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V

oilà que ma tribune prend vie et c’est Philippe-Henri Turin qui ouvre le bal. Je ne connais pas encore Philippe-Henri personnellement, nous nous sommes seulement croisés sur des salons et nos illustrations se côtoient en librairie. Quand j’étais en fin d’études à l’Ecole Emile Cohl, en deuxième et troisième année, on nous parlait souvent des Turin, Durual, Roca, Mansot, Graffet et d’autres, comme exemples d’illustrateurs accomplis sortis de l’école avant nous. Ca nous boostait sérieusement, une forme d’idéal à atteindre et je suis très content d’échanger avec Philippe-Henri aujourd’hui. Je lui ai proposé de nous raconter la réalisation de son dernier ouvrage, son périple Tendres Dragons. Il me semble que c’est une aventure atypique, très éloignée de la simple commande habituelle. Un véritable travail d’auteur. Une volonté, une exigence de qualité et une ténacité impressionnantes. Un travail de titan durant deux années, pas loin de 200 pages… Un véritable Everest. Je suis enchanté que Philippe-Henri ouvre le bal car son récit apporte un nouvel éclairage sur le milieu de l’édition et la réalisation d’un livre. Ci-dessous, le témoignage suivi d’une petite bio et d’une biblio.
Pour avoir un aperçu du livre, quelques échantillons sur Amazon, c’est par et pour découvrir le travail de Philippe-Henri, je souligne sa participation au collectif sur les Dragons (encore !) de la Galerie Daniel Maghen, c’est par ici (une de ses illustrations, en bas à gauche, le dragon crachant le feu).
Voilà, je laisse la place :

Je m’appelle Philippe-Henri Turin et suis illustrateur pour l’édition-jeunesse depuis 18 ans. Mon Dieu ! Voilà qui ne nous rajeunit pas. Vincent m’a demandé de raconter une expérience qui m’est arrivée et qui, paraît-il, pourrait intéresser une ou deux personnes sur ce blog. Il a décidé de créer une nouvelle rubrique à la suite de ses articles sur la profession et des commentaires qu’ils ont suscités. Donc s’il faut commencer par un bout cette histoire, commençons-la par le commencement.

