrivais A voir et à lire V.

En attendant les illustrations du pack «Adventure Gear» et celles du quatrième, «Dragon’sTrove», voilà les 110 pour le troisième, «Relics of War». Sur le site de Paizo on peut en voir quelques-unes mises en page. J’avais voulu mettre ces images en ligne quand je les avais réalisées en cours d’année, mais je m’étais fait taper sur les doigts par l’éditeur. Voilà qui est réparé maintenant que le pack est sorti. Je m’étais bien amusé et pour info toutes les illustrations pour les packs I et II sont en ligne sur le site, c’est par ici. J’ajoute aussi les deux personnages réalisés pour les packagings qui portent tous les deux armes, armures et objets du pack.
Et je profite de l’occasion pour répondre à une question qu’on m’a posé plusieurs fois. A quoi servent ces cartes ? Et bien tout simplement à visualiser les objets trouvés, gagnés, volés, achetés ou je ne sais quoi pendant les parties. Bien que les rôlistes aient évidemment une imagination fertile, je trouve ça plutôt pas mal et j’aurais adoré ce genre de cartes du temps où je jouais. Je pense qu’on joue là beaucoup avec le côté fétichiste des joueurs et ça s’adresse peut-être plus aux nouvelles générations de joueurs, ceux un peu trop habitués au prémâché genre jeu vidéo mais en lisant les commentaires sur le site de Paizo il y a apparemment beaucoup de vieux de la vieille qui attendaient ce genre de produit depuis longtemps. En plus c’est adaptable à tous les jeux dans le trip médiéval-fantastique, héroic-fantasy & co. Il n’y a qu’une description succincte du matériau dont l’objet est fait et la place est laissée vide pour les caractéristiques, pouvoirs ou autres. Aux joueurs et maîtres de faire travailler leurs méninges…

Mardi 28 novembre 2006

Faire le point (2/2)

Ecrit dans Digressions et tergiversations. Lu 389 fois. 5 commentaires.

