Ecrit dans Illustrations, crayonnés et making-of. Lu 1 279 fois. 9 commentaires.

Ces jours-ci je termine la mise en couleurs des illustrations pour le livre sur les pirates pour les éditions Usborne (quelques crayonnés ici, ou encore ). Quasiment chaque illustration est une double-page avec le texte en surimpression. L’éditeur m’avait fourni la mise en page complète et détaillée pour que je puisse caler les illustrations au mieux par rapport aux textes. Je pense que le bouquin va être bien sympa, très vivant, des ambiances et des gammes de couleurs différentes d’une page à l’autre.
Une petite anecdote au passage. Je devais livrer toutes les illustrations le 31 octobre. Hum hum. Malheureusement ce ne fut pas possible à cause de retards pris par l’éditeur, que ce soit dans l’envoi de la mise en page au fur et à mesure ou pour la validation des crayonnés. Tout le travail du côté de l’éditeur a pris beaucoup plus de temps que prévu. Je n’ai donc pu commencer la mise en couleurs que très tardivement, bien en retard sur ce qui était convenu. Il y a quelques temps l’éditeur m’annonçait qu’il faudrait tout boucler pour la mi-décembre. Ce qui me laissait bien peu de temps pour tout finir… Mais au lieu de tout me mettre sur le dos, me forcer à bosser comme un dératé pour tenir le planning très serré et me mettre une pression terrible, ils ont décidé de retirer quelques pages au livre. L’éditeur préfère que je travaille dans de bonnes conditions et livre de belles illustrations plutôt que d’essayer de tout faire à l’arrachée. Il me demande de réaliser ce que je peux dans le temps donné, le plus d’images possible de bonne qualité. Et tant pis si je ne peux pas toutes les faire. Arrivés à la date butoir nous verrons bien où nous en sommes et par exemple certaines images mises de côté pourraient être simplifiées (mois d’éléments ou une mise en page revue) s’il reste un peu de temps ou si nous pouvons tirer encore un peu plus sur la corde côté planning. Même si c’est dommage pour le bouquin qui va certainement se voir amputé de quelques illustrations, je trouve que c’est plutôt une bonne mentalité. Favoriser la qualité des illustrations au détriment de la quantité et me laisser travailler dans des conditions correctes. Quelque part ça fait plaisir.

Lundi 4 décembre 2006

Mille sabords

Ecrit dans Technique et matériel. Lu 397 fois. 5 commentaires. Il y a un an, j'écrivais A vendre.

La semaine dernière je me suis occupé du crayonné d’une nouvelle couverture pour Fanpro Allemagne pour la gamme l’Œil Noir. Le descriptif de l’illustration à réaliser m’avait fait trembler par sa complexité. Une vue en plongée, deux personnages en duel dans le nid de pie d’un bateau, en bas un abordage et de la castagne à tout va, à gauche le navire attaquant, à droite un kraken prenant les pirates à revers, etc, etc. A mon avis beaucoup trop d’éléments pour une illustration de couverture. Je profite de l’occasion pour une grande parenthèse.

