Ecrit dans Culture et artbooks. Lu 578 fois. 1 commentaire. Il y a un an, j'écrivais Pulse ARTS bis.
Ayé, enfin fini les armes et objets magiques pour Paizo, illustrations scannées et envoyées. Pas encore eu de retour. Mais ça c’est du au décalage horaire, patience. Maintenant je poursuis sur ma lancée avec la mise en couleur du jeu Suspect. Du pain sur la planche.
En ce mois de septembre j’attends de pied ferme le retour des séries télé américaines Lost, Alias ou encore Nip/Tuck. J’adore les séries. De qualité je veux dire. Je trouve le format intéressant, développer une histoire sur la longueur permet de bien décortiquer les personnages, les situations. Ce ne doit vraiment pas être facile à écrire. Arriver à renouveler dans la continuité. Mais je remarque, à ma plus grande déception, que certaines séries s’essoufflent, comme New York 911 ou Les Soprano… Les producteurs et scénaristes tirent tellement sur la corde qu’ils finissent par user la trame de leur histoire en inventant des situations alambiquées, en en rajoutant inutilement dans le dramatique ou le sensationnel, à la recherche de l’ultime rebondissement ou retournement de situation. Pénible, agaçant et souvent prévisible. Et de plus en plus, les intrigues des séries sont construites pour le final, les deux, trois derniers épisodes. C’est flagrant dans 24H par exemple ou dans Alias. La saison démarre en fanfare, ensuite on s’endort un peu et on délaye pendant une bonne dizaine d’épisodes, l’intrigue part dans tous les sens ou s’effiloche et on remet les gaz sur la fin où tout bascule en quelques minutes. Un peu dommage de ne pas «jouer le jeu» en maintenant le rythme de bout en bout. J’avais lu une interview de J.J. Abrams créateur et scénariste d’Alias et Lost. Il expliquait qu’avec les séries, on peut développer une intrigue, des mystères pendant une vingtaine d’épisodes et finalement tout expliquer et dévoiler en cinq minutes. Ce n’est pas la solution qui importe mais plutôt toute la mise en place de l’intrigue, les questions, les interrogations. Les réponses on verra bien plus tard. Enfin bon ça se laisse quand même regarder et je n’en manquerais pas un épisode pour autant !


Lundi 12 septembre 2005

Début de semaine

Ecrit dans Illustrations, crayonnés et making-of. Lu 446 fois. 2 commentaires. Il y a un an, j'écrivais Nils Holgersson.
Trêve de digressions et mises au point en tout genre, revenons au dessin. Cette semaine j’avance sur mes nombreux projets en cours, les cartes pour Dungeons & Dragons, la mise en couleur du jeu Suspect, les cartes pour Game of Thrones, etc. J’ai aussi une ou deux pistes très très intéressantes pour les mois à venir ! Des projets d’albums illustrés, je ne peux pas trop en dire plus pour l’instant, tout simplement parce que je n’ai pas beaucoup d’informations mais ça s’annonce bien. Chouette.
Hier j’ai reçu de la part des éditions Rageot des affiches faites à partir de la couverture de «La Vallée des Esprits». Affiches au format demi-raisin, approximativement, qui seront distribuées dans les librairies et les salons pour la promo du bouquin. Avis aux amateurs ;)



EDIT : Une petite précision, l’affiche est faire à partir de l’illustration, c’est un recadrage centré sur le personnage principal et le «rapace».

 

Vendredi 9 septembre 2005

Qui ne tente rien n’a rien (suite et fin)

