
Pathfinder Kingmaker : La série
Retour et mot de la fin sur la réalisation de cette série de six couvertures.
Chez Paizo, on a pour habitude de confier toutes les illustrations de couverture d’une série d’aventure à un seul et même illustrateur. Ceci évidemment pour une meilleure identification des séquences et une certaine homogénéité au sein de chaque série.
Là où certains misent sur une certaine continuité dans la gamme de couleurs employée ou dans les tonalités globales des images, j’ai préféré jouer sur la variété et l’unicité, la singularité de chacune des six couvertures.
Étant donné que le fond est vert kaki pour cette série et les typos similaires, je me suis dit que cette série était déjà bien assez reconnaissable ainsi et mettre l’accent sur chaque caractéristique de chaque couverture me semblait plus pertinent. Que chaque couverture ait sa propre identité tout en s’inscrivant dans la série.
Tout d’abord, pour harmoniser l’ensemble, j’ai travaillé toutes les scènes d’arrière-plan dans la même optique et de la même manière. C’est-à-dire avec un maximum de lisibilité et de clarté, des personnages ayant sensiblement la même taille et le même encombrement dans l’image d’une couv à l’autre, une même intensité dans les textures et un même niveau de détail sur chaque scène.
En fait, pour tout vous dire, je trouve particulièrement périlleux et casse-gueule de « plaquer » un personnage détouré sur une scène qui n’a pas ou peu de rapport avec lui. Il me semble très difficile et complexe de donner corps, de donner du sens et de la vérité à un personnage fantastique en omettant son environnement, là où il vit ou ce qu’il fait.
J’ai donc essayé autant que possible de caractériser chaque personnage ou créature en changeant de gamme colorée pour chacun(e), en jouant sur les sentiments que peuvent dégager les couleurs : des bruns et des gris sur le troll pour évoquer le côté forestier et tribal, des tons ternes et passés pour le cyclope mort-vivant rappelant sa décrépitude, des oranges, bleus et dorés pour le roi, synonymes de grandeur et de pouvoir, etc. Essayer de rendre crédible et fonctionnel chaque entité et donner au lecteur une bonne idée de ce que peut faire ou vivre telle ou telle créature…
Ensuite, le plus important, je craignais qu’il n’y ait aucune interaction entre les personnages du premier-plan et les scènes d’arrière-plan, une sorte de copier-coller maladroit. Donc pour lier les deux éléments composant la couv et ainsi la faire tenir debout (malgré les deux plans bien distincts), j’ai opté pour des choix d’ambiance et couleurs soit en contraste avec le personnage en premier-plan (sombre sur clair ou chaud sur froid et inversement) soit en jouant sur les complémentaires (vert sur rouge, orange sur bleu, etc). Ceci afin de donner de la profondeur aux couvertures et assurer à chaque visuel sa propre force.
Ce ne fut pas toujours évident à mettre en place mais, au final, je suis plutôt content du résultat et j’espère que les joueurs apprécieront.

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Franchement, c’est de la merde !
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Quoi, t’as marché ?
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Ok, je connais la sortie, c’est là bas au fond, 3e à droite.