Je pense qu’il y a deux sortes d’illustrations. Les illustrations de couverture qui vont donner une idée de ce qu’on va découvrir dans le bouquin et les illustrations intérieures, qui en regard du texte, le «paraphrasent» ou le complètent. Pour une illustration intérieure on peut coller au plus près du texte, être très fidèle à ce qui est écrit/décrit comme cela se faisait avant. On peut le voir dans certaines éditions des Jules Verne par exemple où l’on ajoutait même la phrase correspondante sous l’image. Ce que j’appelle «paraphraser», une simple mise en image du récit. On peut aussi compléter le texte s’il est suffisamment vague et peu descriptif. Il peut être très intéressant de montrer ce qui n’y est pas ou ce qui est suggéré, je pense par exemple à une ambiance, une heure de la journée, un climat qui ne serait pas précisé. Là le rapport texte / image peut prendre tout son sens. On peut surprendre le lecteur et l’aider (voire l’influencer) dans sa lecture en apportant sa propre vision d’une scène. Pour ma part je préfère ce genre d’illustrations intérieures. Illustrations qui vont enrichir le récit comme je l’avais fait pour mon Robinson Crusoé. J’ai bien entendu respecté le texte et dessiné ce que Robinson faisait. Mais comme le texte était résumé et très synthétisé, j’ai pu donner libre cours à mon imagination, ma sensibilité et à ma vision de l’aventure pour créer une ambiance originale et différente (en tous cas je l’espère). Je préfère de loin réaliser ce genre d’images plutôt que des images simplement accompagnatrices du récit, ce qui parfois peut se révéler ennuyeux. Car prisonnier du texte, il arrive qu’on se retrouve vite dans le rôle du simple «exécutant».
Pour les couvertures mon optique est différente. Une couverture c’est un peu comme une pub, on doit pouvoir la comprendre instantanément, surtout aujourd’hui quand on voit la quantité de livres mis en rayon. Il vaut mieux que sa couverture ne se retrouve pas noyée dans la masse sur les gondoles de la Fnac par exemple. A mon avis une couverture doit être simple et efficace. Evidente. Généralement je les construis en trois temps. Tout d’abord un premier plan qui sera l’élément-clef (le personnage principal par exemple). Ensuite un second plan avec un détail, quelque chose de préférence en interaction avec l’élément du premier plan, quelque chose qui nous donnera quelques informations supplémentaires sur l’élément-clef. Et enfin un décor qui nous renseignera sur là où nous sommes, où se déroule la scène. Toujours trois éléments. Je pense par exemple à ces illustrations là, ici, ici, ou encore . En un coup d’œil on peut distinguer un personnage, ce qui le complète et son environnement. Et je libère de la place avec des fonds peu détaillés pour les titres & co de manière à les garder bien lisibles et à ne pas trop surcharger l’image. On va passer rapidement devant une couverture et elle doit en quelques secondes renseigner et accrocher le lecteur qui doit se questionner, qui est ce personnage, où sommes-nous, pourquoi fait-il cela, etc.
C’est pour cela que les couvertures genre «sapin de Noël» où l’œil ne sait pas où regarder, ne m’intéressent pas. Couvertures qui pullulent dans le monde du jeu de rôle, plein de personnages, des décors hyper travaillés, effets spéciaux dans tous les sens, le tout traité de la même manière avec le même niveau de détail, images illisibles, etc. Et là finalement je crois qu’on se retrouve finalement plus face à des illustrations d’intérieur. Je fais vraiment la différence entre une illustration qui sera tirée du texte, descriptive et une illustration peut-être plus générique et suggestive. Je crois que sur une couverture on ne doit pas trop en faire ni trop en dire au risque d’avoir au final une image qui manque de clarté, à la lecture difficile. Injecter juste ce qu’il faut pour éveiller la curiosité du lecteur en distillant quelques informations sur le contenu, laisser son imagination travailler et lui donner l’envie d’en savoir plus.

Pour en revenir à ce crayonné de couverture (qui d’après le briefing devait plus ressembler à une illustration intérieure), nous avons finalement évacué le coup du kraken qui prend les pirates à revers (ce qui pourrait faire le sujet terrible d’une autre illustration) et j’ai planqué le bateau attaquant, on le distinguera à peine sur la gauche, sa proue et un pan de voile. Je me retrouve donc avec un premier plan (le duel), mon second plan (la bataille sur le pont) qui nous aide à mieux comprendre qui sont ces personnages et un arrière-plan qui nous renseignera sur le lieu, en pleine mer, il faut beau, etc. Je pense même que ça pourrait être encore plus fort d’avoir les personnages plus proches du lecteur mais là on risquerait de ne plus distinguer l’arrière-plan et de ne plus trop savoir où l’action se situe…
Ensuite pour éviter de me retrouver avec une grosse bouillie et une image illisible, je détacherai les plans à la mise en couleur. Un premier plan riche et détaillé, très travaillé, des couleurs fortes et pétantes et tout ce qui est derrière traité plus «légèrement», un niveau de détail un peu en dessous avec des couleurs cassées et un petit coup de perspective atmosphérique (brume dans le fond ou couleur tirant vers les bleus) pour ajouter de la profondeur. Ce qui me donne l’idée de faire un message sur comment rendre une image plus lisible, ce sera pour une prochaine fois ;)

