Ecrit dans Au jour le jour. Lu 613 fois. 10 commentaires.
Ce message sera un des derniers de cet été. Je vais essayer de continuer à écrire ici mais ce sera certainement plus décousu. Je vais faire une pause, un peu de repos et laisser mes crayons de côté. Je reprendrai le fil un peu plus tard et poursuivrai cette aventure de plus belle.
En fait je vais être très occupé dans les jours et semaines à venir. Non un éditeur ne m’a pas commandé trente illustrations à faire en quinze jours, cela n’a aucun rapport avec le dessin ou quelque chose d’approchant… La semaine prochaine je vais être papa !
Je vous souhaite un bel été, plein de belles choses et à bientôt !

En fait je vais être très occupé dans les jours et semaines à venir. Non un éditeur ne m’a pas commandé trente illustrations à faire en quinze jours, cela n’a aucun rapport avec le dessin ou quelque chose d’approchant… La semaine prochaine je vais être papa !
Je vous souhaite un bel été, plein de belles choses et à bientôt !

Ecrit dans Au jour le jour. Lu 497 fois. Aucun commentaire. Il y a un an, j'écrivais Un bel été.
Il fait chaud. Séoul va bientôt prendre ses allures de fournaise… Comme si cela ne suffisait pas, il y a 98% d’humidité dans l’air… Ça n’aide pas vraiment à la concentration. Enfin bon, l’éditeur coréen SamsungBooks a envoyé un coursier récupérer les illustrations pour Alexandre le Grand. Ils sont enchantés par le résultat, tant mieux, ça fait plaisir. J’a commencé les crayonnés pour les illustrations des cartes du jeu Call of Cthulhu et j’en commence d’autres pour Dragon Magazine, pour le numéro #336, les deux pages «Bazaar of the Bizarre». Je dois dessiner des objets magiques plus ou moins effrayants ou étranges, une dague de sacrifice, un livre fait de chairs humaines, etc.
Tiens finalement je suis arrivé à écrire plus de deux lignes…

