Ecrit dans Au jour le jour. Lu 457 fois. 3 commentaires.

Je rentre à l’instant dans un petit tour dehors pour faire deux trois courses. J’avais dans l’idée de poursuivre et compléter le message écrit lundi à propos du numérique en répondant à de nouvelles question reçues dans la semaine. Mais je vais garder mon discours pour plus tard. A la place je vais vous montrer ma dernière trouvaille culinaire. En Corée beaucoup de produits sont importés des USA, l’influence américaine se ressent souvent. Je suis un grand amateur de chocolat et il y a peu j’ai découvert le chocolat Hershey. Bon ça ne vaut pas une bonne tablette violette de Milka mais c’est pas mal. Celui aux amandes vaut le détour. Comme vous le savez déjà sûrement aux Etats-Unis on voit les choses en grand, ou plutôt en «large» et là je suis tombé sur une tablette monstrueuse, la «1/2 Pound» tablette, avoisinant les 300 grammes ! Je me dis qu’avec ça je vais sentir mes dents fondre et une de mes artères se boucher…

Mardi 13 juin 2006

Cialis et ballon rond

Ecrit dans Le blog et la galerie. Lu 428 fois. 3 commentaires.

J’avais dans l’idée de poursuivre le message posté hier sur le numérique, j’ai encore d’autres choses à dire mais j’ai la flemme. D’autant plus que je lutte à nouveau avec Bill, Jennifer, Sandra, Forporn, Lesbianmasturbation et CheapCialis qui me pourrissent de spams le Livre d’or de mon site et les commentaires du Journal de Bord. C’est vraiment la plaie ces binzs. En plus je ne comprends comment ils arrivent à passer, ils ont du faire de sérieux progrès en maths. Heureusement un cerbère veille et intercepte ces saloperies pour éviter de polluer mes messages, vous ne les voyez donc pas s’afficher. En revanche, côté administration c’est vraiment la foire au n’importe quoi, à faire des cauchemars. Enfin bon, là maintenant en Corée, il est minuit passé et la France va attaquer son premier match en Coupe de Monde, je vais jeter un œil…

Lundi 12 juin 2006

Numérique or not numérique

Ecrit dans Digressions et tergiversations. Lu 372 fois. 8 commentaires.