Mercredi 29 novembre 2006

Par le fond la suite…

Ecrit dans Illustrations, crayonnés et making-of. Lu 494 fois. 9 commentaires.

Après les longues digressions exorcisantes de ce début de semaine, je mets aujourd’hui en couleur une nouvelle illustration pour l’extension que j’appelerai «Monstres des mers» du jeu Pirates. Cette illustration servira de fond au packaging, le truc en plastique qui sera accroché en magasin avec l’extension à l’intérieur. Quand j’ai reçu le gabarit je me suis dit ouhla qu’est-ce que c’est que ce format et j’étais plutôt inquiet. Je n’aime pas trop les images amputées ou mises en page bizarrement, je préfère de loin une image rectangulaire ou approchant, fermée et bien cadrée. Mais finalement ça se révèle très marrant de dessiner là-dedans !
Un détail étonnant à propos des deux premières illustrations réalisées, j’ai été payé en avance. Je ne veux pas dire en avance par rapport à un paiement après parution (ce qui se fait couramment dans le milieu du jeu de rôle et du jeu de société). En avance sur ce qui avait été décidé et prévu dans les contrats (c’est-à-dire un paiement trente jours après que les illustrations et la facture aient été reçues). Et là je reçois mon paiement moins de vingt jours après avoir envoyé les documents à l’éditeur. Miam. C’est suffisamment rare, voire unique (!) pour le souligner et ça fait du bien quand ça tourne rond comme ça, une affaire bien menée, la patate revient vite fait dans ces cas-là !

Mardi 28 novembre 2006

Faire le point (2/2)

Ecrit dans Digressions et tergiversations. Lu 389 fois. 5 commentaires.