Pour que je sois satisfait d’une illustration il faut que j’ai eu du plaisir et de l’excitation à la réaliser (comme les gamin qui bruitent en dessinant, ce qui m’arrive encore), que je sois parvenu à mettre en image ce que j’avais en tête et que ce que j’ai peint atteigne le but que je m’étais fixé. C’est-à-dire émouvoir, faire vibrer, trembler et/ou rêver le lecteur. Je ne me contente pas d’être simplement heureux de toucher des euros contre une image ou ravi parce qu’elle me semble réussie ou encore satisfait parce que l’éditeur est content. Comme je l’écrivais hier, j’ai parfois eu beaucoup de plaisir à réaliser certaines illustrations mais un couac peut vite faire tourner l’affaire au cauchemar, ce qui me pourrit complètement le plaisir et transforme une belle aventure en mauvais souvenir.
En fin de compte il y a pas mal de réalisations dont je suis pleinement satisfait, sur toute la ligne, un bon paquet en fait (des albums, des couvertures, pour Rageot par exemple ou encore certaines illustrations pour l’édition jeunesse). Celles au bon équilibre entre travailler dans le respect et la bonne humeur, une certaine jouissance en dessinant/peignant et la satisfaction des lecteurs face aux illustrations publiées. Je pense notamment à «Robinson Crusoé» même si la réalisation de l’album s’est faite dans la douleur sur la fin à cause du retard pris. Car entre temps je me suis marié et j’ai déménagé de France en Corée. Un drôle de chamboulement. Ce changement d’horizon, la vie à deux, une ambiance et un climat différent, de nouveaux lieux, m’ont bouleversé au point que je n’avais jamais autant pris de risques pour une mise en couleurs. Avec le recul, je crois bien que je ne m’étais jamais autant dépassé pour aller chercher ce que je n’avais encore jamais fait en peinture. La pression (et la passion) aidant certainement. Des cieux roses, des variations de bleus, de verts, tout un tas d’expériences techniques, créer de nouvelles textures, tester de nouvelles manières de faire les nuages par exemple, etc. La liberté (totale) laissée par les éditrices, l’espace (de grands formats) et le sujet (classique et connu de tous) m’ont permis de m’évader. J’étais sur un petit nuage et je bouillonnais, la tête pleine d’images, de couleurs, une certaine euphorie dont je garde un excellent souvenir.
Je pense aussi à «l’Encyclopédie du fantastique et de l’étrange». Avant ce projet, je travaillais principalement pour l’illustration jeunesse plutôt du côté de l’aventure et de l’historique avec quelques rares escapades vers le fantastique ou l’héroic-fantasy (chez J’aiLu, ou D20 Magazine par exemple) surtout pour des couvertures de romans. A l’époque je n’avais pas encore vraiment mis les pieds dans le milieu du jeu de rôle et ses ramifications et je n’avais pas vraiment pu m’exprimer dans mes domaines de prédilection que sont le fantastique, la fantasy & co. Il me semble qu’on voyait surtout en moi une technique, un style réaliste et documenté avec une mise en couleur qui tenait plutôt la route. Je crois que je n’oublierais jamais quand Jean-Michel Coblence, directeur de collection chez Casterman, m’a contacté pour me proposer de participer à cette aventure. Je n’avais pas vraiment l’habitude qu’on me propose un travail en pensant d’abord à mon univers et pas uniquement à ma technique et mon style. Un projet en complète adéquation avec ce que j’attendais, du fantastique pur jus. J’étais très touché. Je pouvais enfin faire du fantastique et en longueur. Au total une bonne cinquantaine d’illustrations. Grâce à des textes excellents, des formats, des ambiances et des thèmes divers et variés, j’ai pu faire mes armes. En plus avec la chance d’avoir un interlocuteur qui sait écouter, aider, soutenir et surtout donner le champ libre pour que je puisse m’exprimer pleinement et laisser mon imagination et mon inspiration se débrider. Pour couronner le tout, en super bonus quelques formidables espaces de pure création (sans textes à respecter) que sont les trois couvertures des trois albums ou encore les doubles-pages sur la Guerre des Monde ou à propos des vampires. J’ai en moi beaucoup d’images, de gammes de couleurs, d’atmosphères emmagasinées depuis des années, petit à petit, au fil de mes lectures, balades, rencontres et j’en ai imprégné toutes les illustrations de ces encyclopédies.
Pour finir je pense à tout ce que je fais actuellement dans le milieu du jeu et du jeu de rôle. Même si ça devient de plus en plus difficile de travailler dans de bonnes conditions (surtout du côté financier), en confiance, sans doutes ni méfiance, je suis là comme un poisson dans l’eau. Artistiquement en tous cas. Après dix ans de cheminement j’arrive enfin à travailler sur des projets la plupart du temps en complète harmonie avec mon univers, mon style, ma technique, mes sentiments et mes désirs. Je me fais plaisir et je peux développer tout ce qui me tient à cœur depuis longtemps, dessiner des dragons, des pirates, des objets magiques, des monstres, des paysages fantastiques, des ambiances mystérieuses, etc. Mais à un ou deux exceptions près cela se fait quand même, toujours, dans un certain cadre, avec des limites et des contraintes, se conformer à des cahiers des charges, des mondes déjà bien en place à respecter.

Actuellement, après quelques passages à vide, je suis plutôt satisfait de ce que je fais, je déroule mon univers petit à petit, distille ce que je gardais, ce que je n’avais pas pu mettre en images plus tôt. Mais je voudrais aller plus loin. Sortir du carcan. Jusqu’à maintenant, même si j’ai souvent de plus en plus de libertés, j’ai toujours travaillé dans le cadre de commandes. Ca m’a sauté aux yeux en revoyant mes illustrations pendant la mise à jour du site. On me propose des textes, des histoires, des aventures, des mondes à mettre en images qui heureusement collent de plus en plus à mon univers. Grâce aux libertés évoquées plus haut j’ai pu insuffler de temps en temps ce que je ressens au plus profond de moi. Je repère de ci delà des bouts d’idées, des amorces, des tentatives mais jamais développés jusqu’au bout. Même dans le cadre de commandes je suis arrivé, il me semble, à me dévoiler de temps en temps. Et je ne parle pas de technique ou de style mais vraiment d’un univers. J’ai tellement de choses à faire sortir, tellement d’images en tête que j’envisage sérieusement de prendre les commandes. Je ne sais pas encore vraiment sous quelle forme mais mener une aventure seul. De bout en bout. D’ici la fin de l’année je vais creuser et ouvrir des pistes. Je n’y parviendrai peut-être pas du premier coup mais j’en ressens le besoin. De plus en plus pressant et évident. Faire sauter les barrières et ouvrir les vannes.

