Tout d’abord un petit message de réponse aux réponses du sujet «Réponses». Merci et puis ne vous inquiétez pas tant pour moi, si ça prenait beaucoup de temps pour faire ces tutos je ne les ferai certainement pas (ahah). Je passe ici une vingtaine de minutes par jour, à peine plus et de toute façon c’est avec plaisir. Je ne fais pas ces tutos dans un but pédagogique, didactique. Simplement pour partager. Pour montrer bah voilà moi je fais comme ça. Et ça ne me dérange pas du tout de dévoiler un peu mes techniques, mon travail, je ne suis pas du tout dans le trip «je garde tout pour moi, qu’ils se débrouillent». Ça n’a aucun intérêt. Et si on me pose une question (qui tient la route) je réponds, ce n’est pas bien compliqué.
En revanche un truc me chiffonne. J’espère que les lecteurs, je pense plutôt aux illustrateurs en herbe, ne vont pas recopier bêtement. Ce que je montre c’est une démarche personnelle. Il m’a fallu de longues heures de travail, recherche, observation, essais pour arriver à certaines techniques, astuces. Finalement ce qui est présenté ici n’est qu’un raccourci, un résumé de l’aboutissement d’années de travail. Rien ne remplace le vrai travail de recherche, toutes ses étapes, ses ratés, ses réussites. Recopier telle ou telle technique n’aurait aucun sens. Tout simplement parce que ce ne serait pas du vécu. En revanche s’inspirer et adapter à son propre travail me semble plus intelligent. C’est pour ça que je ne détaille pas plus la mise en couleur, ça ne servirait à rien d’expliquer que je tiens le pinceau comme ça, je le passe dans ce sens puis dans l’autre, etc. On ne peut pas apprendre à quelqu’un à tenir un pinceau mais on peut l’aiguiller, lui donner la bonne direction et lui indiquer les culs de sac. C’est le piège des bouquins «comment dessiner & co» dont je me méfie beaucoup, on vous livre des astuces mais on ne vous donne pas la démarche pour y arriver. Il est à mon avis préférable de regarder, d’observer et comprendre des peintures, d’autres artistes, des illustrations et de se questionner sur comment ça a été fait, par quoi l’artiste a commencé, comment a-t’il trouvé cette couleur, comme les plans s’enchaînent, comment crée t’il de la profondeur, comment les couleurs sont juxtaposées, etc. C’est pour moi la meilleure méthode. Je passe souvent plus de temps à réfléchir qu’à dessiner.
Complètement autre chose, on vient de me passer une commande sympa. C’est pour un recueil de contes pour les éditions Milan. Des contes sur les indiens et je vais illustrer Pocahontas ! La vraie histoire de Pocahontas, pas celle bousillée et édulcorée de Disney… C’est sympa, ça me plaît bien et ça faisait un moment que je voulais illustrer l’univers indien. bon je vais me replonger dans les illustrations d’indiens de N. C. Wyeth.