Ecrit dans Coups de sang et grosses rognes. Lu 1 fois. Aucun commentaire.
Je poursuis et complète le message d’hier suite aux commentaires et aux mails reçus ce matin.
Je comprends et j’entends bien le désespoir et la déception de mes fans, des mes proches, amis, de ma famille quand un nouveau projet BD tombe à l’eau. Mon découragement, mon agacement et mon exaspération sont certainement bien plus profonds. Ça fait mal. J’en étais même à me demander si mon appart n’était pas construit sur les restes d’un ancien cimetière indien ou si je n’avais pas mis hors de lui un hypothétique dieu de l’illustration en me frottant à la BD…
Croyez-moi que c’est fort déstabilisant de voir s’écrouler ce qu’on est en train de construire, en spectateur. Surtout quand on y a mis toute la bonne volonté du monde, la patience et le professionnalisme requis. Je parlerai de deux écueils, Archipel et Le Peuple du Maïs. Le début d’aventure avec Jodorowsky ne compte pas pour moi comme un projet planté, c’était plus un «essai», à l’époque c’était un peu embrouillé, dans la précipitation, il y avait là une erreur de casting à mon avis, mon univers ne collant pas vraiment avec ce qui était demandé, ce n’était pas assez fusionnel.
De plus j’estime que quand un travail se casse la figure on en perd deux. Celui qui devait être fait et celui qui aurait pu être fait à la place. Et comme des éditeurs ne m’ont pas contacté ou recontacté pendant ces périodes parce qu’ils savaient que j’étais engagé dans une BD et comme, de mon côté,  je n’en ai pas relancé, étant toujours dans l’attente de démarrer, ça fait mal aussi. J’ai d’ailleurs à plusieurs reprises refusé d’autres projets BD venant d’autres éditeurs pour être disponible à cent pour cent sur ceux en cours… No comment. Professionnellement et économiquement, c’est lourd et parfois douloureux à rattraper.
Il y a aussi un détail qui a son importance. J’ai toujours été contacté, que ce soit par un éditeur ou un scénariste. Je ne suis pas passé par la case je cherche un éditeur, je monte un dossier et je frappe à toutes les portes. Tant mieux et cela n’a en rien entaché ma détermination et ma passion mon monter les projets proposés, bien au contraire. De telles opportunités ne se refusent pas ! Mais avec le recul (et je me trompe peut-être) je me dis que ça a pu biaiser quelque peu le postulat de départ, peut-être que ça ne collait pas vraiment où que nous n’étions pas complètement sur la même ligne, qui sait… C’est pour cela que je parlais de «table rase» dans le sujet «La BD c’est fini». Même si ces échecs m’ont considérablement refroidi je ne souhaite pas en rester là-dessus. J’ai bien entendu toujours la flamme BD en moi et je pense pouvoir faire quelque chose d’original. Je veux simplement repartir de zéro, prendre mon temps, monter un ou plusieurs projets, creuser de nouvelles pistes, faire des expériences, en solo pour commencer. Pour vous épater !
Mais il va encore falloir s’armer de patience. Ces temps-ci je me recentre sur l’illustration, je réveille mon réseau, mes relations et j’explore de nouvelles facettes de ce métier pour rattraper le temps perdu. La BD ce n’est pas «mort», tout vient à point à qui sait attendre…


 

