Les éditeurs ont du se donner le mot. Autant il y a une quinzaine de jours je m’inquiétais un peu de voir mon planning pas trop rempli pour les semaines à venir, autant maintenant je ne sais plus où donner de la tête. Les éditions Asmodée me passe commande d’une grande couverture et de quelques cartes pour un jeu de société «Spartacus». Excellent, ça faisait un moment que je voulais me «frotter» aux gladiateurs (hum hum). J’avais déjà un peu abordé ces ambiances avec Alexandre le Grand et là je vais me régaler. La suite bientôt…
…du site. J’ai ajouté au site plusieurs séries d’illustrations dont je suis plutôt fier et dont j’ai déjà parlé par ici. Tout d’abord une grande partie des illustrations pour le troisième tome de l’Encyclopédie du fantastique et de l’étrange «Fantômes & mystère» à paraître chez Casterman d’ici une dizaine de jours (Galeries Albums). Puis la grande série d’objets et armes magiques en tout genre, «GameMastery Item Pack I» pour l’éditeur américain Paizo (Galeries Couleur puis Jeux de rôle). Et pour finir quelques illustrations pour Game of Thrones et ma dernière couverture pour Les nouvelles Chroniques de Krondor.
Je suis aussi en train de refaire complètement le Livre d’or. A venir…
Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule. L’éditeur américain Green Ronin me contacte pour travailler sur Warhammer Fantasy Roleplay, le jeu de rôle Warhammer pour faire simple. Je vais réaliser une dizaine d’illustrations intérieures, en couleur. Tout ceci sous la houlette de Games Workshop, classe. Et devinez qui je retrouve sur cette collaboration ? Mon ami Swal dont j’ai déjà parlé ici à plusieurs reprises. Ça va être bien sympa !
Suite au message à propos de mon scanner je me suis dit que j’allais faire un petit tutorial de comment scanner une illustration au format supérieur à A4. A part pour de «petites» images, je travaille toujours mes illustrations à au moins 130% pour gagner un peu en finesse et définition à la réduction. J’utilise donc des formats habituellement proche du A3 ou plus pour certaines réalisations particulières comme un plateau de jeu, une double-page où là le format agrandi peut atteindre le format Raisin ou plus.
Voilà donc ma méthode maison pour scanner en plusieurs fois. Cela est on ne peut plus facile et avec un peu d’entraînement ça va très vite. Prenons l’exemple d’une image plus grande qu’un A4.
ETAPE 1 :
Je scanne l’illustration en deux fois. Je scanne toujours de manière «brute», sans aucun réglage ou presque et en tous cas il faut absolument que les réglages soient identiques pour les deux parties de l’image. Et je prends soin de bien caler l’illustration sur un des bords du scanner, les deux parties doivent être bien alignées.
ETAPE 2 :
Dans Photoshop, j’ajoute un peu de matière à la zone de travail à la première partie de l’image une fois celle-ci retournée et légèrement recadrée.
ETAPE 3 :
Je copie la seconde partie de l’illustration sur la première, seconde partie aussi recadrée et mise dans le bon sens. Photoshop crée un calque automatiquement.
ETAPE 4 :
Je diminue de 50% l’opacité de la seconde partie de l’image et je la fais se raccorder à l’autre partie le plus précisément possible, «par-dessus».
ETAPE 5 :
Je gomme le bord de la seconde partie sur quelques centimètres, avec une gomme très large. Ensuite il suffit parfois de déplacer très légèrement la seconde partie de l’image pour que les deux parties s’unissent sans qu’on puisse remarquer une coupure.
ETAPE 6 :
J’aplatis l’image et c’est fini. Voilà le résultat après les réglages pour ajuster les tons et courbes de l’illustration.
Ça ne prend que quelques minutes et ce n’est pas bien compliqué. Aussi c’est parfois plus simple quand la jointure peut se faire dans une zone «simple» comme un ciel ou un fond uni. En revanche quand ça tombe dans une zone complexe (un peu comme cet exemple) il faut bien faire attention à ce que les deux parties soient bien alignées au moment de scanner pour ne pas se retrouver avec une partie qu’il faut bidouiller par la suite. Et cette méthode est identique pour des images beaucoup plus grandes que je découpe en plusieurs parties, par exemple pour le plateau du jeu «Suspect» que je viens de finir, j’ai scanné l’illustration finale en 12 morceaux que je monte petit à petit pour reconstituer l’image d’origine. Là c’est évidemment un peu plus long, quoique…
Aujourd’hui dernière ligne droite de la mise en couleur pour le jeu de société «Suspect» (Ravensburger). Je finis la couverture pour la boîte du jeu et le plateau. Boulot boulot.
Je rappelle que «Suspect» est un jeu familial, une sorte de «Cluedo» mâtiné de «Qui est-ce ?». Les joueurs doivent assembler les différents éléments des portraits-robot des gangsters recherchés. Pour cela ils doivent interroger des indics qui vont leur donner des infos, des détails sur le suspect en cours (couleur des cheveux, avec ou sans lunettes, bouche, barbe ou moustache, couleur du vêtement…). Dès qu’un joueur pense avoir trouvé qui est le suspect, il assemble les quatre «tranches» représentant les différents éléments du personnage. C’est-à-dire, par exemple, la casquette, plus les yeux de travers plus la barbe, plus la chemise de bucheron. J’ai donc dessiné trois personnages principaux qui peuvent être «découpés» en quatre tranches. Ensuite on peut composer de nouveaux personnages à partir de ces éléments en les mélangeant. Ce ne fut pas évident à mettre en place car il faut absolument que les tranches correspondent et puissent se lier comme il faut. Les coupes se faisant au dessus des oreilles, sous le nez, à la base du coup. J’espère que vous saisissez le binz… Et ça fait une sacrée pelletée de personnages ! Tous plus inquiétants les uns que les autres…