Je remarque - avec plaisir - que le dernier tuto a du succès ! Merci !
Plusieurs questions dans les commentaires auxquelles je vais tenter de répondre ici.
Tout d’abord Al me demande «tu restes très fidèle à ton encrage, comment est-ce que tu fais? Je veux dire, est-ce que tu reprends tous tes traits au pinceau fin ???»
Là c’est difficile de répondre et dans un premier temps je n’ai pas su quoi dire. Ce matin j’ai trouvé. En fait je n’ai pas une approche «BD classique» de mes illustrations (et cela n’a rien de péjoratif attention). Comment dire, je ne remplis pas des formes, ce n’est pas du pot de peinture dans Photoshop (je caricature). Mon encrage ou l’impression du crayonné n’est là que pour m’indiquer l’emplacement des différents éléments de mon image. Le crayonné est un simple support, une sorte de sous-couche. Un canevas que je recouvre entièrement. Et je ne me stresse jamais pour rester fidèle ou non à ce crayonné. Il se trouve que dans le cas de Spartacus ça colle assez bien mais ce n’est pas volontaire. Certainement parce que le crayonné était déjà très poussé, très «fini» et détaillé. J’ai une approche très peinture, je pense en matière de couleurs, formes, volumes, contrastes, plans, profondeur, etc. Je ne reprends jamais les traits au pinceau ou crayon. En revanche parfois je retends des formes, accentue des lignes, ce n’est pas tout à fait la même chose. Mais dans ma tête je ne suis pas en train de penser que je reproduis fidèlement mon crayonné. Hmm je ne sais pas si je suis clair…
Comme le dis Serge un peu plus tard, «Et il ne reste rien du dessin d’origine, n’est-ce pas un peu dur de continuer à peindre une partie dont le dessin a déjà disparu ?» Pas du tout. Et franchement j’aimerais me passer de crayonnés. Je réalise les crayonnés pour l’éditeur (les lois du marché). L’éditeur a besoin d’un crayonné pour s’assurer que l’illustration est bien dans le ton de ce qui est demandé, pour vérifier qu’elle entre bien dans la maquette. Mais maintenant, de plus en plus en souvent, on réalise les crayonnés pour les réunions de représentants qui montent les catalogues Fnac & co à partir de ces images. Moi ça m’inquiète un peu car j’ai l’impression qu’on se trompe de cible, je fais mes crayonnés pour les directeurs artistiques qui ont certainement plus la fibre artistique que commerciale, je ne fais pas du business mais de l’art (si je peux me permettre). Quand j’entends «ah le crayonné est vendeur c’est bien» ça m’exaspère et je m’en cogne, je préfèrerais entendre «ah ce crayonné fera rêver, il raconte ou suggère beaucoup de choses et aidera les enfants à développer leur imaginaire c’est bien» (ahah). Bon on joue sur les mots mais il y a là un vrai souci, à mon avis, et ce sera pour un autre débat. Donc, pour ma part, si je le pouvais je ferai un crayonné très très sommaire, rapide, simplement l’emplacement des formes, personnages, le décor. Et je travaillerais directement à la peinture. Mais si j’envoie un crayonné très basique à l’éditeur je m’expose à deux choses. L’éditeur risque de me demander de le pousser un peu plus parce qu’il ne comprend pas bien l’image et s’inquiète ou sinon il l’accepte, je réalise l’image en couleurs et là oh surprise on me dit, ah bon, ok, ça ne correspond pas à ce qu’on imaginait, vous pouvez recommencer ? Hum hum. C’est pour cette raison que je fais des crayonnés très poussés, pour blinder cette étape afin de ne pas avoir de soucis par la suite. Si cela ne tenait qu’à moi je m’en passerai volontiers et je me jetterai sur les pinceaux fissa, mon rêve, peindre à la Wyeth & co…
Serge me demande aussi «Il y a je ne sais quoi qui homogénéise l’ensemble, j’imagine que c’est un souci tout le long ?»
Le je ne sais quoi ce sont les lavis colorés que je passe de temps en temps. Justement pour homogénéiser l’image. Pour cette illustration, j’ai passé des lavis de Terre de sienne naturelle mélangé à du Jaune d’or. Même si j’ai expliqué l’ordre dans lequel j’ai réalisé l’image, j’ai une vision d’ensemble tout au long de la réalisation. Quand je travaille une zone de l’image je suis naturellement concentré dessus mais je pense surtout à son intégration dans l’illustration. Et ce n’est pas un souci, ça ne m’inquiète pas plus que ça, c’est plutôt amusant. Je m’inquiète plutôt de ce que va faire le regard du lecteur.
Ce qui rejoint une question de Sfrank «Le fait que le ciel soit bleu, est-ce pour faire contrepoint au rouge des boucliers ? Est-que tu n’aurais pas grisé ou jauni le ciel s’il n’y avait pas eu le rouge dans l’illustration ?»
Ce n’est pas tout à fait ça. Dans une illustration il est important de créer de la profondeur. Pour cela il y a plusieurs techniques, on peut dessiner détaillé sur flou comme une mise au point en photo par exemple, c’est ce que je fais ici pour mettre le gladiateur en valeur. On peut jouer avec des tons chauds sur des tons froids ou encore on peut superposer des complémentaires. Ce qui est aussi le cas ici. Mon but étant de faire ressortir au maximum le casque du gladiateur, j’ai mis du bleu en fond, autour, pour mettre les jaunes en avant. De plus pour rendre mes illustrations plus vivantes, je fais attention à toujours utiliser une tonalité dominante plus deux tons différents, donc trois «couleur» (et si possible pas plus ni moins). De cette manière l’illustration ne ressemble pas à un sapin de Noël ou ne semble pas trop «vide». Ici on a une gamme dominante de bruns/rouges/orangés, des jaunes et des bleus tirant sur le vert. Essayez de visualiser l’illustration sans une de ces couleurs. Par exemple si on enlève le bleu, l’image tire vers le monochrome… Un petit conseil à propos de la force d’une image et de son bon équilibre. Je crois que dans une illustration il faut un point noir et un point blanc. Une zone très très sombre et une zone la plus claire possible. Ceci pour l’équilibrer et développer la gamme entre ces deux tons extrêmes. Ce qui est aussi une manière de mettre en valeur un élément en particulier. Par exemple pour savoir si votre image est suffisamment contrastée et équilibrée, passez là en gris (dans Photoshop) et vous verrez tout de suite si elle fonctionne. Je trouve que mon Spartacus passe plutôt bien en gris ! Ça reste lisible et mon souhait de montrer en premier le casque marche tout aussi bien. Là ce n’est pas grâce aux complémentaires mais grâce aux contrastes car j’ai placé mes tons noirs et blancs les plus forts sur le casque. Un dernier petit truc pour vérifier si son image tient la route, mettez-la tête en bas, à l’envers et hop on voit immédiatement ce qui cloche.