Il y a près de quatorze années, Sylvie Chausse, un auteur avec qui j’ai l’habitude de travailler, écrivit un texte, un abécédaire pour être plus précis, sur le thème des dragons. En ce temps-là, (on pourrait croire que je parle du temps des pharaons !) les livres sur les dragons en France, n’étaient pas monnaie courante, pas comme maintenant en tout cas. Nous étions donc persuadés de tenir un bon « filon ». L’éditeur de cette époque me demanda de faire des essais, ce que je fis, enthousiaste, bien que n’aimant pas cela. Je ne suis jamais bon dans cet exercice. Je trouve qu’il est impossible de faire le même travail à l’essai et au final. Et Malheureusement, comme je le prévoyais, les essais, malgré ma bonne volonté, ne furent pas à la hauteur des espérances de l’éditeur et je fus remercier, à juste titre au vu de ces quelques dessins que j’ai encore en ma possession. L’auteur dut retravailler son texte plusieurs fois jusqu’à écœurement. De plus, l’éditeur commençait à penser qu’un livre sur les dragons, ça ne marcherait jamais dans notre pays. Des visionnaires ! Sylvie repris le tout, le rangea dans un tiroir qu’elle ferma soigneusement pendant plusieurs années.
C’est la rencontre, en 2004, avec un tout tout petit éditeur mâconnais, avant tout imprimeur, et qui a depuis disparu, qui a relancé le projet des dragons.
En effet, devant sa demande, nous avons présenté cette idée d’un abécédaire aussi amusant qu’instructif. En effet, entre le moment où le livre avait été imaginé et cette nouvelle rencontre, nous avions trouvé tout un tas de documents relatifs aux dragons. Ces animaux n’étaient pas seulement des bêtes d’héroic-fantasy ou du moyen âge mais également des animaux liés à toutes les civilisations du monde. Voilà le thème principal de notre ouvrage. Il ne me restait plus qu’à faire des essais encore une fois. Mais là, je refusais tout net. Soit je travaillais tout de suite, projet accepté, soit je ne faisais pas de dessins. Par la suite, je montrais quand même mes deux premières illustrations à cet éditeur qui, rassuré, nous laissa faire notre travail tranquillement. L’avance en monnaie sonnante et trébuchante fut des plus ridicules, compte tenu du fait que je savais pertinemment que je devrais travailler au moins un an et demi sur ce livre. Mais j’avais fait un choix : celui de faire le livre que je voudrais comme je le voudrais avec la certitude au bout du compte d’avoir une maquette que je pourrais travailler avec l’éditeur ainsi qu’un ouvrage parfaitement bien imprimé, ce qui n’est pas le cas habituellement. Je pense que tous les illustrateurs ont eu des désillusions en voyant leurs livres revenir de l’impression. La perte est inévitable certes, mais parfois elle est carrément scandaleuse. Bien peu d’entre-nous, je parle des dessinateurs, peuvent suivre l’impression et discuter avec l’imprimeur. Et puis les coûts et les raisons économiques font qu’on regarde à deux fois avant de faire refaire le travail. Bref là, je tenais un éditeur qui était avant tout imprimeur et un très bon imprimeur qui plus est.
La décision prise, le coup de feu fut donné à la fin octobre 2004. Le travail sur le chemin de fer me prit un mois et demi. Je cherchais mon format, ni trop grand ni trop petit, regardais les livres déjà imprimés et choisissais un format viable économiquement et artistiquement qui fut accepté par l’imprimeur-éditeur. Je n’ai plus revu mon éditeur, ou peu s’en faut, jusqu’à sa faillite un an et demi plus tard.
Entre temps j’avais déjà fait près de la moitié du livre, du moins je le croyais à ce moment-là, car celui-ci augmenta un peu en pagination après notre visite de la magnifique exposition sur les dragons en Moselle, exposition qui partit ensuite à Paris puis au Québec…
J’avais donc travaillé sans direction ni indication d’aucune sorte que les miennes. Juste mon bon vouloir, ma volonté, mes désirs : en somme le rêve ! Et le cauchemar également car je n’avais personne à qui demander si je prenais la bonne direction. Mais cette liberté, je ne l’aurais échangée contre rien au monde. J’avais fait mon chemin de fer sans rien demander à personne, ni le montrer. Il faisait déjà plus de 150 pages et ne tarderait pas à atteindre les 200 pages. Bref, un truc idiot qu’il ne faut jamais faire, mais je l’ai fait quand même. De son côté, l’auteur augmentait aussi son manuscrit. Nous n’en faisions décidément qu’à notre tête, des deux côtés. Pour une fois, nous aurions notre livre, un bébé joufflu et gras, bien rose et bien vivant et pas un poupon en plastique.
Puis patatras, tout se cassa la figure. Notre éditeur disparut. Fini le rêve. Jusque-là, je ne gagnais rien en travaillant sur le livre, mais au moins j’avais la certitude de le voir tel qu’en mon rêve et tout à coup, plus rien. J’ai alors travaillé près de cinq mois sans savoir si notre projet trouverait un autre éditeur. Un moment dur à vivre mais un moment très instructif. J’ai su que je pouvais me passer de filet de protection. Et puis je n’avais plus vraiment le choix. J’avais trop donné à ce projet, il me fallait le finir maintenant.
Avant notre arrivée chez Belin, grâce à une amie, auteur également, j’avais déjà plus de 80 dessins dans mon sac. Elle présenta le projet au salon de Paris en 2006 et ramena dans son escarcelle plusieurs éditeurs dont Belin que nous avons finalement choisi avec Sylvie Chausse. Mais là encore, j’ai posé mes conditions. Si j’ai pu le faire, je le sais, c’est parce que plusieurs éditeurs étaient sur le coup ; la loi de l’offre et de la demande. Sans cela, je suppose que je n’aurais rien pu discuter mais juste dire oui ou non. je n’ai pas voulu d’avance pour moi afin de pouvoir discuter un bon contrat, une évolution rapide et de bons pourcentages, sans parler de tout un tas de petits points très précis qu’il serait trop long de détailler ici. Je sais que ce que je dis peut choquer beaucoup de monde. Je sais que l’avance est nécessaire et même indispensable pour vivre, manger et payer son loyer mais c’est un choix tout comme d’être libre entièrement sur le projet. Nul ne m’y a obligé. Mais je ne le conseille à personne sauf si on se sent passionné au point de ne plus pouvoir en dormir. Il faut être sûr de soi et savoir qu’on va sans doute dans le mur en travaillant de cette manière. Pour nous, tout se termine bien (sauf si les gens ne l’achètent pas en masse ! Soyons bassement vénal !) mais ça aurait pu être très différent. Nous aurions pu nous retrouver, Sylvie et moi, avec un travail inutilisable et deux années et demi de sueur, d’angoisse et de plaisir pour rien.
Mais comme je l’ai déjà écrit plus haut dans cet article que j’espère pas trop ennuyeux, la liberté est un luxe qui se paye très cher. Mais quel plaisir, aujourd’hui, de voir ce livre exister et lut par des grands et des petits. Et de savoir que Vincent va pouvoir le regarder à l’autre bout du monde avec sa femme et sa petite fille.
Pour tout ça, ces efforts valaient le coup.
Voilà, dans l’espoir que ce témoignage vous aura intéressé, je vous souhaite une bonne fin d’année 2007 et pour tous ceux qui écrivent ou dessinent pleins de projets fabuleux que j’aurai hâte de lire dès leur parution.