Tiens finalement je suis arrivé à écrire plus de deux lignes…

Ecrit dans Au jour le jour. Lu 446 fois. Aucun commentaire.
Trop occupé à finir mes illustrations pour «Alexandre le Grand», j’ai mis le Journal de Bord un peu de côté. Reprise des news dès demain.
Ecrit dans Au jour le jour. Lu 667 fois. 2 commentaires.
Au lieu de digresser sur tout et n’importe quoi, je me suis dit que j’allais faire un petit point sur mes commandes passées ces derniers mois ou en cours qui doivent sortir dans les mois et jours à venir… Et montrer ainsi une autre facette du métier d’illustrateur. La paperasse et l’organisation. Voilà donc le récapitulatif, que ce soit des couvertures, des images intérieures, des cartes de jeu, des albums. Croyez-moi qu’il vaut mieux tenir tout ça bien à jour pour ne pas s’emmêler les pinceaux.
| Editeur | Description de la commande |
Nombre d’image(s) | Terminé / en cours |
Date de publication |
| Dragon Magazine |
#334 - Crimmor |
6 | Terminé fin mai |
Juillet |
| Dragon Magazine | #335 - New Olman Bard College |
9 | Terminé fin juin |
Août |
| Mongoose Pub. |
Starship Troopers RPG |
18 | Terminé fin février |
Juillet |
| Mongoose Pub. | Firefires Box Set |
1 | Terminé fin avril |
Août |
| Mongoose Pub. | Marauder/Chicken/HopperBoxSet |
1 | Terminé fin mars | Juillet |
| SamsungBooks | Alexander the Great |
15 | En cours, pour mi-juillet |
Novembre |
| Rageot |
La nuit du sortilège |
11 | Terminé fin mai |
Août |
| Rageot | La vallée des esprits |
1 | Terminé fin février |
Août |
| Casterman | Encyclopédie du fantastique et de l’étrange tome 3 |
28 | Terminé mi-juin |
Octobre |
| Magnard | Aldébaran 33 N 77 E |
1 | Terminé fin avril |
Septembre |
| Magnard | Je te sauverai (nouvelle édition) |
1 | Terminé fin juin |
Septembre |
| FantasyFlightGames |
Game of Thrones - Winter Edition |
2 |
Terminé fin juin |
— |
| FantasyFlightGames |
Call of Cthulhu - Masks of Nyarlathotep | 3 | En cours, pour fin juillet |
— |
| Asmodée | Diplomacy |
2 |
En cours, pour mi-juillet |
— |
Vous remarquerez que parfois il s’écoule beaucoup de temps entre la remise des illustrations et la sortie des ouvrages. Sans compter certains décalages ou changement de planning. C’est pour cela qu’il faut avoir vraiment confiance pour les éditeurs qui payent 30 jours après publication ou encore, pour les grandes commandes, qu’il vaut mieux demander une avance pour avoir une certaine garantie.
Et pour les mois à venir, j’ai eu de bons contacts avec d’autres éditeurs américains de jeu de rôle, je vais faire un grand album d’illustrations chez Casterman, certainement un jeu de société familial genre polar enquête, le magazine Dragon ne me lâche plus, tant mieux… A propos de tout ceci, il faut ajouter toute la phase de recherches et crayonnés et se dire aussi que je ne fais pas «que» dessiner et peindre, il faut s’occuper de tout ce qui est administratif, les courriers, contacts, emails, etc. Ce n’est certainement pas le plus amusant mais ça fait partie du jeu. Vivement les vacances.
Ecrit dans Culture et artbooks. Lu 578 fois. 1 commentaire.
En me replongeant dans l’univers lovecraftien pour mon futur travail d’illustrations, j’ai repensé à un auteur qui me tient tout particulièrement à coeur. William Hope Hodgson. Né en 1877 en Angleterre, William Hope Hodgson s’engage comme mousse à l’âge de 13 ans et fait plusieurs fois le tour du monde. Les récits des marins entendus dans les ports du Monde l’ont d’ailleurs très fortement inspiré. De retour il devint photographe et body-builder. Installé en Angleterre il mit au point une chaîne de salles de sports et devint «L’homme le plus fort d’Angleterre». Le soir ou à ses moments perdus il écrivait. Hodgson a écrit les bases du fantastique moderne en seulement une dizaine d’ouvrages. Le roman de maison hantée, les fantômes, les épaves mystérieuses, le détective du surnaturel et même les prémices de la SF avec «Le Pays de la Nuit». Il est mort à 41 ans dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale. A l’époque, un certain Lovecraft lui envoyait ses nouvelles et récits pour avoir des remarques et critiques. Lovecraft qualifia d’ailleurs Hogdson de «rare auteur à prendre et traiter le surnaturel avec sérieux». Mais l’oeuvre d’Hogdson tomba vite dans l’oubli et c’est uniquement grâce à la ténacité de passionnés que l’on peut continuer à lire ses histoires aujourd’hui (et encore…).
William Hope Hodgson est certainement l’auteur qui m’a le plus influencé et inspiré dans le traitement du fantastique, du mystère. En lisant ses œuvres, «La maison au bord du monde» (son chef-d’oeuvre que je recommande chaudement), «Les pirates fantômes», «Le pays de la nuit», j’ai pu me faire ma propre vision du fantastique. Lorsqu’un personnage de Hodgson se trouve confronté à une créature étrange, il ne la décrit pas, il écrit qu’elle est «horrible» ou «répugnante» sans entrer dans les détails, alors que d’autres auteurs n’hésiteraient pas à développer les descriptions en nous imposant leur vision de la créature, ses membres tordus, la bave qui pend à ses lèvres, ses yeux injectés de sang. C’est beaucoup plus fort de ne pas décrire en détail ce que l’on voit. Une toute petite indication, un mot, dire simplement qu’une chose est «horrible» fait affreusement travailler notre imagination. Nous nous faisons chacun notre propre vision de la chose et ce que l’on va inventer sera certainement cent fois plus repoussant que toutes les descriptions possibles. Nous vivons à une époque où, grâce (ou à cause) à la magie des effets spéciaux aux avancées de la technologie et des images numériques, on se laisse prendre par l’envie de tout montrer, de tout donner au lecteur, au spectateur. Tout simplement parce qu’on a les moyens de le faire. Ma démarche va à contre-courant, mes illustrations suggèrent plus qu’elles ne montrent. Je ne dévoile que ce qui est nécessaire à la bonne lisibilité de l’image et je cache volontairement les clefs des mondes que je peins. Le lecteur doit participer à une illustration, je souhaite qu’il se questionne face à mes créations. Comment est-ce possible ? Pourquoi ce personnage est-il là ? Que se passe-t-il vraiment ? Souvent, on me demande pourquoi j’ai dessiné tel ou tel décor, pourquoi ce personnage nous regarde de cette manière ou encore pourquoi cet animal a des couleurs si étranges. Naturellement j’ai un début de réponse et ma propre vision de la scène, mais je ne dirai rien. Tout comme William Hope Hodgson, je préfère rester au bord des abîmes et regarder ce qui se passe en bas, sans plonger dedans…
William Hope Hodgson est certainement l’auteur qui m’a le plus influencé et inspiré dans le traitement du fantastique, du mystère. En lisant ses œuvres, «La maison au bord du monde» (son chef-d’oeuvre que je recommande chaudement), «Les pirates fantômes», «Le pays de la nuit», j’ai pu me faire ma propre vision du fantastique. Lorsqu’un personnage de Hodgson se trouve confronté à une créature étrange, il ne la décrit pas, il écrit qu’elle est «horrible» ou «répugnante» sans entrer dans les détails, alors que d’autres auteurs n’hésiteraient pas à développer les descriptions en nous imposant leur vision de la créature, ses membres tordus, la bave qui pend à ses lèvres, ses yeux injectés de sang. C’est beaucoup plus fort de ne pas décrire en détail ce que l’on voit. Une toute petite indication, un mot, dire simplement qu’une chose est «horrible» fait affreusement travailler notre imagination. Nous nous faisons chacun notre propre vision de la chose et ce que l’on va inventer sera certainement cent fois plus repoussant que toutes les descriptions possibles. Nous vivons à une époque où, grâce (ou à cause) à la magie des effets spéciaux aux avancées de la technologie et des images numériques, on se laisse prendre par l’envie de tout montrer, de tout donner au lecteur, au spectateur. Tout simplement parce qu’on a les moyens de le faire. Ma démarche va à contre-courant, mes illustrations suggèrent plus qu’elles ne montrent. Je ne dévoile que ce qui est nécessaire à la bonne lisibilité de l’image et je cache volontairement les clefs des mondes que je peins. Le lecteur doit participer à une illustration, je souhaite qu’il se questionne face à mes créations. Comment est-ce possible ? Pourquoi ce personnage est-il là ? Que se passe-t-il vraiment ? Souvent, on me demande pourquoi j’ai dessiné tel ou tel décor, pourquoi ce personnage nous regarde de cette manière ou encore pourquoi cet animal a des couleurs si étranges. Naturellement j’ai un début de réponse et ma propre vision de la scène, mais je ne dirai rien. Tout comme William Hope Hodgson, je préfère rester au bord des abîmes et regarder ce qui se passe en bas, sans plonger dedans…










