Ecrit dans Fantastique, SF et Fantasy. Lu 569 fois. 7 commentaires.

Hier je présentais ma dernière fournée d’armes et objets magiques et voilà que Paizo m’annonce que la liste du pack suivant «Dragon’s Trove» est prête ! C’est reparti pour 110 ! A commencer tout doux dans les mois et semaines à venir pour une sortie prévue à l’automne. Il va falloir se creuser les méninges. Je vais aussi réaliser deux illustrations pour le magazine Dragon 347, je n’ai malheureusement pas pu en accepter plus compte tenu de mon planning déjà bien chargé…
Et voilà les deux couvertures parues chez Rageot, les crayonnés c’était par ici. C’est classieux, papier mat et blanc cassé pour les couvertures avec quelques zones en relief, brillantes (yeux et bouches des «personnages», titres), j’aime beaucoup et ça fait du bien de pouvoir faire du bon vieux fantastique mystérieux. Au passage je vous recommande vivement la lecture de ces deux aventures, il n’y a pas vraiment d’ordre mais on retrouve les mêmes personnages. Deux très bonnes histoires fantastiques, plutôt adultes, penchant vers l’ésotérisme et le côté obscur de la magie, démons, malédictions, pentacles et revenants. La plume de Jean Molla est particulièrement bien aiguisée, on passe un très bon moment et ça change de la magie «gentille», amusante et féerique à la Harry Potter. Le vent tourne.

Mardi 30 mai 2006

Relics of War

Ecrit dans Gamemastery. Lu 517 fois. 7 commentaires. Il y a un an, j'écrivais Pirate forever.

Une grande image, on allège la page principale…

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Vendredi 5 mai 2006

Doctor Lucky

Ecrit dans Illustrations, crayonnés et making-of. Lu 407 fois. 11 commentaires.

Hier soir j’ai - encore - travaillé tard pour finir le crayonné du plateau pour le jeu Doctor Lucky. Il ne me reste plus que deux pièces à faire et j’attends le brief de Paizo là-dessus. J’ai aussi demandé pourquoi il n’y a pas de toilettes ou salle de bain dans cette grande maison, Doctor Lucky doit avoir une sacrée vessie. Je précise qu’on m’a fourni un plan très précis à reprendre qu’on peut apercevoir ici. J’ai eu aussi de gros soucis pour la perspective… Au début je pensais faire une perspective avec un seul point de fuite pour toute la maison. Un point de fuite à peu près au centre du plateau. Ca aurait donné plus de réalisme à la vue en plongée. En revanche ça aurait complètement caché certains murs et donc masqué une bonne partie des détails de certaines pièces. Aiguillé par Paizo, j’ai finalement opté pour une perspective un peu particulière avec un point de fuite par pièce. Là aussi c’est un peu compliqué car ça fonctionne très bien quand les pièces ne se touchent pas et sont toutes séparées par des couloirs (comme pour le Cluedo américain), alors que là, avec Doctor Lucky, les pièces se touchent presque toutes. Cette perspective bizarre permet de bien montrer l’intérieur des pièces, c’est plus sympa et ludique. Même si ça part un peu dans tous les sens, j’ai trouvé de petites astuces, un peu de bricolage pour bien agencer les différents points de vue et je ne pense pas mettre les couloirs en perspective pour ne pas charger le plateau. Maintenant j’attends le feu vert puis direction la couleur. Je pense que mon imprimeur coréen va halluciner quand je vais me pointer avec ce crayonné à imprimer ;)

Lundi 1 mai 2006

Hero’s Hoard

Ecrit dans Gamemastery. Lu 367 fois. 4 commentaires.

Sur le site de Paizo ils ont mis à jour les fiches de la gamme GameMastery. Ils annoncent en images la seconde fournée d’armes et objets magiques. C’est super bien (oui moi aussi j’emploie des expressions rétrogrades). Si j’ai bien compris il y aurait 11 cartes au hasard par sachet, ce n’est apparemment pas un bon gros pack comme pour la première série, ça sent un peu le business, héhé. Et au risque de me répéter, je suis vraiment ravi de cette collaboration. C’est pro, classe, apparemment bien imprimé, mon travail est respecté et mis en valeur, c’est hyper chouette (tu notes Nils ?). Avec ça j’ai la patate pour toute la semaine.