P.S. :
En me relisant avant d’envoyer ce texte à Vincent, je m’aperçois qu’un point pourrait porter vraiment à controverse, celui de l’avance. Je sais qu’il est normal et même souhaitable d’avoir une avance pour faire un travail. C’est même la moindre des choses qu’un éditeur court un petit risque en nous payant un peu, voire beaucoup pour un nombre infinitésimal d’auteurs, avant même la vente d’un livre. Toutefois, comme chacun le sait, l’avance n’est qu’une avance. La Palice n’aurait pas dit mieux. En résumé, l’avance sur les droits à venir sera d’autant plus importante que vous êtes important. Vous remarquez que je n’ai pas dis : « que vous êtes un grand artiste ». Si certains romanciers reçoivent une avance hallucinante, ce n’est pas parce qu’ils sont des génies (seul le temps le dira et fera l’écrémage) mais parce qu’ils sont de bons vendeurs, souvent très médiatisés.
Pour ma part, je ne suis rien de tout cela. Ni génie, ni bon vendeur. Donc, après 18 ans de carrière, il m’a fallu faire ce sacrifice. Je ne l’approuve pas, mais il était nécessaire pour faire ce que j’ai fait. Aucun éditeur n’aurait voulu de ce projet au départ. Seul un micro-éditeur l’a accepté. Or ces gens, malgré leur bonne volonté et leur audace souvent incroyable dans leurs choix éditoriaux, n’ont assurément pas la trésorerie d’un Gallimard ou d’un la Martinière.
Si par la suite, avec Belin, j’ai fait le même choix, la raison en est que j’avais déjà fait trop de travail pour me laisser mener par le bout du nez. Une petite avance ou rien, pour moi, c’était identique. J’ai choisi de poursuivre dans cette voie, à mes risques et périls. En effet, si le livre ne se vend pas ou peu, je ne gagnerai rien après deux ans et demi de dur labeur. Mais j’ai aussi fait le choix d’une carrière à risque. Je ne suis ni fonctionnaire ni salarié. Et ce choix, nous l’avons tous fait, n’en déplaise à quelques auteurs grincheux.
Ce que je n’accepte plus, en revanche, c’est la petitesse des contrats d’édition, les closes inadmissibles et le dédain avec lequel nous sommes parfois traités, alors même que nous sommes les chevilles ouvrières du système. Sans auteur, plus d’éditeurs. Il serait juste que les auteurs jeunesse puissent bénéficier du même type de contrat que certains auteurs « adultes ». Après tout, les pourcentages sur les ventes devraient être très importants. Si on ne vend pas, on ne gagne pas (normal), mais si on vend, on ne doit plus être considéré comme la cinquième roue du carrosse (ce qui est trop souvent le cas). Si l’argent rentre dans les caisses, nous devrions, nous aussi, en profiter. En profiter vraiment. Ce serait la moindre des choses. Certaines situations aujourd’hui sont insupportables et indignes. En disant cela, je crois exprimer la pensée de beaucoup d’auteurs et d’illustrateurs.
En effet, beaucoup d’entre nous discutent là-dessus et même certains ont créé depuis peu un syndicat afin de se battre et de faire reconnaître nos droits et de les améliorer, ce qui ne serait pas un luxe, croyez-moi. Mais tout ceci, ne m’empêche pas de dire également que sans éditeur, plus de livres publiés. Et des auteurs qui resteraient avec des projets inutiles pleins leurs cartons à dessins.
Voilà, je me suis bien excité, maintenant je vais me reposer et commencer un nouveau travail. Un clou chasse l’autre avec à chaque fois, l’espoir de tenir le bon « filon », la perle rare qui va nous permettre de mettre un peu d’argent de côté. Mais c’est une perle des plus rares assurément, une perle noire !
Bien à vous et bon travail.

Philippe-Henri Turin, un illustrateur heureux malgré tout.

