Ecrit dans A voir et à lire sur le net. Lu 370 fois. 6 commentaires.

A

u fait, j’ai oublié d’indiquer lundi dernier que je n’écrirai rien pendant quelques jours après la mise en ligne d’une tribune. Pour que ces messages tiennent le haut du blog le temps d’une petite semaine.
Pendant ce temps, j’ai vu et lu de jolies choses. Tout d’abord sur le site Dvdrama, qui, en plus d’être un excellent site de critiques de DVDs (critiques techniques pointues et artistiques), idéal pour faire de bons achats, propose souvent des dossiers sur le cinéma, articles et réflexions bien ficelés, documentés et bien argumentés. Je ne suis pas d’accord avec tout mais c’est toujours intéressant. Par exemple, ce dossier en deux parties (ici et ) sur le cinéma d’Heroic-Fantasy qui fait le point sur la situation en replaçant le genre dans l’histoire du cinéma de ces dernières décennies.

On ne présente plus Dinotopia dont le dernier album illustré vient de paraître, Journey to Chandara. Je suis toujours aussi épaté par cet univers si bien campé, cohérent et crédible. Une belle œuvre. Ici, plein d’infos, images, docs & co, un bel aperçu de Journey to Chandara par et une petite interview du chef ici. Et comme si ça ne suffisait pas, James Gurney tient un blog instructif sur son travail de titan. Après avoir lu ce genre de message, ici, je ne peux que vous inviter à lire le blog dans son entier !
Ci-dessous, pour les gros flemmards, les messages qui ont le plus retenu mon attention, ceux sur la réalisation d’illustrations, des trucs et astuces, la préparation d’un livre, la peinture, etc. Les messages qui lèvent un peu le voile :
Sharamoor in Four
Lighting
Mirror Studies
Maquettes & Miniatures
Four Kinds of Preliminaries
Storyboards
Photo Reference
Etc, etc etc…
« - Dis donc mon petit Vincent, qu’est-ce que tu voudrais faire quand tu seras grand ?
- Et bien je voudrais faire James Gurney.»

Et dans la série des « ils m’énervent », le blog de Tony DiTerlizzi (je parlais ici de son excellent bestiaire) vaut plus que le détour. Il mérite aussi qu’on s’y arrête pour se plonger dans ses messages, son univers et sa cuisine interne avec - décidément - de belles choses sur les dragons dernièrement.

Il y a quelques temps, l’ami Swal me signalait The Philippine Comics Art Museum qui regorge de belles images, planches de Bds, couleurs ou noir & blanc. Faut fouiller.
Du côté de la doc pure et dure. Ici, des dessins de combats (poings, armes & co) sur plusieurs pages qui peuvent être utiles. , une mise en 3D d’environnements médiévaux, châteaux, villages, bourgs & co. Et , des fêlés de Virgine qui se lancent dans le projet de faire revivre Rome, des images qui peuvent donner un bon coup de main comme le site précédent.

Pour finir, une page bien marrante (et peut-être utile !) qui « recense tous les concours bidons que l’on peut trouver sur le web » dixit l’auteur, c’est par .

Bon weekend !

Lundi 26 novembre 2007

Tribune : Tendres Dragons

Ecrit dans Tribunes. Lu 343 fois. 18 commentaires.