Sfrank me demande aussi «En fait avais-tu déjà choisis les couleurs avant de commencer cette illustration ?»
Oui et c’est le cas la plupart du temps. Je déteste me lancer dans une mise en couleur sans savoir où je vais. Comme je le disais il y a bien sûr une bonne part de hasard et tout ceci évolue au long de la réalisation mais je visualise assez bien ce que je veux. Tout simplement parce que je cherche des kilomètres de docs et regarde quantité d’images auparavant. Là par exemple j’ai revu les passages de batailles des films Alexandre, Kingdom of Heaven ou encore Gladiator. J’ai cherché plein de documents sur les gladiateurs, les casques etc. Et plus je trouvais de références et plus l’image prenait forme en esprit.
Voilà, j’ai fait long mais j’essaie d’être le plus clair possible. Car ce n’est jamais évident de décrire et tenter d’expliquer ce qui se passe intérieurement, sa sensibilité, son fonctionnement. Demain je mets en ligne le tuto sur les réglages et modifications dans Photoshop en vue de l’impression…
Voilà la réalisation pas à pas d’une illustration et ce tutorial enchaîne directement avec le précédent. Il n’y a - malheureusement - pas de vidéos, je n’ai pas trois mains et je n’ai pas pu me faire aider. Avant de commencer je précise que la mise en couleurs s’est étalée sur plusieurs jours, ce qui explique les différences de tonalités entre les prises, j’ai travaillé de jour comme de nuit ce qui a tendance à altérer les couleurs (c’est beaucoup trop jaune !). Allez, c’est parti…
Je ne commence jamais de la même manière toutes les illustrations, je ne les mets pas toutes en couleur en suivant un schéma précis. Cela dépend de pas mal de choses, de l’élément principal, ce qu’il faut montrer, de la complexité de l’image, si j’en ai une idée précise ou non, etc. «Au feeling» comme on dit.
Pour celle-ci, dont j’avais une idée bien précise, j’ai décidé de commencer par le fond, les nuages, puis de faire la partie droite (je suis gaucher, il est donc préférable que j’aille de la droite vers la gauche pour ne pas salir ce que j’ai déjà fait), ensuite la partie gauche, puis le casque du personnage principal et enfin son corps afin d’équilibrer l’image et diriger le regard vers le casque. Ce qui est mon but pour cette illustration, un fond léger, un décor dans la poussière et les ocres et un personnage au premier-plan très détaillé avec le haut du corps bien mis en valeur. Pour info, j’ai suggéré un emplacement du titre dans le premier tiers de l’image, c’est-à-dire en surimpression sur le gladiateur, centré, au niveau de sa taille. J’ai aussi volontairement dégagé les angles du bas de l’image pour inclure les logos et autres infos.
Pour la mise en couleur à proprement parler, je ne «calcule» pas. Je ne me dis pas «allez je commence avec une brosse 12 puis je prendrai la 10, enfin la 8 pour ensuite prendre le pinceau rond 8 puis 6 etc». Je ne suis pas une machine et j’avance comme bon me semble. J’expérimente aussi beaucoup, j’essaye des couleurs, de nouveaux pinceaux, je cherche de nouvelles textures, de nouveaux effets, j’utilise aussi d’autres ustensiles, éponges, chiffons, brosse à dents pour essayer. Bref je n’ai pas peur de tout foutre en l’air et je travaille sereinement. De plus l’acrylique a l’avantage d’être très couvrante, c’est-à-dire que si je foire quelque chose, une partie de l’image, je peux tout à fait repeindre par-dessus pour retoucher, recommencer et rebidouiller. D’ailleurs la plupart des réussites sont le résultat d’accidents. Il y a dans tout ceci une grande part de hasard et d’inattendu qui me plaît beaucoup et me fascine. Il m’arrive de batailler pour faire rapidement un ciel que je commence bleu puis je tente autre chose et le recouvre de brun, finalement cela ne me convient pas et je vais finir par des gris et là ça y est, j’ai ce que j’attendais. Et c’est l’addition du bleu, plus le brun, ajoutés au gris qui donne le résultat espéré. Bien entendu cela dépend aussi des conditions dans lesquelles je vais mettre l’image en couleur, s’il faut envoyer l’illustration finalisée le lendemain je ne vais peut-être pas m’amuser à tenter je ne sais quoi, sans filets. Dans ces cas-là je vais au plus direct et fais ce que je sais faire, mais c’est beaucoup moins amusant et enrichissant.
Tout d’abord, dans l’optique de commencer par le fond, j’ai protégé le personnage principal avec du drawing-gum. Ceci fait je vais pouvoir travailler tranquillement, librement le ciel et les côtés de l’image sans avoir peur de «dépasser» et/ou bousiller le personnage.

