oilà, un dernier message avant de mettre la clef sous la porte pendant un bon mois. Je suis toujours à fond les pinceaux dans l’encyclopédie du fantastique Hachette dont voici quelques illustrations mises en couleurs. Un petit aperçu, six images sur soixante-cinq… Pour la suite, il faudra attendre la sortie de l’album en librairie.

Sur le site de Païzo, sur leur blog (c’est par là), on peut voir un début d’aperçu du pack d’armes et objets magiques que j’ai réalisés il y a peu. Chaque semaine de nouvelles infos. J’aime bien le packaging avec le fond grenat, ça change un peu des parchemins jaunis. Au passage, un nouveau pack m’est commandé ! Et zou, encore une fournée de 54 cartes à réaliser à la fin de l’été…

A nouveau sur le site de Païzo, on peut aussi voir une preview (un peu sombre il me semble) de la couv que j’avais réalisée au printemps pour un module de la gamme GameMastery, illustration que voici (le crayonné c’était par ici).

Cette semaine j’ai aussi reçu une excellente nouvelle. Le CNL m’attribue une bourse de création pour mener à bien mon projet Vitalis ! Je suis sur un petit nuage et j’ai hâte de boucler mes travaux en cours pour me lancer dans l’aventure !
Sur ce, je souhaite à mes lectrices et lecteurs un bel été. On se retrouve début septembre.

‘aime beaucoup les univers féeriques. Les histoires de fées, lutins, trolls et autres créatures qui nous entourent. Après le grand retour du fantastique et de la féerie dans nos quotidiens grâce à l’adaptation cinéma du Seigneur des Anneaux ou l’entrée en scène il y a quelques années du jeune Harry Potter, on voit maintenant de plus en plus de livres d’illustrations consacrés à ce sujet. Surtout sous forme de bestiaire ou apparenté. Un des grands classiques c’est «Les Fées» («Faeries») réalisé en 1978 de Brian Froud et Alan Lee. De magnifiques illustrations soulignées par des textes soignés et enchanteurs. A mon avis il n’y a pas beaucoup de recueils du même genre qui lui arrivent à la cheville. Maintenant en librairie il y souvent un rayon entièrement consacré au genre avec moult encyclopédies sur les dragons, les fées, le plus souvent sous la forme de livre de naturaliste imitant de vieux grimoires au papier jauni par le temps, aux feuilles cornées, etc. J’ai souvent été déçu par ces récentes publications. Je dois reconnaitre que la plupart du temps à cause d’illustrations - à mon goût - techniquement en deçà de ce qu’on peut voir dans le milieu du fantastique ou parfois à cause d’images trop délirantes ou trop classiques, convenues, ou encore à cause de textes un peu confus… A quelques exceptions près comme par exemple les deux tomes d’«A la recherche de Féerie» de Jean-Baptiste Monge de très haute tenue aux superbes illustrations.
Pendant les vacances j’ai découvert avec bonheur «Arthur Spiderwick - Grand guide du monde merveilleux qui vous entoure». Enfin. Voilà ce que j’appelle un beau bestiaire. Le seul reproche que je ferai c’est peut-être une mise en page vraiment classique répondant aux codes du genre, mais bon, à part ça, c’est plein les mirettes ! C’est Tony Diterlizzi qui réalise les illustrations et il peut aller dignement s’assoir à côté d’Alan Lee et consorts. Le livre est tout simplement génial, regorge d’invention, de trouvailles. En plus c’est bien dessiné, chiadé, de beaux volumes, une mise en couleur agréable et un ensemble très vivant. Au passage c’est une merveilleuse leçon de «monstres» ou comment créer des êtres étranges et mystérieux et leur donner du caractère. Diterlizzi s’appuie sur le réel et mélange, assemble des bouts, des parties d’animaux, insectes connus, membres, yeux, ailes, fourrures, pour au final nous présenter des créatures originales et comment dire, fonctionnelles. Tout simplement parce que chaque élément composant ces créatures fait appel à quelque chose de reconnaissable, identifiable qui nous permet aisément d’entrevoir l’environnement dans lequel elle évolue, sa vie, son histoire, ses sentiments peut-être. Car c’est loin d’être évident de créer une bestiole cohérente. C’est d’ailleurs le reproche que je ferai à beaucoup de livres de ce genre, on n’y croit pas. Là c’est tout l’inverse, Diterlizzi pousse le détail et va chercher le petit truc surprenant qui rendra son personnage crédible aux yeux du lecteur et nous laisse imaginer quantité de choses non dites ou à peine suggérées dans le texte. C’est à mon avis là le meilleur moyen de créer un être étrange. Enfin bon, tout ceci pour dire que je me délecte de ce Grand guide du monde merveilleux qui nous entoure, je ne verrai plus la nature sous le même angle quand je me promènerai aux bords des étangs…

P. S. :
Là c’est la version anglaise du bouquin, je n’ai pas trouvé d’images sympa de l’édition française. Il me semble que seule la couverture diffère. Une autre bestiole est mise en avant.