Je ne vais pas me lancer dans le vain débat pour ou contre le numérique, souris ou pinceau c’est quoi qu’est mieux, etc. Non je vais plutôt répondre à une question qui revient souvent dans les mails que je reçois de lecteurs du Journal de Bord ou de sympathiques admirateurs. On me demande donc souvent pourquoi je ne touche pas au numérique ou encore pourquoi je n’intègre pas le numérique dans mon travail.
En fait c’est assez simple. J’ai testé et essayé ces nouveaux outils, les Painter, ArtRage, Photoshop & Co, je m’étais même frotté à la 3D à une époque. J’ai toujours été passionné par l’infographie, ahlala DeluxePaint sur mon Atari 520ste ça décoiffait ! 16 couleurs une tuerie ! A l’Ecole Emile Cohl je m’étais aussi spécialisé infographie en seconde option, après l’illustration. Je me tiens au courant, je m’intéresse mais plus par passion. J’ai donc fait des essais, en couleur directe sur écran ou en partant de scans de crayonnés. Au final j’avais à peu près le résultat attendu, c’était bien «mes» illustrations mais j’étais terriblement frustré assis devant mon écran. Aucune sensation, aucun lien physique avec le support, je veux parler du grain du papier sous le pinceau, les odeurs, les accidents, l’influence de la lumière ambiante. Je m’étais aperçu que finalement je ne faisais que transposer ma technique dite traditionnelle sur écran. Je m’imitais.
Et j’ai pensé au parallèle avec un pianiste «classique» qui se met devant un synthétiseur. C’est marrant deux minutes, ça permet peut-être de bricoler, s’entrainer, s’amuser, on peut «composer» avec un ordinateur pas loin, c’est bien on n’embête pas les voisins avec un casque, etc. Mais pour l’exécution finale ce pianiste aura très certainement besoin d’un «vrai» piano, avec le toucher, la chaleur du bois, les vibrations, la texture des touches, le son qui enveloppe.
On compare aussi souvent le numérique avec l’arrivée de l’acrylique il y a moins d’un siècle qui a chamboulé pas mal d’habitudes. Mais je ne crois pas trop à cette symétrie car c’était uniquement le médium qui changeait. Ce qui était dans le tube. On utilisait toujours les mêmes outils, des pinceaux, couteaux et brosses. Avec le numérique le changement est radical. Nouveau support (écran, papier virtuel) et nouveaux outils (souris, stylets, écran tactile à l’avenir). Je ne crois pas que le numérique soit une forme d’évolution par rapport aux techniques traditionnelles. Je pense plutôt que c’est complètement différent. Autre chose. Qui pour l’instant n’est pas utilisé comme il faut car dans la très grande majorité des cas on ne fait que recopier papier & pinceaux. A mon avis, ceux qui sont en train de mettre la révolution en marche, sont ceux-là qui, avec des années de pratique ou formation académiques derrière eux, pense au numérique comme un simple outil à découvrir, à explorer et pas comme au substitut d’une technique existante trop longue et/ou difficile à apprendre. Des illustrateurs comme Sparth, Craig Mullins ou Justin Sweet (et tant d’autres), là je pense qu’on est radicalement dans l’expérimentation, la création originale (ou originelle qui sait ?), ce n’est ni de l’imitation de techniques classiques ni du remplissage au pot de peinture dans Photoshop, on voit émerger quelque chose de neuf et d’inédit.
Pour en revenir à la technique pure et dure je crois que le changement est beaucoup plus profond qu’une simple évolution. Un peu comme si notre pianiste se mettait à la guitare. Il ferait de la musique mais avec un nouvel instrument qu’il faudra apprendre à utiliser et maîtriser. Mais on n’apprend pas la guitare en quinze jours…
Même si je me tiens informé et bidouille à mes heures perdues, dans l’immédiat je n’ai vraiment aucune envie d’intégrer ces nouveaux outils à mon travail, où plutôt à ce que je fais actuellement. De plus je pense que j’ai encore d’énormes progrès à faire en peinture, j’ai encore beaucoup à apprendre et je suis bien loin du compte. Honnêtement et sans fausse modestie, je pense vraiment en être à mes tout débuts, je n’ai qu’une petite dizaine d’années d’expérience et dur labeur derrière moi et je commence seulement à être réellement satisfait (et encore pas toujours). J’ai posé les bases de mon univers et les premières pierres de ma technique. Maintenant il va falloir développer, améliorer tout ceci dans les décennies à venir et je ne suis pas pressé… Pour l’instant je n’utilise pas le numérique artistiquement, plutôt pratiquement, pour gagner du temps (impression et retouches des crayonnés par exemple). En revanche je ferai peut-être, certainement, autre chose avec le numérique. Complètement autre chose qui n’aurait rien à voir artistiquement et esthétiquement avec ce que je fais maintenant. Arriver à ne conserver que le savoir (gestion des couleurs, composition, cadrage) pour élaborer de nouvelles techniques, de nouvelles voies avec le numérique, se positionner dans la même optique que les illustrateurs cités plus haut. C’est-à-dire inventer. Mais il faudra trouver le temps et l’énergie pour chercher et expérimenter. Ce n’est pas gagné et quand je vois la marée numérique dans le monde de l’illustration et le peu de choses qui me plaisent ça me donne furieusement envie de faire de la résistance ;)
A part ces quelques réflexions c’est boulot boulot, finaliser les projets en cours. En fin de journée, le soleil s’est enflammé au-dessus des montagnes qu’on aperçoit par les fenêtres à l’arrière de l’appart…

Lundi 20 mars 2006

Hackhackhack

Ecrit dans Digressions et tergiversations. Lu 409 fois. 7 commentaires.