Le villeurbannais Philippe-Henri Turin est né en 1963 à Lyon, une ville où il a appris les bases de son métier d’illustrateur d’abord aux beaux-arts puis à l’école Emile Cohl. Après une année passée aux studios Folimage de Valence, sous la direction de Jacques-Rémy Girerd, d’abord comme intervalliste puis comme animateur, il a rapidement pris son envol en solitaire, préférant le travail d’illustrateur indépendant, et depuis le début des années 90, il dessine pour les petits et les grands enfants. Dans la presse jeunesse, il collabore à différentes revues, essentiellement pour Fleurus ( « je lis des histoires vraies », « 1001 Histoires », etc…). Il a aussi dessiné pour différentes collections des éditions Milan (Zanzibar, Contes traditionnels…). Mais il est un peu plus connu pour son travail à l’Ecole des loisirs, une maison d’édition où il se sent particulièrement bien, en collaboration avec Alex Cousseau, l’auteur des textes. C’est d’ailleurs le petit succès de ces livres qui lui ont permis de travailler uniquement sur l’ouvrage des dragons pendant plus de deux années sans interruption et qui lui ont permis de rencontrer des éditeurs passionnés chez Belin. Philippe-Henri Turin est, par ailleurs, l’auteur de deux textes, Warf le pirate et La Bombarde, tous deux publiés au Seuil jeunesse.

Les Ogres (Turin/Durual / texte de S.Chausse/ éditons Albin Michel-1993)
Warf le pirate (Texte de Turin/ Illustrations de C. Durual / Seuil jeunesse- 1993)
Bartelby (Turin/ Texte adapté de H. Melville/ GrimmPress-2004)
Le Père Noël (Turin/Durual / texte de S.Chausse/ éditons Albin Michel-1994)
Warf le pirate/ tome 2 (Turin/ Illustrations de Fred Bernard/ seuil jeunesse-1995)
Les Chevaliers (Turin/Durual / texte de S.Chausse/ editons Albin Michel-1996)
L’art d’être chat (Turin/ Texte de S. Chausse / Seuil jeunesse- 1997)
L’agenda du Père Noël (Turin/ Texte de S. Chausse/ Albin Michel- 1998)
La Bombarde (roman/ Seuil jeunesse-1999)
La Marseillaise Noire (Turin/ Texte de J. Cowan/ Editions du Cosmogone-2001)
Histoire caustique et illustrée de la bonne ville de Lyon (Turin/ texte de M. Fustier/ l’Antilope-2002)
Les trois loups (Turin/ Texte de A. Cousseau/ Ecole des loisirs-2002)
Je veux être une maman tout de suite (Turin/ Cousseau/ Ecole des Loisirs -2002)
Quichute et SangChaud (Turin/ Cousseau/ Ecole des loisirs- 2003)
On veut voler mon Trésor ! (Turin/ Cousseau/ Ecole des loisirs-2004)
Pangbotchi (Turin/ Cousseau/ Ecole des loisirs- 2005)
Tendres Dragons (Turin/ Texte de S. Chausse/ Editions Belin – 2007)

Lundi 5 novembre 2007

DRAGONS

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A

h que ça fait du bien de faire une pause. Ne pas toucher les crayons et pinceaux pendant quelques semaines. Penser à autre chose, se vider la tête, se ressourcer. Laisser reposer ses mains, laisser infuser quelques temps et ensuite, comme par magie, ça dessine tout seul. Un plaisir.
Retour aux commandes, j’ai déjà pas mal avancé depuis mon retour, quelques illustrations couleur pour Wizkids et la gamme Pirates, des crayonnés, etc. J’ai aussi lu et découvert de jolies choses. Par exemple, sur l’excellent site de l’excellent John Howe, on peut lire un article intéressant accompagné d’un sympathique « step by step » d’une illustration (c’est par ). Ainsi on cerne un peu mieux son processus de création, de mise en couleurs. Très instructif.
Toujours à propos de John Howe, j’ai aussi appris qu’un nouveau livre est sorti. Apparemment pas une énième vitrine ou galerie mais plutôt un « making-of », un ouvrage plus orienté technique. Sur cette page, en pdf, quelques extraits (sur Amazon aussi, c’est par ).
Et toujours à propos de beaux livres, la galerie Daniel Maghen publie en fin d’année le premier volume d’un collectif sur les dragons (plus d’infos et images sur cette excellente initiative ici et ). Affiche prestigieuse, Todd Lockwood, Tom Kidd, Adrian Smith, Karl Kopinski, Paul Dainton, John Howe, Angus McBride, Olivier Ledroit, Paul Bonner, etc. On m’a proposé de participer au deuxième, à paraître en avril prochain. Cool. Je réalise une grande double-page et j’ai choisi de confronter l’eau et l’air…

P. S. :
Avec mon œil neuf et reposé, j’ai à nouveau modifié la bannière du site. La précédente, trop chargée et trop colorée, bouffait complètement le contenu des messages et de leurs images.