Puis je m’occupe du fond avec de grosses brosses et de la peinture sèche que je teinte par la suite avec des lavis colorés.


Le fond «terminé» (je reviendrai un peu dessus par la suite), je nettoie le personnage en retirant le drawing-gum avec un petit morceau de chiffon doux et sec. En retirant le drawing-gum il faut faire attention à ne pas soulever de la peinture ou la déchirer sur les bords, surtout si on a travaillé très sec et très épais.

Maintenant je m’occupe des deux armées et commence par placer les couleurs rapidement, un peu grossièrement, sans me trop me soucier des lumières ou de l’ambiance. Puis je monte les tons petit à petit, doucement en détaillant de plus en plus. Je passe souvent des lavis colorés entre les couches pour teinter les couleurs et les homogénéiser. Aussi avec des brosses et de la peinture sèche je fais des textures, salissures, poussières…





Puis le casque (avec une bonne doc de casque en métal thrace sous le coude), le corps et je détaille plus finement chaque partie, en utilisant des pinceaux de plus en plus fin. Je fais aussi quelques retouches avec des crayons de couleurs, là où j’atteinds mes limites au pinceau ou pour faire des effets comme les reflets orangés sur le casque ou certains détails comme les poils sur le bras.




Tout est au point maintenant, je peaufine l’image en ajoutant une lumière sur le personnage pour le détacher du fond et accentuer les volumes. Je teinte aussi le bas de l’image pour l’unifier et pousse un peu quelques contrastes, amplifie certaines ombres. Je termine généralement l’image avec un pinceau minuscule pour quelques rehauts de lumière avec de la peinture pure, très sèche, du blanc pur pour les lumières sur le casque par exemple.