V

oilà que ma tribune prend vie et c’est Philippe-Henri Turin qui ouvre le bal. Je ne connais pas encore Philippe-Henri personnellement, nous nous sommes seulement croisés sur des salons et nos illustrations se côtoient en librairie. Quand j’étais en fin d’études à l’Ecole Emile Cohl, en deuxième et troisième année, on nous parlait souvent des Turin, Durual, Roca, Mansot, Graffet et d’autres, comme exemples d’illustrateurs accomplis sortis de l’école avant nous. Ca nous boostait sérieusement, une forme d’idéal à atteindre et je suis très content d’échanger avec Philippe-Henri aujourd’hui. Je lui ai proposé de nous raconter la réalisation de son dernier ouvrage, son périple Tendres Dragons. Il me semble que c’est une aventure atypique, très éloignée de la simple commande habituelle. Un véritable travail d’auteur. Une volonté, une exigence de qualité et une ténacité impressionnantes. Un travail de titan durant deux années, pas loin de 200 pages… Un véritable Everest. Je suis enchanté que Philippe-Henri ouvre le bal car son récit apporte un nouvel éclairage sur le milieu de l’édition et la réalisation d’un livre. Ci-dessous, le témoignage suivi d’une petite bio et d’une biblio.
Pour avoir un aperçu du livre, quelques échantillons sur Amazon, c’est par et pour découvrir le travail de Philippe-Henri, je souligne sa participation au collectif sur les Dragons (encore !) de la Galerie Daniel Maghen, c’est par ici (une de ses illustrations, en bas à gauche, le dragon crachant le feu).
Voilà, je laisse la place :

Je m’appelle Philippe-Henri Turin et suis illustrateur pour l’édition-jeunesse depuis 18 ans. Mon Dieu ! Voilà qui ne nous rajeunit pas. Vincent m’a demandé de raconter une expérience qui m’est arrivée et qui, paraît-il, pourrait intéresser une ou deux personnes sur ce blog. Il a décidé de créer une nouvelle rubrique à la suite de ses articles sur la profession et des commentaires qu’ils ont suscités. Donc s’il faut commencer par un bout cette histoire, commençons-la par le commencement.