Mardi 11 septembre 2007

Déjà Septembre…

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L

‘été ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu. Un été plutôt difficile voire éprouvant, que ce fut sur le plan familial ou professionnel. Enfin bon, je n’entrerai pas dans les détails mais il faut être costaud, bien entouré, soutenu et tenir bon pour franchir les obstacles. C’est comme ça… Nous remontons la pente depuis la fin août grâce à de bonnes nouvelles et à la visite de cousins venus faire le tour de Corée pendant leurs vacances, ça change les idées.
Côté illustration de bonnes et de moins bonnes nouvelles que je détaillerai dans les jours à venir, petit à petit. En attendant, une petite mise à jour esthétique du site pour tendre un peu plus vers mes univers de prédilection, le Fantastique, la Fantasy & co. Mise à jour aussi de la galerie avec l’ajout d’une quarantaine d’illustrations. Presque toutes les illustrations réalisées depuis le printemps, il manque celles pour lesquelles je dois attendre la publication des ouvrages. Cela donne des ajouts pour la gamme GameMastery, l’Œil Noir, Game of Thrones, un nouvel album consacré au jeu en ligne Sang & Sueur (dont je parlerai dans la semaine), un autre regroupant The Story of Pirates et Francis Drake, de nouvelles couvertures ici ou là… Plutôt que de tout détailler, je vous invite à passer par les « derniers ajouts » pour tout voir d’un coup, c’est par ici et déborde sur la deuxième page.
En tous cas, j’envisage sereinement l’automne qui pointe son nez. Je ne travaille actuellement que sur du neuf, de nouveaux projets, tous plus intéressants et passionnants les uns que les autres. Ca fait du bien. Avanti !

Lundi 14 mai 2007

La Dernière Odyssée

Ecrit dans Fantastique, SF et Fantasy. Lu 652 fois. 7 commentaires.

L

es éditions Mango vont lancer une nouvelle collection de romans jeunesse Fantasy et me proposent de participer à la première vague de couvertures. Le texte que j’illustre est excellent. En résumé, la Guerre de Troie est finie. Les guerriers rentrent chez eux. Homère raconte dans l’Odyssée, le retour d’Ulysse à Ithaque. Parmi les guerriers achéens qui débarquèrent sur la plage de Troie avec des hommes et des navires, il y avait aussi Niréus. Le roman raconte l’histoire de son retour, occulté par Homère…
Amazones, colères des dieux, rencontres en tous genres et Gorgones au programme. Mon crayonné illustre la scène où le héros fait face aux Gorgones et commence à se changer en pierre… On verra le sortilège prendre sur son glaive et son avant-bras. Sur le crayonné le héros a un peu trop la tête dans la cuisse de la gorgone mais avec les couleurs ça devrait aller, je différencierai mieux les plans et la lisibilité. Je termine la mise en couleurs cette semaine.

Mercredi 25 avril 2007

Le sourire du Dragon

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A

ujourd’hui je peaufine l’illustration de couverture du Dernier Dragon dont je parlais ici. Très sympa à peindre, c’est finalement plus un travail délicat de couleurs et textures. Ca change de dessiner des scènes avec personnages, décors et tout le toutim. C’est marrant parce que pendant que je peignais, un air m’est revenu en tête. J’ai fredonné cet air tout du long de la mise en couleurs, incapable de me souvenir de son origine. Une fois l’illustration terminée, ça a fait tilt. Attention, ça sent encore la madeleine à plein nez, à la manière de ma bouffée de momie de la semaine dernière. Je fredonnais le générique du dessin animé « Le sourire du Dragon » qui m’avait marqué gamin. Cette série avait été crée par Gary Gygax lui-même, LE père fondateur du jeu de rôle Dungeons & Dragons (plus d’infos ). J’avais totalement oublié ce dessin animé et à part quelques images, je n’ai pas revu d’épisodes. C’est peut-être très mauvais, je n’en sais rien, mais j’en ai gardé un formidable souvenir. Je devais avoir une petite dizaine d’année et j’étais captivé, du genre à rentrer en courant de l’école pour ne pas en louper une miette. Certainement un des déclics qui m’a lentement amené vers le dessin, la fantasy & co. Ça me fait tout de même un drôle d’effet de réaliser tout ceci. Je me rends compte maintenant que j’ai siffloté cet air-là pendant des années sans me soucier de sa provenance. La mémoire c’est vraiment un drôle de bazar.