Bien qu’ayant considérablement réduit ma consommation, je reste un grand adepte du Coca-Cola, je précise, du Coca-Cola, le Pepsi c’est pas bon, c’est bien connu. Ne suivant pas de près l’actualité culinaire française je ne sais pas si le Coca-Cola Zero a fait son apparition dans les vertes vallées gauloises. Ici en Corée, le Coca-Cola Zero est présent partout depuis quelques jours. Ce nouveau Coca est garanti zéro calories, zéro sucre, zéro caféine et encore zéro je ne sais quoi, c’est écrit sur la boîte. Tout naturellement j’ai goûté. Bon ce n’est pas tout à fait le goût original, un petit peu fade, proche du Coca Light mais quand même très Coca «hard», c’est bluffant, à se demander comment ils ont fait. En tous cas ça ne vaut pas un vrai Coca cent pour cent sucre et calories, les amateurs et connaisseurs feront la différence facilement. Ce qui me surprend dans tout ceci et dans la campagne de pub inévitable pour ce Coca Zero, c’est justement le Zero. Du Coca sans calories, sans sucre, sans caféine, ce doit être de la limonade, voire même de l’eau plate. C’est curieux et je me dis que les diététiciens doivent s’arracher les cheveux. Tout comme pour l’arrivée des Coca Light qui ont eu, à l’époque, un effet inverse sur la santé des consommateurs et des gamins plus particulièrement. Certains se disant, ah comme c’est light je peux en prendre tant que je veux, et au final ces personnes absorbaient une dose bien plus forte que si elles avaient ingurgité un bon vieux Coca classique. Etrange.
Et là je suis sceptique face à ce nouveau produit zéro. Ce n’est pas tout à fait comme les Light qui surfaient sur la vague sans sucre je prends ma santé en main. Il y a forcément anguille sous roche. En plus le design n’est à mon avis pas très attractif, une canette proche du noir et blanc, très sombre, faisant penser à des produits pour booster son tonus mais moins excitant que la traditionnelle canette rouge, ça fait un peu l’effet de boire un vieux truc décoloré des années cinquante ou de tenir une chaussure à crampons de football dans les mains, l’odeur en moins. Et moi quand je lis «Zero» ça me fait penser à «nul»…

En lisant cet article édifiant sur les dangers et précautions à prendre face au jeu de rôle je me suis bien marré. Du grand art. On y parle de fuite devant la réalité, identification, dérèglement sentimental et dépendance, schizophrénie et névrose. Rien que ça. Bon, ce site est, il est vrai, un peu «orienté» idéologiquement et certainement pas le plus objectif mais la lecture de cette «étude» vaut le détour. Un impressionnant condensé. Amis joueurs, «rôlistes» comme on dit, attention, vous allez sombrer dans la violence, la démence, le vice et bien d’autres joyeusetés. Quand je pense que c’est grâce à ces univers, ces mondes et ces jeux que tant d’artistes ont pu développer leur talent. Ce qui me surprend sur le site cité plus haut, c’est qu’il ne parle pas - encore - des jeux vidéo ni du hard-rock…
Toujours dans le jeu de rôle, j’ai fini cette semaine quelques illustrations noir et blanc. Six images pour l’Elven Sourcebook (les elfes) ainsi que quatre demi-pages pour le jeu Shadowrun. Hier soir j’ai bossé tard pour apporter la touche finale aux crayonnés des 110 armes et objets magiques… Voilà, fini les crayonnés maintenant il va falloir passer à la couleur. Je travaille le plus souvent de cette manière, dix, quinze jours de crayonnades intensifs puis que de la couleur pour ensuite revenir aux crayonnés et ainsi de suite. Je préfère grouper, c’est plus facile de se concentrer de cette manière et surtout c’est bien plus pratique, ça m’évite un sacré bazar pour changer de matériel.

Comme hier, j’allège la page principale…
Aujourd’hui j’ai finalisé le crayonné pour la couverture du «Elven Sourcebook» pour les éditions Fanpro, éditeur allemand de «L’Œil noir», j’en avais parlé brièvement en novembre dernier. Je m’occupe de la couverture couleur du recueil consacré aux Elfes et je vais aussi m’occuper de quelques dessins intérieur en noir et blanc. Sur la couv je représente les grandes communautés elfiques, les «Lea», très classes, précieux, les «Sylvan», vivant dans les forêts au plus près de la nature, les «Ice», habitants des montagnes enneigées et les «Demi-Elfes», mi-elfes mi-humains… Je précise que ce sont les Elfes «de» Fanpro, leur vision des Elfes, très «extra-terrestres» à mon sens et moins «humains» que dans le Seigneur des Anneaux par exemple.

Dans la série les bonnes nouvelles, j’ai été contacté il y a peu par l’éditeur allemand Fanpro pour travailler sur le jeu «L’Œil Noir» ! Youpi dansons la karioka ! Pour ceux qui ne connaissent pas, je crois pouvoir dire que c’est un peu le Dungeons & Dragons européen, ce jeu fit un carton dans les années 80′. Et L’Œil Noir c’est un peu ma madeleine. Tout comme Dragon Magazine (j’en ai parlé rapidement dans ce message). J’avais joué un peu à ce jeu quand il était encore publié en français, par Gallimard. J’étais accro aux illustrations et comme pour Dragon, je rêvais de «faire pareil» un jour. Le jeu était aussi décliné dans les collections «Livres dont vous êtes le héros», chez Gallimard aussi. Donc un très bon contact avec l’éditeur, nous allons commencer par quelques images en noir et blanc et l’année prochaine on passe à la couleur pour faire quelques couvertures de la série. Impec. En cherchant un peu je dois pouvoir remettre la main sur la boîte du jeu…

P. S. :
A propos de ma petite rogne d’hier, je ne me suis peut-être pas très bien exprimé. Sur le principe je n’ai rien contre le fait qu’on prenne mes images pour les mettre ailleurs, bien au contraire, ça me fait plaisir et c’est plutôt flatteur. Ce n’est pas non plus un problème de plagiat ou d’utilisation abusive, mes illustrations sont protégées et je n’ai encore rien vécu de tel. Là c’est un problème sur la forme, purement technique et financier lié à Internet. Et ça ne date pas d’hier. Je paye un abonnement tout les mois pour mon site et le Journal de Bord, je paye la bande passante. Et quand je la vois fondre petit à petit à cause de sangsues, ça ne m’amuse pas vraiment…