Il y a près de quatorze années, Sylvie Chausse, un auteur avec qui j’ai l’habitude de travailler, écrivit un texte, un abécédaire pour être plus précis, sur le thème des dragons. En ce temps-là, (on pourrait croire que je parle du temps des pharaons !) les livres sur les dragons en France, n’étaient pas monnaie courante, pas comme maintenant en tout cas. Nous étions donc persuadés de tenir un bon « filon ». L’éditeur de cette époque me demanda de faire des essais, ce que je fis, enthousiaste, bien que n’aimant pas cela. Je ne suis jamais bon dans cet exercice. Je trouve qu’il est impossible de faire le même travail à l’essai et au final. Et Malheureusement, comme je le prévoyais, les essais, malgré ma bonne volonté, ne furent pas à la hauteur des espérances de l’éditeur et je fus remercier, à juste titre au vu de ces quelques dessins que j’ai encore en ma possession. L’auteur dut retravailler son texte plusieurs fois jusqu’à écœurement. De plus, l’éditeur commençait à penser qu’un livre sur les dragons, ça ne marcherait jamais dans notre pays. Des visionnaires ! Sylvie repris le tout, le rangea dans un tiroir qu’elle ferma soigneusement pendant plusieurs années.
C’est la rencontre, en 2004, avec un tout tout petit éditeur mâconnais, avant tout imprimeur, et qui a depuis disparu, qui a relancé le projet des dragons.
En effet, devant sa demande, nous avons présenté cette idée d’un abécédaire aussi amusant qu’instructif. En effet, entre le moment où le livre avait été imaginé et cette nouvelle rencontre, nous avions trouvé tout un tas de documents relatifs aux dragons. Ces animaux n’étaient pas seulement des bêtes d’héroic-fantasy ou du moyen âge mais également des animaux liés à toutes les civilisations du monde. Voilà le thème principal de notre ouvrage. Il ne me restait plus qu’à faire des essais encore une fois. Mais là, je refusais tout net. Soit je travaillais tout de suite, projet accepté, soit je ne faisais pas de dessins. Par la suite, je montrais quand même mes deux premières illustrations à cet éditeur qui, rassuré, nous laissa faire notre travail tranquillement. L’avance en monnaie sonnante et trébuchante fut des plus ridicules, compte tenu du fait que je savais pertinemment que je devrais travailler au moins un an et demi sur ce livre. Mais j’avais fait un choix : celui de faire le livre que je voudrais comme je le voudrais avec la certitude au bout du compte d’avoir une maquette que je pourrais travailler avec l’éditeur ainsi qu’un ouvrage parfaitement bien imprimé, ce qui n’est pas le cas habituellement. Je pense que tous les illustrateurs ont eu des désillusions en voyant leurs livres revenir de l’impression. La perte est inévitable certes, mais parfois elle est carrément scandaleuse. Bien peu d’entre-nous, je parle des dessinateurs, peuvent suivre l’impression et discuter avec l’imprimeur. Et puis les coûts et les raisons économiques font qu’on regarde à deux fois avant de faire refaire le travail. Bref là, je tenais un éditeur qui était avant tout imprimeur et un très bon imprimeur qui plus est.
La décision prise, le coup de feu fut donné à la fin octobre 2004. Le travail sur le chemin de fer me prit un mois et demi. Je cherchais mon format, ni trop grand ni trop petit, regardais les livres déjà imprimés et choisissais un format viable économiquement et artistiquement qui fut accepté par l’imprimeur-éditeur. Je n’ai plus revu mon éditeur, ou peu s’en faut, jusqu’à sa faillite un an et demi plus tard.
Entre temps j’avais déjà fait près de la moitié du livre, du moins je le croyais à ce moment-là, car celui-ci augmenta un peu en pagination après notre visite de la magnifique exposition sur les dragons en Moselle, exposition qui partit ensuite à Paris puis au Québec…
J’avais donc travaillé sans direction ni indication d’aucune sorte que les miennes. Juste mon bon vouloir, ma volonté, mes désirs : en somme le rêve ! Et le cauchemar également car je n’avais personne à qui demander si je prenais la bonne direction. Mais cette liberté, je ne l’aurais échangée contre rien au monde. J’avais fait mon chemin de fer sans rien demander à personne, ni le montrer. Il faisait déjà plus de 150 pages et ne tarderait pas à atteindre les 200 pages. Bref, un truc idiot qu’il ne faut jamais faire, mais je l’ai fait quand même. De son côté, l’auteur augmentait aussi son manuscrit. Nous n’en faisions décidément qu’à notre tête, des deux côtés. Pour une fois, nous aurions notre livre, un bébé joufflu et gras, bien rose et bien vivant et pas un poupon en plastique.
Puis patatras, tout se cassa la figure. Notre éditeur disparut. Fini le rêve. Jusque-là, je ne gagnais rien en travaillant sur le livre, mais au moins j’avais la certitude de le voir tel qu’en mon rêve et tout à coup, plus rien. J’ai alors travaillé près de cinq mois sans savoir si notre projet trouverait un autre éditeur. Un moment dur à vivre mais un moment très instructif. J’ai su que je pouvais me passer de filet de protection. Et puis je n’avais plus vraiment le choix. J’avais trop donné à ce projet, il me fallait le finir maintenant.
Avant notre arrivée chez Belin, grâce à une amie, auteur également, j’avais déjà plus de 80 dessins dans mon sac. Elle présenta le projet au salon de Paris en 2006 et ramena dans son escarcelle plusieurs éditeurs dont Belin que nous avons finalement choisi avec Sylvie Chausse. Mais là encore, j’ai posé mes conditions. Si j’ai pu le faire, je le sais, c’est parce que plusieurs éditeurs étaient sur le coup ; la loi de l’offre et de la demande. Sans cela, je suppose que je n’aurais rien pu discuter mais juste dire oui ou non. je n’ai pas voulu d’avance pour moi afin de pouvoir discuter un bon contrat, une évolution rapide et de bons pourcentages, sans parler de tout un tas de petits points très précis qu’il serait trop long de détailler ici. Je sais que ce que je dis peut choquer beaucoup de monde. Je sais que l’avance est nécessaire et même indispensable pour vivre, manger et payer son loyer mais c’est un choix tout comme d’être libre entièrement sur le projet. Nul ne m’y a obligé. Mais je ne le conseille à personne sauf si on se sent passionné au point de ne plus pouvoir en dormir. Il faut être sûr de soi et savoir qu’on va sans doute dans le mur en travaillant de cette manière. Pour nous, tout se termine bien (sauf si les gens ne l’achètent pas en masse ! Soyons bassement vénal !) mais ça aurait pu être très différent. Nous aurions pu nous retrouver, Sylvie et moi, avec un travail inutilisable et deux années et demi de sueur, d’angoisse et de plaisir pour rien.
Mais comme je l’ai déjà écrit plus haut dans cet article que j’espère pas trop ennuyeux, la liberté est un luxe qui se paye très cher. Mais quel plaisir, aujourd’hui, de voir ce livre exister et lut par des grands et des petits. Et de savoir que Vincent va pouvoir le regarder à l’autre bout du monde avec sa femme et sa petite fille.
Pour tout ça, ces efforts valaient le coup.
Voilà, dans l’espoir que ce témoignage vous aura intéressé, je vous souhaite une bonne fin d’année 2007 et pour tous ceux qui écrivent ou dessinent pleins de projets fabuleux que j’aurai hâte de lire dès leur parution.