Vous avez certainement entendu parler du DADVSI (ici ou ), les histoires de droits d’auteur, P2P, téléchargement, copie privée, mort du logiciel libre, etc. Ce qui est en train de se préparer (la loi n’a pas encore été votée il me semble) est très grave. Lourd de conséquence. Pour résumer c’est un peu comme si on punissait les créateurs, fabricants, revendeurs et utilisateurs de voitures pour faire baisser le nombre de tués sur les routes (c’est simpliste et grossier comme comparaison, je sais). Même les Etats-Unis ne sont pas allés aussi loin alors qu’ils sont pourtant les pionniers et toujours à la pointe sur Internet en matière de contrôle, répression, surveillance… Effrayant. Etre condamné pour avoir partagé de la culture, le reste du monde pourra le faire mais pas la France. Je ne dis pas non plus qu’il faut que tout soit gratuit et qu’on puisse piocher comme bon nous semble dans les catalogues mais il ya certainement des solutions plus pacifiques raisonnées et surtout équilibrées. Enfin bon c’est un débat monumental et les frêles épaules de mon blog ne sont pas là pour ça.
Ce weekend, les premières répercussions inattendues de cette loi sont apparues. De manière particulièrement efficace et irresponsable. Des groupes de hackers, dont je ne citerai ni les noms ni les sites pour leur éviter de la pub, ont commencé à supprimer des sites français au hasard, à tout va. Pourquoi ? Tout simplement pour faire pression sur le gouvernement français pour qu’il retire cette loi. Comme si ce gouvernement qui campe sur ses positions devant des milliers de manifestants ou des pétitions à rallonge allait prendre en compte ce petit jeu de massacre. Ces hackers annoncent que (je cite texto et excusez-les pour les fautes d’orthographes, être fort en orthographe et grammaire ou être hacker il faut choisir), donc : «dans le cas ou aucune lois ne seraient revue, nous nous engageons à supprimer un maximum de sites, jusqu’à ce que notre appel soit entendu» et leur appel est le suivant (extraits) :
«En ce 18/03/06 nous lançons la lute contre l’Anti-Warez. Vous tous, présidents et ministres, qui nous empêchez de vivre notre passion, en ajoutant sans cesses des lois et des amendements, sachez aujourd’hui que nous nous révoltons ! Sachez cher internaute qu’après la France, VOTRE pays est sur la liste. Vous aussi, risquez de ne plus pouvoir profiter des logiciels gratuits P2P, et de ne plus copiez légalement vos DVD dans un cercle privé, sous peine d’amande ou d’emprisonnement. En refusant de voter l’amendement 176 porté par le député Dutoit, qui devait exonérer les acteurs de santé français de taxes sur les supports numériques au profit des industries de la culture, la majorité de ce pays vient de montrer son vrai visage : celui de parasites méprisant les droits des patients français pour mieux engraisser ces industries dites culturelles…..blablabla… Par la présente, nous, membres de l’OCW demandons à tout le monde de boycotter les magasin vendant des CD/DVD/LIVRES et de les télécharger !»
Une nouvelle forme de terrorisme. On bousille des sites et forums qui n’ont rien à voir avec tout ceci, aveuglement, pour faire réagir… En plus ils se trompent de cible, ils pourraient au moins viser les sites du gouvernement et vont finalement faire passer toute la communauté P2P pour de «dangereux criminels». Effet boomerang garanti. Quelle bande de minables. C’est vraiment se tirer une balle dans le pied et ça va encore donner de la matière pour justifier cette loi.
Je me suis aperçu de cette vague ce weekend en voulant me rendre sur le forum de la Promo Sempé que j’affectionne tout particulièrement. Le forum était en vrac, inaccessible avec l’«appel» des petits rigolos à la dite adresse. En plus ces hackers signent ! Ils ont un forum et se vantent de leurs méfaits, préparent des listes de sites à hacker, dans la joie et la bonne humeur ! Ils s’attaquent en priorité aux sites hébergés chez Free parce qu’il y a apparemment une faille dans les accès aux données. Ce n’est pas la peine de céder à la panique ou sombrer dans la paranoïa, il s’agit apparemment de jeunes demeurés boutonneux qui n’ont pas bien compris ce qui se passe réellement, un peu comme les casseurs qui bousillent les voitures en fin de manif et décrédibilisent tout le monde. Dans leurs listes de cibles ils confondent l’UMP et l’UDF…

Vendredi 18 novembre 2005

4. Réglages et finalisation

Ecrit dans Technique et matériel. Lu 4 268 fois. 9 commentaires.