Paizo n’édite pas que du contenu Dungeons and Dragons & co. Ils éditent aussi des jeux de société plus «traditionnels». Ils sont en train de refaire le jeu Kill Doctor Lucky, une sorte de Cluedo. Ils m’ont contacté car ils ont eu des soucis pour le plateau de jeu. Apparemment, si j’ai bien compris, un graphiste devait le faire entièrement en 3D et les a laissé tomber. Ils me contactent donc au pied levé pour reprendre le flambeau et réaliser le plateau à l’ancienne avec du papier et des pinceaux. A mon avis ce n’est pas plus mal. Donc je me lance dans la réalisation d’un plateau de jeu assez imposant de la demeure victorienne du Doctor Lucky. Je crayonne pour l’instant, c’est plutôt sympa et amusant. Ca me fait un drôle d’effet de réaliser un plateau de jeu de ce genre, je dessine des fumoirs, chambres, salons. Et ça m’a surtout rappelé un très bon souvenir. Un peu plus qu’un souvenir même, un déclic, un jour, une après-midi, quelques heures à la suite desquelles ma vie avait pris une nouvelle voie. En 1994, mon baccalauréat en poche (bac A3, lettres et dessin), je ne savais pas trop vers quelle école me tourner pour me spécialiser dans l’illustration, la bd, graphisme, etc. J’étais allé à Paris rencontrer des amis illustrateurs de mes parents. J’avais souvent entendu parler d’eux, «Big et Nicole» ou plutôt Nicole Baron et Bernard Giroud. Nous avions longuement discuté et ils m’avaient orienté vers l’Ecole Emile Cohl à Lyon, un choix qui s’est révélé excellent par la suite. Cette rencontre m’a marqué car je n’avais encore jamais vu comment ça se passe chez un illustrateur, les coulisses de la création. J’avais visité leur atelier, ils travaillent souvent en duo, ils m’avaient montré des illustrations, des bouquins, des commandes. C’était merveilleux et ça me faisait drôlement envie. A ce moment-là ils travaillaient sur un jeu de société et peaufinaient le plateau. J’avais pu voir cette immense illustration, un manoir vu de dessus, hyper détaillé, chiadé. J’étais fasciné et émerveillé (je n’avais pas encore en tête les histoires de contraintes, cahiers des charges, planning & co, ahah). En voyant cette illustration pour le plateau de jeu je m’étais dit que si seulement, un jour, qui sait, peut-être, j’aimerais tellement… Et voilà une autre boucle de bouclée.

Vendredi 14 avril 2006

Happy happy joy joy

Ecrit dans Gamemastery. Lu 352 fois. 6 commentaires.

La suite de la suite de la suite des différents messages concernant la gamme Gamemastery Item Pack. Aujourd’hui Je suis trop content. Je me suis baladé sur le site de Paizo pour jeter un œil aux nouveautés mises en ligne et je découvre des exemples de cartes que j’ai réalisées ! Excellent ! Je n’avais encore jamais vu le travail finalisé et je trouve que c’est superbe ! La mise en page est sympa, les fonds très classieux, l’illustration prend toute la place. Après mon petit coup de blues crevé d’hier ça m’a remis d’aplomb, ça fait drôlement plaisir de voir son travail mis en valeur de la sorte. Ayant déjà fait près de deux cent cartes (je suis en train d’en faire cent dix de plus et je vais encore en faire une nouvelle fournée avant la fin de l’année) et n’ayant toujours rien vu de concret, je m’inquiétais un peu. Imaginez se cogner des centaines d’objets et armes magiques pour au final se retrouver avec un produit pourave, ça m’aurait bien miné. Mais là c’est beau et la cerise, je sens que ça va me filer un bon coup de pouce sur le marché américain. Et si j’ai bien compris comment sont faites les cartes, il n’y a aucune description de l’objet représenté, c’est aux joueurs d’indiquer ce qu’ils imaginent. Je trouve vraiment bien de ne pas imposer de descriptifs aux dos des cartes, on évite comme ça le coup du «ah oui bof je ne voyais pas cette arme comme ça ou ce n’est pas du tout le pouvoir que je lui aurais donné». Ce qui m’inquiétait aussi, je craignais un peu des caractéristiques ne correspondant pas à l’idée que je m’étais fait de tel ou tel objet en le dessinant. Là les joueurs peuvent imaginer ce qu’ils veulent et d’une certaine manière participent à la vie de la carte. Ca me fait bien plaisir de me dire que des joueurs vont «fantasmer» sur mes illustrations et inventer je ne sais quoi. En plus j’avais bien pris soin de typer les objets, les caractériser leur donner une «âme» pour laisser libre cours à toutes les imaginations.