P.S. :
En me relisant avant d’envoyer ce texte à Vincent, je m’aperçois qu’un point pourrait porter vraiment à controverse, celui de l’avance. Je sais qu’il est normal et même souhaitable d’avoir une avance pour faire un travail. C’est même la moindre des choses qu’un éditeur court un petit risque en nous payant un peu, voire beaucoup pour un nombre infinitésimal d’auteurs, avant même la vente d’un livre. Toutefois, comme chacun le sait, l’avance n’est qu’une avance. La Palice n’aurait pas dit mieux. En résumé, l’avance sur les droits à venir sera d’autant plus importante que vous êtes important. Vous remarquez que je n’ai pas dis : « que vous êtes un grand artiste ». Si certains romanciers reçoivent une avance hallucinante, ce n’est pas parce qu’ils sont des génies (seul le temps le dira et fera l’écrémage) mais parce qu’ils sont de bons vendeurs, souvent très médiatisés.
Pour ma part, je ne suis rien de tout cela. Ni génie, ni bon vendeur. Donc, après 18 ans de carrière, il m’a fallu faire ce sacrifice. Je ne l’approuve pas, mais il était nécessaire pour faire ce que j’ai fait. Aucun éditeur n’aurait voulu de ce projet au départ. Seul un micro-éditeur l’a accepté. Or ces gens, malgré leur bonne volonté et leur audace souvent incroyable dans leurs choix éditoriaux, n’ont assurément pas la trésorerie d’un Gallimard ou d’un la Martinière.
Si par la suite, avec Belin, j’ai fait le même choix, la raison en est que j’avais déjà fait trop de travail pour me laisser mener par le bout du nez. Une petite avance ou rien, pour moi, c’était identique. J’ai choisi de poursuivre dans cette voie, à mes risques et périls. En effet, si le livre ne se vend pas ou peu, je ne gagnerai rien après deux ans et demi de dur labeur. Mais j’ai aussi fait le choix d’une carrière à risque. Je ne suis ni fonctionnaire ni salarié. Et ce choix, nous l’avons tous fait, n’en déplaise à quelques auteurs grincheux.
Ce que je n’accepte plus, en revanche, c’est la petitesse des contrats d’édition, les closes inadmissibles et le dédain avec lequel nous sommes parfois traités, alors même que nous sommes les chevilles ouvrières du système. Sans auteur, plus d’éditeurs. Il serait juste que les auteurs jeunesse puissent bénéficier du même type de contrat que certains auteurs « adultes ». Après tout, les pourcentages sur les ventes devraient être très importants. Si on ne vend pas, on ne gagne pas (normal), mais si on vend, on ne doit plus être considéré comme la cinquième roue du carrosse (ce qui est trop souvent le cas). Si l’argent rentre dans les caisses, nous devrions, nous aussi, en profiter. En profiter vraiment. Ce serait la moindre des choses. Certaines situations aujourd’hui sont insupportables et indignes. En disant cela, je crois exprimer la pensée de beaucoup d’auteurs et d’illustrateurs.
En effet, beaucoup d’entre nous discutent là-dessus et même certains ont créé depuis peu un syndicat afin de se battre et de faire reconnaître nos droits et de les améliorer, ce qui ne serait pas un luxe, croyez-moi. Mais tout ceci, ne m’empêche pas de dire également que sans éditeur, plus de livres publiés. Et des auteurs qui resteraient avec des projets inutiles pleins leurs cartons à dessins.
Voilà, je me suis bien excité, maintenant je vais me reposer et commencer un nouveau travail. Un clou chasse l’autre avec à chaque fois, l’espoir de tenir le bon « filon », la perle rare qui va nous permettre de mettre un peu d’argent de côté. Mais c’est une perle des plus rares assurément, une perle noire !
Bien à vous et bon travail.