Jeudi 23 novembre 2006

Rewind

Ecrit dans Gamemastery. Lu 537 fois. 3 commentaires. Il y a un an, j'écrivais A voir et à lire II.

Retour sur quelques nouvelles de la semaine dernière tombées pendant la mise à jour du site.
Tout d’abord à propos de mes monstres marins. J’ai terminé la mise en couleurs des deux illustrations et j’en suis très content. Je ne m’étais pas autant amusé en peignant depuis un bon petit moment, ça fait du bien de travailler dans de bonnes conditions, avec plaisir. Malheureusement je ne peux pas mettre les images en ligne maintenant parce que cette extension ne sortira qu’en juin 2007 ! Etant donné l’engouement autour du jeu (je l’ai constaté en voyant le nombre de visite du message avec mes crayonnés et le nombre de liens vers des forums consacrés au jeu Pirates), chez Wizkids ils préfèrent que j’attende avant de montrer le travail finalisé. Ce que je comprends tout à fait (patience donc). Au passage ils m’ont commandé une nouvelle illustration pour cette même extension, un portrait de pirate (dans le genre Jack Sparrow du film Pirates des Caraïbes) qui servira de fond au packaging, sous le plastique d’emballage.
La semaine dernière j’ai aussi terminé le GameMastery Item pack - AdventureGear. J’ai jeté un œil au site de Paizo au passage et j’ai découvert un concours basé sur mes illustrations ! Excellent ! C’est par . Si j’ai bien tout compris, chaque semaine avant la parution du pack, une nouvelle carte est mise en ligne et les joueurs peuvent venir écrire une description de l’objet représenté (les gagnants recevant un pack gratos). C’est vraiment chouette, j’aime beaucoup cette idée. Un des principaux atouts de ce projet est de pouvoir créer ces armes et objets de toutes pièces. J’ai le champ libre, je fais ce que je veux et comme je l’écrivais ici, quand le premier pack était sorti, j’avais apprécié que l’éditeur n’indique aucune description au dos des cartes, juste quelques lignes sur le matériau employé dans leur fabrication mais rien sur leurs pouvoirs ou leur vécu. Pour chaque objet, moi aussi, je m’invente une histoire. Pouvoir lire maintenant ce qu’imaginent les joueurs est très intéressant et enrichissant. Certains partent dans des délires fantastiques alors que d’autres sont plus terre à terre ou d’autres encore arrivent à donner un sens et une vraie histoire à ces objets. Ce qui, il me semble, les enrichit considérablement. Les inventions autour de la carte avec le masque rouge sont étonnantes.

Mercredi 27 septembre 2006

On air

Ecrit dans Culture et artbooks. Lu 502 fois. 2 commentaires. Il y a un an, j'écrivais Mythologie.