L’illustration est terminée, il ne reste plus qu’à nettoyer les bords enlevant le drawing-gum et pour finir je trace le contour de l’image avec un gros feutre noir.


L’illustration finalisée avec ses véritables couleurs, scannée et prête pour partir chez l’éditeur, plus quelques détails.




Voilà le début d’une série de plusieurs tutoriels consacrés à la mise en couleur d’une illustration. J’ai choisi l’illustration de couverture du jeu Spartacus. Tout ceci en plusieurs étapes et agrémenté de petites vidéos.
ETAPE 1 :
Après avoir scanné le crayonné (voir «1.Scanner de grandes illustrations» à ce propos), je nettoie l’image avec les niveaux dans Photoshop. Par exemple je mets entre 40~60 pour les «noirs» et entre 220~240 pour les «blancs». Cette manip permet d’éliminer les gris pour ne conserver que les traits noirs de l’image. Je vérifie ensuite que le blanc de l’image est bien un blanc pur pour ne pas avoir de voile gris si j’imprime. Aussi je réalise toujours les illustration à 130% ou plus pour gagner en définition lors de la réduction.

ETAPE 2 :
Voilà donc le résultat. A ce moment-là, si l’image est plus petite qu’un A3+, je l’imprime directement en niveaux de gris sur le papier, mon imprimante gère ce format. En revanche si l’illustration est plus grande qu’un format A3+, je la reprends entièrement à la table lumineuse, directement sur le support final, du papier 200gr.

ETAPE 3 :
Donc là j’ai repris le crayonné aux feutres indélébiles sur le bon papier pour passer à la préparation.

ETAPE 4 :
Maintenant je tends la feuille sur une planche pour qu’elle ne gondole pas quand je vais peindre. C’est beaucoup plus agréable ainsi et ça permet aussi par la suite de numériser l’illustration finalisée comme il faut. Avant de tendre la feuille, je l’humidifie au dos avec une éponge. Le principe est simple, le papier mouillé va se gorger d’eau, s’étendre, gonfler, il peut parfois gagner un à deux centimètres de surface, étonnant. Après avoir été «collé» sur la planche, il va reprendre sa taille initiale et donc se tendre comme une peau de tambour. Il faut aussi une planche solide car la pression exercée peut être puissante. Au passage un petit détail, quand je passe le kraft gommé sous l’éponge je ne le «frotte» pas mais je le fais «glisser» pour que ça n’enlève pas toute la colle qui risquerait de rester sur l’éponge. Naturellement il faut tendre la feuille assez vite, dans le frais pour qu’elle tienne bien. Et avant de passer à la suite j’attends que la feuille soit bien sèche, bien tendue.

ETAPE 5 :
Ensuite je fixe le dessin avec de la laque pour qu’il tienne bien sous la peinture et ne bave pas quand je passerai du liquide dessus. Et comme j’aime bien travailler proprement, je passe les bords de l’illustration tendue au drawing-gum afin de préserver les marges. Ainsi au final j’aurai une image mieux présentée et c’est - pour ma part - plus simple que de faire une marie-louise par la suite.

ETAPE 6 :
Une fois le drawing-gum sec je recouvre le papier d’un mélange de bruns en acryliques liquides. Je n’aime pas travailler sur un fond blanc et de cette manière cela sature le papier, ce sera plus facile pour peindre et les couleurs seront «poussées» par ce fond. De plus en faisant un jus assez liquide, je conserve les traits sans souci.

ETAPE 7 :Voilà, le support est prêt pour la peinture, cela prend un bon quart d’heure. Maintenant direction les pinceaux !
Si vous avez des questions merci de passer par les commentaires…
Keith Parkinson est décédé la semaine dernière de complications dues à une leucémie, il venait d’avoir quarante-sept ans. Adolescent, j’avais découvert ce maître de l’Héroic-Fantasy grâce aux boîtes de jeux vidéo et aux illustrations jeux de rôle. A l’époque c’était en regardant, entre autres, ses illustrations que j’avais eu envie de «faire pareil»…
Keith Parkinson Online