Pour ce tutorial je me base sur un autre tutorial qu’avait réalisé - exprès pour moi, encore merci - Marc Fleuret qui travaille chez Rageot Editeur. Il m’avait préparé une explication bien sympa des réglages à faire pour bien préparer numériquement une illustration en vue de l’impression. En voici ma version. Attention, je ne prétends pas qu’il faut absolument faire comme ça, que c’est la meilleure méthode, je suis cette démarche et ça fonctionne plutôt bien. Je suis preneur, commentaires, remarques et suggestions sont les bienvenus !

Quelques précisions pour commencer. Je réalise toujours une illustration à au moins 130% de plus que le format final (cela dépend aussi du temps que j’ai mais au minimum 130%). Ainsi on gagnera en définition à la réduction.
Aussi il faut veiller à dessiner et peindre un à deux centimètres de matière en plus pour avoir de la marge et faciliter ainsi le futur recadrage. Si vous dessinez votre illustration exactement au format final ce sera périlleux pour l’éditeur et l’imprimeur. C’est un détail important car il serait dommage que l’éditeur aie à tailler dans votre image s’il venait à manquer un centimètre je ne sais pas où au moment d’inclure l’image dans la maquette. Dans mon exemple, on peut aisément enlever un centimètre tout autour de l’image.
Enfin, je scanne toujours les illustrations en 600dpi voire plus pour avoir le maximum de précision et de détails. Ensuite dans Photoshop je passerai l’image à a résolution demandée, généralement 300dpi.

ETAPE 1 :
Tout d’abord il faut que Photoshop (que j’utilise principalement) soit bien réglé et calibré. Voilà mes réglages. L’image n’est pas bien grande mais c’est lisible, pour le profil RVB, j’indique tout simplement celui de mon écran.

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ETAPE 2 :
Il faut ensuite régler les courbes. En double-cliquant sur la pipette pour les tons sombres, le point «noir» de l’image, on définit la valeur CMJN de la couleur qui apparaîtra comme la plus «noire» de notre image. Marc Fleuret m’avait conseillé de mettre les valeurs suivantes en CMJN (98:90:92:80) qui correspondent en fait au maximum d’encrage toléré par les machines et/ou le papier. Pour de l’impression ce n’est pas la peine de mettre du noir à 100%, de plus cela risquerait de faire baver les tons sombres de l’image. EN revanche si votre illustration est destinée uniquement à une utilisation numérique il est peut-être préférable de mettre du noir à 100% pour avoir le meilleur contraste. Dans un premier temps j’effectue tous ces réglages en restant en RVB.

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ETAPE 3 :
Ces réglages fait, je pointe le point le plus noir de mon image, ici un des trous du devant du casque du gladiateur et le point le plus blanc, situé sur le haut du casque, le reflet. On peut voir tout de suite la différence avec l’image précédente, c’est plus contrasté.

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ETAPE 4 :
Mais le réglage des courbes a souvent tendance à assombrir et parfois brûler un l’image. Je modifie alors les tons moyens avec les niveaux en les éclaircissant un peu pour éclairer l’image. Ensuite je modifie les couleurs avec les modifications de correction sélective ou la balance des couleurs pour retrouver les couleurs de l’illustration originale sur papier. C’est souvent le travail le plus délicat, le scanner a beau faire du bon boulot, ce n’est jamais exactement ce qu’on attend… Pour finir je passe un filtre accentuation avec comme base les valeurs suivantes Gain:120, Rayon:1.0, Seuil:8, en les bougeant légèrement suivant les cas. Cela permet de pousser un peu la netteté de l’image.

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ETAPE 5 :
Voilà l’image est prête. Je la passe alors en CMJN et retouche un peu les couleurs au cas où il y aurait quelques «pertes» ou légères modifications lors du changement de mode. Et hop direction la maison d’édition !

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