Jeudi 8 septembre 2005

Qui ne tente rien n’a rien

Ecrit dans Coups de sang et grosses rognes. Lu 722 fois. Aucun commentaire.
Je m’étais juré de ne jamais répondre aux commentaires postés sur mon Journal de Bord. Pas par fainéantise ou désintérêt mais plutôt pour laisser les visiteurs s’exprimer librement, ne jamais intervenir ou modérer quoi que ce soit (dans les limites du raisonnable et de l’acceptable bien entendu). Cependant je viens de lire un message qui m’a titillé. Rien de bien méchant, rien de grave. Mais son auteur, James D. ne m’a pas laissé son email afin de lui répondre. Je vais donc le faire ici.
Le message en question se trouve accolé au sujet «La BD c’est fini». Répondre à ce message va me permettre de faire le point sur un ou deux détails qui ont déjà fait l’objet de mails reçus précédemment.
Tout d’abord à propos de mon «éparpillement». Première chose cela n’a absolument rien à voir avec le naufrage de ce projet BD. Je ne suis en rien responsable de cette situation et j’ai d’ailleurs subi un préjudice grave. Il est vrai que je fais beaucoup de choses, je planche toujours sur plusieurs projets d’illustrations en même temps mais cela n’avait en rien affecté ma concentration sur ce projet BD, les raisons de l’écueil sont ailleurs. Aussi la tendance actuelle fait que je n’ai pas d’autre choix que de travailler sur plusieurs projets en parallèle pour gagner ma croûte comme je le souhaite. Ce qui ne me dérange pas le moins du monde, bien au contraire et c’est le lot de tout illustrateur. De plus je suis plutôt du genre «bourreau de travail», j’adore ça. Travailler sur plein de choses est pour moi tout bénéfice, multiplication des contacts, expériences diverses et variées, multiplication des sources de revenus, ce qui n’est pas plus mal, cela permet aussi de ne pas saturer ou s’ennuyer sur quelque chose, hop on passe un jour ou deux sur des illustrations, on les laisse de côté pour en reprendre d’autres et on revient, etc.
Ensuite j’ai crée un site et un blog tout simplement pour des contraintes techniques. La structure de mon site, comme je l’ai déjà expliqué par là-bas, est trop lourde pour que je puisse le mettre à jour régulièrement, voire quotidiennement. D’où ce Journal de Bord. Ainsi avec ce journal je peux partager et faire découvrir mon travail sous un angle bien différent, peut-être plus intime, au jour le jour, de manière plus détaillée, plus amicale et affective. Mon site, sincèrement, n’est qu’une vitrine, ma boutique. Un portfolio abouti en ligne. Je ne l’ai pas crée pour montrer mon travail aux internautes (il suffit pour cela de se rendre en librairie, ahah) mais plutôt pour les éditeurs et éventuels commanditaires intéressés. Pour qu’ils puissent facilement et agréablement découvrir mon univers, mon travail et l’étendue de mes «services». Il est maintenant de plus en plus fréquent et courant que l’on me contacte après une visite sur mon site. C’est le cas bien entendu des éditeurs étrangers, aux USA par exemple pour les jeux de rôle. A mon avis le site et le blog se complètent, plutôt bien. C’est sûr que ça rajoute des clicks, on ne peut pas tout voir d’un coup, il faut aller sur le site voir les illustrations puis on revient lire deux lignes, etc. Que c’est fatiguant et contraignant. Mais, après plusieurs mois d’activité, quand je vois la quantité et la qualité des messages que je reçois sur l’utilité de ce journal de bord, je suis très touché et je continue de plus belle. Je réfléchis d’ailleurs tout le temps à comment le rendre plus agréable, fonctionnel et informatif.
Donc si «éparpillement» il y a, cela n’a en tous cas aucun rapport avec «La BD c’est fini». Malgré ce coup dans l’eau et quelques très rares autres accidents de parcours, je mène toujours à bien mes projets, sans encombre. Et quelle que soit la commande, le commanditaire ou mon humeur je mettrai toujours le meilleur de moi-même, le même souci de professionnalisme et de qualité. De toute façon il n’y a pas de mal à s’éparpiller, ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières…


Lundi 5 septembre 2005

Be back

Ecrit dans Au jour le jour. Lu 450 fois. Aucun commentaire.
Et voilà c’est parti pour une nouvelle saison sur le Journal de Bord !
L’été est passé à grande vitesse, la naissance de ma fille Line, son arrivée à la maison, la découverte de la paternité, l’été fut très chaud à Séoul, avec une humidité ambiante frôlant quotidiennement les cent pour cent, on avait l’impression de mâcher l’air, les ventilateurs ont tourné sans arrêt, la climatisation peinant pour nos offrir quelques vingt-huit degrés salvateurs, je n’aime pas trop me retrouver collé à mon illustration. Maintenant le temps est beaucoup plus agréable, l’automne pointe déjà son nez, de plus un typhon va sévir sur le Japon dans les jours à venir ce qui nous apporte du vent, de la pluie et de la fraîcheur…
Cependant, je ne suis pas resté les bras croisés. Fini les quelques illustrations pour le magazine Dragon #336, terminé les illustrations pour le jeu «Diplomacy», j’ai aussi fait mes premières illustrations pour le jeu de carte «Call of Cthulhu» et j’ai illustré la suite des Nouvelles Chroniques de Krondor, «Le boucanier du roi».
J’ai repris crayons et pinceaux depuis quelques temps, de manière un peu hachée, profitant des siestes de la petite. Je bosse actuellement sur un jeu de société pour Ravensburger, «Suspect» une sorte de Cluedo mâtiné de «Qui est-ce ?» (pour les connaisseurs), c’est assez chouette à faire, je crayonne pour l’instant. Ces jours-ci je mets en couleur les 56 objets magiques et étranges pour Dungeons & Dragons, du pain sur la planche…
Mon été fut bien rempli et je n’ai pas vraiment eu le temps de dessiner «pour moi» ce que j’attendais et espérais depuis longtemps. Ce n’est que partie remise. En attendant je regarde la petite Line qui grandit vite, chaque jour est différent, chaque jour quelque chose de nouveau commence, ces jours-ci Line déploie toute son énergie pour de belles séances de rigolades…