Je suis fan de l’univers Star Wars, de sa mythologie. Je crois que, comme tous les garçons de ma génération, j’ai été fasciné il y a maintenant une bonne vingtaine d’année par les bestioles, les personnages, les ambiances, les planètes et cette philosophie, de l’épique dans l’espace. En revanche j’ai été très déçu par la nouvelle trilogie. Pas sur le plan technique, ni sur l’histoire, ni sur l’esthétique, ni sur l’imaginaire parce que là on en prend plein les mirettes, c’est une source d’inspiration formidable. J’ai été surpris de voir une narration plate, creuse, un manque de rythme terrible, je n’ai pas vibré et pourtant il y a matière, en plus j’étais ouvert, attentif, confiant et bon public. Je vais en faire hurler plus d’un mais j’ai eu l’impression d’être devant une pub Hasbro avec les mains des enfants en moins. Même avec toute ma bonne volonté je n’ai pas retrouvé le souffle Star Wars et je n’ai pas été transporté a long time ago, in a galaxy far, far away…
Cette semaine j’ai vu le making-of de «l’Attaque des clones», ces documentaires des seconds dvds des éditions collector. C’est passionnant, intéressant, on peut suivre la création pas à pas et sur le plan technique c’est bluffant et une fois de plus j’ai été épaté par la masse de travail accompli et l’énergie déployée. Cependant j’ai remarqué quelque chose de curieux qui a confirmé ce que j’ai écrit plus haut. On peut voir tout au long du documentaire un George Lucas très pointilleux sur la technique employée, limite pénible, très à cheval sur ce que les fans vont penser, être la hauteur de l’attente, ne pas trahir ce qui a déjà été fait, surtout ne pas sortir du moule, éviter le ridicule, etc. Par exemple on le voit pinailler et faire refaire plusieurs fois une scène de 25 images d’un Yoda numérique qui a chaque fois ne lui convient pas. On le voit lui et son équipe se mettre tous seuls des bâtons dans les roues, se couvrir de contraintes, de limites… Et, c’est là où je veux en venir, vers la fin du documentaire Lucas dit «Le cinéma tel que nous le connaissons consiste à raconter une histoire et de ce fait la technique est utilisée pour raconter une histoire, et c’est de cela qu’il s’agit. C’est vraiment le cinéaste et son aptitude à raconter l’histoire qui comptent à la fin»… Quel terrible aveu. A mon avis, le souci de cette nouvelle trilogie n’est pas dans le qu’en dira-t’on, ni dans l’effort technique et la surenchère d’effets spéciaux, ni même dans le concept de Star Wars… Il faudrait dire à monsieur Lucas que ce n’est pas parce qu’on a un bon sujet et un bon pinceau qu’on fait forcément une bonne peinture.

P. S. :
Je poursuivrais les tutos un peu plus tard, une pause s’impose…
J’ai une idée qui me trotte dans la tête depuis un petit moment, une idée qui fait son chemin et que je vais peut-être pouvoir mettre en pratique avec mon nouvel appareil numérique. En plus de prendre d’excellentes photos, je peux faire de petites vidéos haute qualité. Et je me suis dit que j’allais peut-être développer de petits tutoriels sur ma technique par ce biais, en photos et/ou en petites vidéos. Par exemple une série sur la préparation du support, le choix du matériel, une autre sur l’utilisation de l’ordinateur pour passer les crayonnés à la moulinette, encore une autre sur la mise en couleur, les finitions… Le hic c’est que, comme je ne fais pas les choses à moitié, ça risque de me prendre pas mal de temps et d’énergie pour tout mettre en place. Je réfléchis. A ce propos si vous avez des suggestions, des commentaires, je suis preneur, discutons-en dans les commentaires de ce message… A suivre.