Philippe-Henri Turin, un illustrateur heureux malgré tout.

Le villeurbannais Philippe-Henri Turin est né en 1963 à Lyon, une ville où il a appris les bases de son métier d’illustrateur d’abord aux beaux-arts puis à l’école Emile Cohl. Après une année passée aux studios Folimage de Valence, sous la direction de Jacques-Rémy Girerd, d’abord comme intervalliste puis comme animateur, il a rapidement pris son envol en solitaire, préférant le travail d’illustrateur indépendant, et depuis le début des années 90, il dessine pour les petits et les grands enfants. Dans la presse jeunesse, il collabore à différentes revues, essentiellement pour Fleurus ( « je lis des histoires vraies », « 1001 Histoires », etc…). Il a aussi dessiné pour différentes collections des éditions Milan (Zanzibar, Contes traditionnels…). Mais il est un peu plus connu pour son travail à l’Ecole des loisirs, une maison d’édition où il se sent particulièrement bien, en collaboration avec Alex Cousseau, l’auteur des textes. C’est d’ailleurs le petit succès de ces livres qui lui ont permis de travailler uniquement sur l’ouvrage des dragons pendant plus de deux années sans interruption et qui lui ont permis de rencontrer des éditeurs passionnés chez Belin. Philippe-Henri Turin est, par ailleurs, l’auteur de deux textes, Warf le pirate et La Bombarde, tous deux publiés au Seuil jeunesse.

Les Ogres (Turin/Durual / texte de S.Chausse/ éditons Albin Michel-1993)
Warf le pirate (Texte de Turin/ Illustrations de C. Durual / Seuil jeunesse- 1993)
Bartelby (Turin/ Texte adapté de H. Melville/ GrimmPress-2004)
Le Père Noël (Turin/Durual / texte de S.Chausse/ éditons Albin Michel-1994)
Warf le pirate/ tome 2 (Turin/ Illustrations de Fred Bernard/ seuil jeunesse-1995)
Les Chevaliers (Turin/Durual / texte de S.Chausse/ editons Albin Michel-1996)
L’art d’être chat (Turin/ Texte de S. Chausse / Seuil jeunesse- 1997)
L’agenda du Père Noël (Turin/ Texte de S. Chausse/ Albin Michel- 1998)
La Bombarde (roman/ Seuil jeunesse-1999)
La Marseillaise Noire (Turin/ Texte de J. Cowan/ Editions du Cosmogone-2001)
Histoire caustique et illustrée de la bonne ville de Lyon (Turin/ texte de M. Fustier/ l’Antilope-2002)
Les trois loups (Turin/ Texte de A. Cousseau/ Ecole des loisirs-2002)
Je veux être une maman tout de suite (Turin/ Cousseau/ Ecole des Loisirs -2002)
Quichute et SangChaud (Turin/ Cousseau/ Ecole des loisirs- 2003)
On veut voler mon Trésor ! (Turin/ Cousseau/ Ecole des loisirs-2004)
Pangbotchi (Turin/ Cousseau/ Ecole des loisirs- 2005)
Tendres Dragons (Turin/ Texte de S. Chausse/ Editions Belin – 2007)

Vendredi 23 novembre 2007

A voir et à lire II

Ecrit dans A voir et à lire sur le net. Lu 558 fois. 3 commentaires.