Depuis début septembre les séries américaines font leur rentrée. J’ai suivi de près l’actualité à la recherche de la nouvelle perle. J’ai surtout regardé les épisodes pilote de certaines séries. D’autres ont déjà avancé un peu, ce qui permet de se faire une idée un peu plus précise. J’ai aussi lu je ne sais plus où un article très intéressant sur le nouvel Hollywood. Celui des séries télé. Je résume. On expliquait en gros qu’Hollywood délaisse maintenant le cinéma qui n’est plus que du divertissement, on ne prend plus aucun risque, on ne fait plus que des remakes ou des suites, on adapte des franchises déjà existantes dans l’unique but de se remplir les poches et tant pis si c’est mauvais, mal raconté, inintéressant, creux, etc… Hollywood se tourne maintenant vers les séries, débloquant des fonds conséquents, voire quasi-illimités par rapport à ce qui se faisait il y a quelques années en arrière. Et là on redécouvre l’originalité, les bonnes histoires, le sens de la narration, la qualité du jeu d’acteur, etc. La bataille est rude, la barre très haute et les risques sont majeurs, financiers et artistiques. Les chaines américaines, NBC, CBS, Fox & co, luttent tous les soirs et scrutent les taux d’audience. Même si parfois les retombées peuvent être douloureuses, comme arrêter une série après six épisodes par manque de téléspectateurs, l’émulation des créateurs pour tenir le haut du panier bat son plein. Pour le plus grand plaisir des fans de séries comme moi. De plus en plus on voit apparaître des séries haut de gamme qui jouent sur la durée en développant des personnages, creusant une intrigue, etc. Bref en tirant partie de tous les avantages du support télé.
Il y a trois séries qui m’ont tapé dans l’œil.

Tout d’abord Jericho :

«Une catastrophe nucléaire plonge les habitants d’une petite ville du Kansas dans le chaos. Le pays est-il complètement ravagé ? Y a-t-il d’autres survivants ? Les doutes, les peurs et le désespoir commencent à gagner le petit groupe de survivants. Mais face à cette épreuve, le pire comme le meilleur peut surgir…» Pour l’instant seul le pilote a été diffusé et ça tient bien la route. Même si dans ce premier épisode la facture est assez classique et le traitement plutôt linéaire on sent que ça peut devenir passionnant, jouant sur les peurs de ces habitants face à l’inconnu, sur la paranoïa qui en découle, sommes-nous les derniers, que s’est-il passé, comment gérer une telle situation, pouvons-nous sortir, etc. J’ai hâte de voir la suite. Assez original pour le détour.

J’ai aussi vu le pilote de Heroes :

«Des gens aux pouvoirs extraordinaires vivraient parmi nous. Un jeune idéaliste essaie de convaincre son frère politicien, qu’il sait voler… Une pom-pom girl découvre qu’elle est invincible… Un prisonnier se réveille en dehors de sa cellule… Une artiste, rongée par sa dépendance aux drogues, a la faculté de peindre l’avenir… Un flic a le pouvoir de lire dans les pensées… Au Japon, un jeune homme peut arrêter le temps et se téléporter… Leurs destins se croisent.» Premier épisode plutôt réussi surtout axé sur la présentation des différents personnages et leurs étranges facultés. On n’est pas vraiment dans le trip mutant à la X-Men ou super héros en collant et couleurs criardes. Ca semble plus «réaliste» et terre-à-terre. Apparemment la série va aussi beaucoup jouer sur les connexions entre les personnages, un peu comme dans Lost où tout le monde se croise à un moment ou un autre sans s’en rendre compte. Pour l’instant on ne sait pas du tout vers quoi on nous dirige, mystère total, mais là aussi la quantité d’ouvertures possibles est accrocheuse. Le hic à mon avis c’est le côté un peu trop culte avant l’heure. Dans Heroes on se la joue un peu trop mystico-philosophico-je-ne-sais-pas-quoi et j’espère que ce côté un peu prétentieux s’effacera avec la suite.

Mon gros coup de cœur c’est Vanished. J’adore :