Tiens, je viens de me rendre compte que je suis en train de rédiger le 101ème message de mon Journal de Bord. Ça en fait quand même un bon paquet…. Que le temps passe vite…

Non ce n’est pas le nom d’un nouvel ami imaginaire ou d’un nouveau système d’exploitation. Je viens d’acheter un nouvel appareil photo numérique compact. Le Panasonic DMC-FX9. Très impressionnant, petit mais costaud, prise en main immédiate et d’une très très grande qualité. Ça faisait longtemps que je n’avais pas une telle définition sur un numérique. De plus il y a une option propre aux Panasonic qui me semble indispensable. L’objectif est monté sur de microscopiques amortisseurs qui compensent nos mouvements quand on prend une photo. Ça ne veut pas dire que les photos seront nettes tout le temps mais ça m’a l’air assez sensible et permet de rectifier un peu le tir sans flash par exemple ou en marchant. De plus l’écran est le plus grand à l’heure actuelle pour un numérique compact, ce qui est plutôt agréable. J’ai déjà fait quelques tests de photos, impec. Apparemment un tout petit bémol sans le flash ou pour des photos très sombres, j’ai l’impression qu’il y a pas mal de grain. Mais bon ça ne me semble pas trop embêtant. L’appareil permet aussi de faire la vidéo et là aussi c’est très bon. Pour couronner le tout, comme pour l’écran LCD acheté précédemment, résidant en Corée, pas loin du Japon, on bénéficie d’un prix défiant toute concurrence.
Tout bientôt je prendrai des photos pendant la réalisation d’une illustration, pour vous montrer, étape après étape. A suivre.
Aujourd’hui c’est férié en Corée, notre quartier est d’un calme impressionnant, tout est fermé, ce qui est plutôt rare. Il n’y a pas le ronronnement de la ville, tout est tranquille. J’en ai profité pour avancer sur mes mises en couleur. C’est bientôt fini et c’est tant mieux. Parmi les 56 objets magiques il y a 4 potions que voilà. Petit clin d’oeil, j’ai glissé trois symboles et couleurs qui devraient rappeler des souvenirs aux amateurs de donjons pixelisés…
William Hope Hodgson est certainement l’auteur qui m’a le plus influencé et inspiré dans le traitement du fantastique, du mystère. En lisant ses œuvres, «La maison au bord du monde» (son chef-d’oeuvre que je recommande chaudement), «Les pirates fantômes», «Le pays de la nuit», j’ai pu me faire ma propre vision du fantastique. Lorsqu’un personnage de Hodgson se trouve confronté à une créature étrange, il ne la décrit pas, il écrit qu’elle est «horrible» ou «répugnante» sans entrer dans les détails, alors que d’autres auteurs n’hésiteraient pas à développer les descriptions en nous imposant leur vision de la créature, ses membres tordus, la bave qui pend à ses lèvres, ses yeux injectés de sang. C’est beaucoup plus fort de ne pas décrire en détail ce que l’on voit. Une toute petite indication, un mot, dire simplement qu’une chose est «horrible» fait affreusement travailler notre imagination. Nous nous faisons chacun notre propre vision de la chose et ce que l’on va inventer sera certainement cent fois plus repoussant que toutes les descriptions possibles. Nous vivons à une époque où, grâce (ou à cause) à la magie des effets spéciaux aux avancées de la technologie et des images numériques, on se laisse prendre par l’envie de tout montrer, de tout donner au lecteur, au spectateur. Tout simplement parce qu’on a les moyens de le faire. Ma démarche va à contre-courant, mes illustrations suggèrent plus qu’elles ne montrent. Je ne dévoile que ce qui est nécessaire à la bonne lisibilité de l’image et je cache volontairement les clefs des mondes que je peins. Le lecteur doit participer à une illustration, je souhaite qu’il se questionne face à mes créations. Comment est-ce possible ? Pourquoi ce personnage est-il là ? Que se passe-t-il vraiment ? Souvent, on me demande pourquoi j’ai dessiné tel ou tel décor, pourquoi ce personnage nous regarde de cette manière ou encore pourquoi cet animal a des couleurs si étranges. Naturellement j’ai un début de réponse et ma propre vision de la scène, mais je ne dirai rien. Tout comme William Hope Hodgson, je préfère rester au bord des abîmes et regarder ce qui se passe en bas, sans plonger dedans…