C

‘est parti pour un nouveau message à caractère informatif. Sites, articles et liens en tout genre. Tout d’abord, côté Bd, j’ai lu Long John Silver de Mathieu Lauffray. Le dessin est magnifique, vivant et dynamique. L’histoire bien ficelée, classique, une bonne intro pour démarrer cette série. Je suis moins emballé par la mise en couleurs qui, il me semble, n’améliore pas toujours la lecture ou la lisibilité. J’aimerais bien voir ce que donne la Bd en noir et blanc finalement. Et à ce propos, ici, on peut découvrir quelques planches du tome II. Du noir et blanc de toute beauté, de magnifiques lumières, un régal.

Toujours en matière de Bd, j’ai dévoré Le sang des Porphyre. C’est excellent et ça faisait longtemps qu’une Bd ne m’avait pas fait cet effet-là ! Je trouve que tout est bien, impec, et je sens que je vais me replonger souvent dans ces belles planches. On peut voir quelques images ici (un peu trop contrastées et saturées par rapport à l’impression définitive, beaucoup plus douce et agréable). Mon coup de cœur du moment.

Pour en finir avec la Bd, j’ai remarqué de belles initiatives en ligne. Et pas des moindres, de bon gros comics comme on les aime. Une news ici à ce propos du côté de chez Marvel et l’ami Swal me signale que Dark Horse a déjà mis en place ce système, c’est par , classe.

Pour l’illustration, deux choses. En épluchant le blog de Paizo, on peut découvrir régulièrement de belles illustrations de Wayne Reynolds qui s’occupe des magazines Pathfinder. Par exemple ici, , encore ici ou encore . J’aime beaucoup, c’est chiadé, à l’ancienne, du RPG pur et dur. Je trouve juste que de temps en temps ça manque un petit peu de clarté et les couleurs sont un peu ternes voire désaturées. Et, petit rappel sinon c’est bon à savoir, une info pratique en rapport avec ses impôts, les cotisations AGESSA et IRCEC sont déductibles. Le détail ici et c’est toujours ça en moins ;)

Ensuite côté documentation, les éditions DK, spécialisés dans le documentaire, je connais de chouettes bouquins pour les enfants avec une très belle iconographie ont mis tout ça en ligne, gratos, c’est ici. J’aime beaucoup les pages avec les animaux, les photos sont bien éclairées, nettes et lisibles comme avec les grenouilles par exemple.

Et pour finir, un logiciel efficace, Photoscape. C’est une suite de traitement graphique. L’approche du programme est l’intégration, il rassemble différents modules qui traditionnellement sont des programmes à part entière. Visionneuse d’images, création de cadres (un must), traitement d’images par lot, compositions à partir de plusieurs images, etc. Une présentation complète par . Je l’utilise quotidiennement, simple et puissant.

Dorénavant, je partagerai mes liens et découvertes en fin de semaine, le vendredi, pour donner de la matière à celles et ceux qui ne sauraient quoi faire de leur weekend ;)

Mercredi 21 novembre 2007

Quels talents !

Ecrit dans A voir et à lire sur le net. Lu 643 fois. 6 commentaires.

J

‘ai donné des cours d’initiation à la Bd à l’Ecole Emile Cohl pendant quatre ans. Les bases, cadrages, narration, dessin, mise en scène, lecture et lisibilité, etc. Des bases qui valaient aussi en grande partie pour l’illustration. Pendant ces quatre années, j’ai vu passer beaucoup de monde, des jeunes se découvrant dessinateurs, d’autres passionnés sur la voie du professionnalisme ou encore certains avec un certain bagage à la recherche de perfectionnement. J’ai souvent suivi les parcours de celles et ceux dont les univers en pleine gestation m’avaient intéressé, surpris ou intrigué. La plupart de ces élèves sont maintenant les deux pieds dans la jungle de l’édition. Avec plus ou moins de réussite, forcément. J’ai le souvenir de beaucoup d’entre-eux, ce serait trop long de tous les citer. Je garde en mémoire les images mais j’ai malheureusement souvent oublié les noms. Déjà à l’époque, quand ils se « cherchaient » et mettaient en place les première pièces de leurs édifices, on sentait que, mis sur la bonne voie, on aurait du costaud, de la créativité et de la qualité. Maintenant je les retrouve en librairie ou en chemin grâce aux news sur leurs sites et blogs respectifs. Je me dis aujourd’hui que j’ai eu la chance extraordinaire de les voir à leurs « débuts », si je puis dire. Les rencontrer et les observer, essayer de les aider et de les aiguiller. Sur la longueur, c’est formidable de voir un artiste se réaliser, donner corps à un univers puis le concrétiser. Comme une forme de tutoriel sur plusieurs années. Confondant un peu années et promotions à Emile Cohl, je mets des liens en vrac, sites et/ou blogs. Vous en prendrez plein les mirettes avec Mikael Bourgouin ici et , Julie Ricosse, Damien Catala, Adrien, avec Anthony Jean, Yann Tisseron alias Plumedecorbeau ici et , avec Tristan, ici un best-of de leurs boulots dans le cadre de leur Studio (une belle initiative !), un petit tour chez Annette, puis chez Bis, je craque pour les illustrations de Sophie et Mary, et pour finir un passage s’impose chez Yoann et Jao