Pour que je sois satisfait d’une illustration il faut que j’ai eu du plaisir et de l’excitation à la réaliser (comme les gamin qui bruitent en dessinant, ce qui m’arrive encore), que je sois parvenu à mettre en image ce que j’avais en tête et que ce que j’ai peint atteigne le but que je m’étais fixé. C’est-à-dire émouvoir, faire vibrer, trembler et/ou rêver le lecteur. Je ne me contente pas d’être simplement heureux de toucher des euros contre une image ou ravi parce qu’elle me semble réussie ou encore satisfait parce que l’éditeur est content. Comme je l’écrivais hier, j’ai parfois eu beaucoup de plaisir à réaliser certaines illustrations mais un couac peut vite faire tourner l’affaire au cauchemar, ce qui me pourrit complètement le plaisir et transforme une belle aventure en mauvais souvenir.
En fin de compte il y a pas mal de réalisations dont je suis pleinement satisfait, sur toute la ligne, un bon paquet en fait (des albums, des couvertures, pour Rageot par exemple ou encore certaines illustrations pour l’édition jeunesse). Celles au bon équilibre entre travailler dans le respect et la bonne humeur, une certaine jouissance en dessinant/peignant et la satisfaction des lecteurs face aux illustrations publiées. Je pense notamment à «Robinson Crusoé» même si la réalisation de l’album s’est faite dans la douleur sur la fin à cause du retard pris. Car entre temps je me suis marié et j’ai déménagé de France en Corée. Un drôle de chamboulement. Ce changement d’horizon, la vie à deux, une ambiance et un climat différent, de nouveaux lieux, m’ont bouleversé au point que je n’avais jamais autant pris de risques pour une mise en couleurs. Avec le recul, je crois bien que je ne m’étais jamais autant dépassé pour aller chercher ce que je n’avais encore jamais fait en peinture. La pression (et la passion) aidant certainement. Des cieux roses, des variations de bleus, de verts, tout un tas d’expériences techniques, créer de nouvelles textures, tester de nouvelles manières de faire les nuages par exemple, etc. La liberté (totale) laissée par les éditrices, l’espace (de grands formats) et le sujet (classique et connu de tous) m’ont permis de m’évader. J’étais sur un petit nuage et je bouillonnais, la tête pleine d’images, de couleurs, une certaine euphorie dont je garde un excellent souvenir.
Je pense aussi à «l’Encyclopédie du fantastique et de l’étrange». Avant ce projet, je travaillais principalement pour l’illustration jeunesse plutôt du côté de l’aventure et de l’historique avec quelques rares escapades vers le fantastique ou l’héroic-fantasy (chez J’aiLu, ou D20 Magazine par exemple) surtout pour des couvertures de romans. A l’époque je n’avais pas encore vraiment mis les pieds dans le milieu du jeu de rôle et ses ramifications et je n’avais pas vraiment pu m’exprimer dans mes domaines de prédilection que sont le fantastique, la fantasy & co. Il me semble qu’on voyait surtout en moi une technique, un style réaliste et documenté avec une mise en couleur qui tenait plutôt la route. Je crois que je n’oublierais jamais quand Jean-Michel Coblence, directeur de collection chez Casterman, m’a contacté pour me proposer de participer à cette aventure. Je n’avais pas vraiment l’habitude qu’on me propose un travail en pensant d’abord à mon univers et pas uniquement à ma technique et mon style. Un projet en complète adéquation avec ce que j’attendais, du fantastique pur jus. J’étais très touché. Je pouvais enfin faire du fantastique et en longueur. Au total une bonne cinquantaine d’illustrations. Grâce à des textes excellents, des formats, des ambiances et des thèmes divers et variés, j’ai pu faire mes armes. En plus avec la chance d’avoir un interlocuteur qui sait écouter, aider, soutenir et surtout donner le champ libre pour que je puisse m’exprimer pleinement et laisser mon imagination et mon inspiration se débrider. Pour couronner le tout, en super bonus quelques formidables espaces de pure création (sans textes à respecter) que sont les trois couvertures des trois albums ou encore les doubles-pages sur la Guerre des Monde ou à propos des vampires. J’ai en moi beaucoup d’images, de gammes de couleurs, d’atmosphères emmagasinées depuis des années, petit à petit, au fil de mes lectures, balades, rencontres et j’en ai imprégné toutes les illustrations de ces encyclopédies.
Pour finir je pense à tout ce que je fais actuellement dans le milieu du jeu et du jeu de rôle. Même si ça devient de plus en plus difficile de travailler dans de bonnes conditions (surtout du côté financier), en confiance, sans doutes ni méfiance, je suis là comme un poisson dans l’eau. Artistiquement en tous cas. Après dix ans de cheminement j’arrive enfin à travailler sur des projets la plupart du temps en complète harmonie avec mon univers, mon style, ma technique, mes sentiments et mes désirs. Je me fais plaisir et je peux développer tout ce qui me tient à cœur depuis longtemps, dessiner des dragons, des pirates, des objets magiques, des monstres, des paysages fantastiques, des ambiances mystérieuses, etc. Mais à un ou deux exceptions près cela se fait quand même, toujours, dans un certain cadre, avec des limites et des contraintes, se conformer à des cahiers des charges, des mondes déjà bien en place à respecter.