«La femme d’un éminent sénateur des Etats-Unis disparaît. Au fur et à mesure de son enquête l’agent du FBI Kelton découvre que ce n’est que la partie visible d’un bien plus vaste complot…» Un scénario policier archi-classique et déjà exploré maintes fois que ce soit à la télé ou au ciné. Mais, déjà six épisodes de diffusés et qu’est-ce que c’est bon ! Très très bien ficelé avec une réalisation efficace et nerveuse au service de l’histoire. On sent que les scénaristes ont un fil rouge en béton et vont dévoiler l’histoire petit à petit. On découvre en même temps que les différents personnages les dessous de l’affaire et plus on creuse et plus cela devient intriguant, mystérieux et passionnant. On n’a pas du tout le sentiment d’avancer à tâtons ou de se faire balader péniblement comme cela peut se ressentir dans Lost ou 24H au gré du manque d’inspiration des scénaristes. C’est construit et réfléchit. En plus on ne s’ennuie pas une seconde, haletant, un bon rythme avec son lot de révélations et réponses à chaque épisode et ce sans relances inutiles ou rebondissements providentiels pour nous tenir en haleine. Le scénario a l’air suffisamment riche, complexe et tentaculaire pour nous scotcher une saison entière. Un très bon polar.

Voilà mon petit tour d’horizon de cette rentrée. J’en ai vu d’autres sympas si on aime vraiment les genres policier/fantastique/SF comme Brotherhood, une plongée dans l’univers mafieux américain un peu dans le même trip que les Soprano mais en plus réaliste il me semble, dans la veine de The Wire. Ravi de découvrir ces nouvelles séries même si leur avenir peut être incertain. Ca fait du bien de voir un peu de neuf. Même si les thèmes de ces séries peuvent paraître bateau au premier abord, je me dis que le format série télé peut donner des étincelles en jouant sur la durée d’une ou plusieurs saisons pour les développer en profondeur (enfin j’espère). En plus la qualité est au rendez-vous, ça me rassure après certaines terribles déceptions comme le début de la deuxième saison de Prison Break par exemple…
Et mon seul regret quand je regarde ces séries, c’est… de ne pas être américain. Je ne suis jamais allé aux Etats-Unis et ça a forcément un côté exotique à regarder, une certaine distance, un environnement différent de celui dans lequel je vis, culturel ou géographique, pas ou peu de repères, des subtilités qui m’échappent certainement. Je me dis que l’immersion et la projection dans les personnages doivent être beaucoup plus fortes quand on vit dans les villes où se déroulent ces aventures, quand on a les mêmes produits à la maison ou qu’on reconnaît tel ou tel accent régional, on doit être pris aux tripes bien plus fortement… Maintenant j’attends une ou deux autres séries qui débarquent le mois prochain, The Nine par exemple («Une interminable prise d’otages se termine en un véritable carnage ! Seules neuf personnes en réchappent. Que s’est-il passé lors des longues heures d’angoisse à l’intérieur de la banque ?») ou celle qui feront leur entrée à mi-saison comme Traveler. De quoi s’en mettre plein les mirettes ;)

Mercredi 20 septembre 2006

Kurtz

Ecrit dans Culture et artbooks. Lu 1 657 fois. 12 commentaires. Il y a un an, j'écrivais Pulse ARTS bis.

Dans la série découverte, j’ai lu les polars de Dan Simmons avec pour héros (ou plutôt anti-héros) le personnage de Joe Kurtz. Je suis un grand fan de Dan Simmons, ses romans et sagas, L’échiquier du mal, Hypérion & co, Nuit D’été, L’homme nu, Les larmes d’Icare, etc, m’ont toujours fasciné. C’est brillant, parfois même un peu agaçant tellement c’est bien et toujours un peu déprimant d’arriver à la fin d’un de ses romans, tout simplement parce qu’il faut se séparer des personnages et univers dépeints… Habitué à lire Dan Simmons dans ses domaines de prédilection que sont le fantastique et la SF, j’avais été surpris qu’il se mette aussi au polar. Dans le genre «hard boiled». Du polar bien sombre, radical et oppressant, cru et sans concession, noir et violent. La «trilogie» Joe Kurtz m’a plus qu’agréablement surpris. Excellent. Toujours écrit avec maestria et un sens de l’humour décapant. On prend un malin plaisir à suivre les aventures souvent cauchemardesques de Joe Kurtz ex-privé sorti de prison après avoir défénestré un criminel, vengeant ainsi la mort de sa partenaire et pris entre la mafia, les flics véreux, d’étranges psychopathes… Ca se lit d’une traite, le cœur palpitant. Jouissif.