P. S. :
J’en oublie certainement beaucoup et n’hésitez pas à sillonner leur liens pour dénicher d’autres merveilles… Il y a aussi la possibilité de feuilleter l’annuaire des anciens de l’Ecole Emile Cohl, accessible à tous (après une petite inscription), c’est par .

Lundi 12 novembre 2007

A voir et à lire

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P

endant le weekend, je me suis dit que le Lundi, je ferai désormais une petite « revue du web ». Partager les news, sites, docs et infos que j’aurais croisés pendant la semaine. Pour commencer, il y a peu j’attirais l’attention sur les déboires d’auteurs confrontés à Casterman à propos d’une Bd imprimée de travers (c’était par ). Auteurs heureusement soutenus par le syndicat pour les auteurs de Bds. Sur le site syndicatBD.org, on peut aussi lire des aventures avec les Humanoïdes Associés. Rien à voir avec l’affaire Casterman, contexte et problèmes différents. Mais, à titre informatif, ça vaut le coup d’être lu car on en apprend finalement un peu plus sur l’envers du décor. Les soucis rencontrés, les risques du milieu, comment se sortir du pétrin, etc. Un feuilleton en 7 parties à lire ici.

Vous connaissez tous certainement le site DeviantArt qui, à mon avis, tient le plus souvent de la poubelle. On y trouve tout et n’importe quoi. Du bon, comme du moins bon voire du très mauvais. Mais de temps en temps, à force de patience et de recherches poussées, je finis par tomber sur des perles. C’est le cas de ces deux galeries de photos de personnes en costumes, plutôt axées médiéval. Des images de bonnes qualité, beaucoup de poses. C’est riche en doc, ici et .

Ca faisait un moment que je voulais en parler, « Le guide pratique de l’illustrateur ». Indispensable pour démarrer. Là aussi on en apprend beaucoup sur le métier même si le guide a déjà quatre ans. On retrouve aux commandes Daniel Maja que j’ai côtoyé à Emile Cohl comme collègue durant les années où j’ai donné des cours, un sacré monsieur, passionnant. Le guide c’est par , avec tous les liens pour le téléchargement, sous forme de PDF.

On finit en beauté et en images avec Goeff Hunt. Des marines de toute beauté, je puise largement mon inspiration là-dedans quand il s’agit d’illustrer pirates et bateaux. Ces peintures ont un petit je-ne-sais-quoi de plus que les marines habituelles qui, à mes yeux, les font sortir du lot. Peut-être un côté plus illustratif que peinture pure et dure, peut-être le souci de raconter quelque chose… C’est par .
Et Julien Delval qui vient d’apporter la touche finale à son site. Je ne connais pas encore le bonhomme mais admire son travail que j’ai souvent croisé car nos illustrations se sont souvent retrouvées côte à côte sur les tables des librairies. En plus de belles illustrations chiadées « à l’ancienne » on peut découvrir de chouette « Etapes créatives » qui donnent un bon aperçu du processus de création. De petites recherches en passant par un crayonné poussé pour finir par une ébauche en couleurs qui guidera vers la mise en couleurs définitive. Ici, chapeau !