Actuellement, après quelques passages à vide, je suis plutôt satisfait de ce que je fais, je déroule mon univers petit à petit, distille ce que je gardais, ce que je n’avais pas pu mettre en images plus tôt. Mais je voudrais aller plus loin. Sortir du carcan. Jusqu’à maintenant, même si j’ai souvent de plus en plus de libertés, j’ai toujours travaillé dans le cadre de commandes. Ca m’a sauté aux yeux en revoyant mes illustrations pendant la mise à jour du site. On me propose des textes, des histoires, des aventures, des mondes à mettre en images qui heureusement collent de plus en plus à mon univers. Grâce aux libertés évoquées plus haut j’ai pu insuffler de temps en temps ce que je ressens au plus profond de moi. Je repère de ci delà des bouts d’idées, des amorces, des tentatives mais jamais développés jusqu’au bout. Même dans le cadre de commandes je suis arrivé, il me semble, à me dévoiler de temps en temps. Et je ne parle pas de technique ou de style mais vraiment d’un univers. J’ai tellement de choses à faire sortir, tellement d’images en tête que j’envisage sérieusement de prendre les commandes. Je ne sais pas encore vraiment sous quelle forme mais mener une aventure seul. De bout en bout. D’ici la fin de l’année je vais creuser et ouvrir des pistes. Je n’y parviendrai peut-être pas du premier coup mais j’en ressens le besoin. De plus en plus pressant et évident. Faire sauter les barrières et ouvrir les vannes.

Jeudi 23 novembre 2006

Rewind

Ecrit dans Gamemastery. Lu 537 fois. 3 commentaires. Il y a un an, j'écrivais A voir et à lire II.

Retour sur quelques nouvelles de la semaine dernière tombées pendant la mise à jour du site.
Tout d’abord à propos de mes monstres marins. J’ai terminé la mise en couleurs des deux illustrations et j’en suis très content. Je ne m’étais pas autant amusé en peignant depuis un bon petit moment, ça fait du bien de travailler dans de bonnes conditions, avec plaisir. Malheureusement je ne peux pas mettre les images en ligne maintenant parce que cette extension ne sortira qu’en juin 2007 ! Etant donné l’engouement autour du jeu (je l’ai constaté en voyant le nombre de visite du message avec mes crayonnés et le nombre de liens vers des forums consacrés au jeu Pirates), chez Wizkids ils préfèrent que j’attende avant de montrer le travail finalisé. Ce que je comprends tout à fait (patience donc). Au passage ils m’ont commandé une nouvelle illustration pour cette même extension, un portrait de pirate (dans le genre Jack Sparrow du film Pirates des Caraïbes) qui servira de fond au packaging, sous le plastique d’emballage.
La semaine dernière j’ai aussi terminé le GameMastery Item pack - AdventureGear. J’ai jeté un œil au site de Paizo au passage et j’ai découvert un concours basé sur mes illustrations ! Excellent ! C’est par . Si j’ai bien tout compris, chaque semaine avant la parution du pack, une nouvelle carte est mise en ligne et les joueurs peuvent venir écrire une description de l’objet représenté (les gagnants recevant un pack gratos). C’est vraiment chouette, j’aime beaucoup cette idée. Un des principaux atouts de ce projet est de pouvoir créer ces armes et objets de toutes pièces. J’ai le champ libre, je fais ce que je veux et comme je l’écrivais ici, quand le premier pack était sorti, j’avais apprécié que l’éditeur n’indique aucune description au dos des cartes, juste quelques lignes sur le matériau employé dans leur fabrication mais rien sur leurs pouvoirs ou leur vécu. Pour chaque objet, moi aussi, je m’invente une histoire. Pouvoir lire maintenant ce qu’imaginent les joueurs est très intéressant et enrichissant. Certains partent dans des délires fantastiques alors que d’autres sont plus terre à terre ou d’autres encore arrivent à donner un sens et une vraie histoire à ces objets. Ce qui, il me semble, les enrichit considérablement. Les inventions autour de la carte avec le masque rouge sont étonnantes.